‹ Moïse et le TalmudChapitre 92 sur 178 · Genèse, chap. xxxiv , v. 31. nnisr namn · texte numérisé non relu

Genèse, chap. xxxiv , v. 31. nnisr namn

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LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 147 conte nour sanctifier le mariage et pour punir l'adultère de la peine de mort. Seulement il fallait deux témoins, et, d'après le Talmud , deux avertissements préalables.

Même l'histoire des filles de Lot n'est pas immorale. Ces braves filles, loin de songer à une action libidineuse, se sont littéralement sacrifiées pour le bien de l'humanité. Qu'on n'oublie pas que le pays, à deux cents lieues d'alentour, était détruit et réduit à un vaste désert, où il n'y avait plus ni bëte ni homme; qu'on se transporte en imagination vers ce temps primitif où il n'y avait ni science géographique, ni relations sociales entre un pays et un autre. Après la destruction de Sodome et de Gomorrhe, et de tout le district autour de la mer Morte, ces filles pouvaient sérieusement craindre qu'avec elles et leur père ne finit l'humanité, La preuve que la Bible ne leur impute pas celte action à crime, c'est que les résultats n'en sont nullement cala mi te us ou seulement malfaisants. La lîible n'a point connu l'art pour l'art. Moïse surtout, ou quel que soit l'auteur du Pentateuque, ne s'est pas amusé à nous conter des romans. Chacune de ses histoires

LES LIVRES DE DIEU, d'amour est [>our ainsi dire une préface à la législation de l'unité de Dieu, du genre humain et de l'égalité do la femme devant la loi de Jéhovah.

La monogamie de la Bible n'a jamais été considérée comme un sacrement religieux; car, en ce cas, il n'eût pas élé permis aux veufs et aux veuves de se remarier. La Bible l'établit, dès les premières pages de son livre, comme un élément de fécondité et de pureté de mœurs : a Fructifiez et multipliez-vous, « dit le Seigneur au couple humain; « vous me serez un peuple d'élus et de purs, » dit-il plus tard. Tout cela n'est pas possible avec la polygamie'. La monogamie, du reste, est conforme à la loi de la nature, car il uait autant de garçons que de filles. La Bible est bien explicite pour tout ce qui touche à la pureté des mœurs matrimoniales : elle laisse mourir Or/an pour son crime, qui, depuis lors, porte son nom. Quand une femme perd son mari et

I. Pour le Tulmud le célibat es! un crime. Quiconque, dit-il, n'observe pas le coin m an de me ut de « fructifie/, et

1.01 FONDAMENTALE DE MOÏSE. 149 qu'elle n'a pas d'enfant, le frère de ce mari est forcé de l'épouser'; mais si, avant l'accomplissement de ce second mariage, elle en reconnaît un autre, elle peut être condamnée à mort, comme cela ressort de l'histoire de Jéhudah et de Thamar*. Le mariage est, pour ainsi dire, obligatoire dans la loi de Moïse, car ni fille ni fils d'Israël ne pouvaient se prostituer*. Moïse défend* à la femme {le s'habiller en homme et à l'homme de porter des vêtements de femme. Quand un homme avait séduit une jeune fille 1 , il était forcé de l'épouser sans pouvoir jamais la répudier. En cas de refus du père, il était condamné à lui payer un douaire de vierge', lin mari accusant faussement sa femme d'inconduite avant le mariage élait condamné à payer cent pièces au père et il ne pouvait plus la répudier. Si l'accusation est trouvée vraie par le jugement des

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