‹ Moïse et le TalmudChapitre 98 sur 178 · israxy nnS 'Sn 'Vu · texte numérisé non relu

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déjà est mêlé de chaldaïsmes, de grécisismes el d'aramaïsmes ; enfui, au fur et à mesure qu'il s'éloigne du temps de Jésus, l'hébreu cède entièrement la place au chaldéen el à l'araméeii, surtout dans la discussion concernant les lois et les règlements de la Bible.

Nul doute que le Talmud controversant les lois des sacrifices, du jubilé, de la semitah, du grandprêtre el de tous les règlements, n'ayant eu force de loi que pendant l'existence du second temple, n'ait été rédigé séance tenante par des disciples, copié et collationné plus tard par les rédacteurs ci-dessus nommés. Ces conlroverses ont toujours continué avant, pendant et après la rédaction des Évangiles. Que le Talmud en ait eu connaissance, cela est cerlain. L'Évangile qui, en chaldéen , dirait : révélation dit temps ' est cité dans le Talmud en toutes lettres'.

Il s'agit d'un philosophe incorruptible auquel on dît* : h Mais Moïse exclut les filles de l'héri-

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î. Traité Saballi, livre XVI', page 116 de mon édition, M. ainai yih "vat ynv Nina tîmai nia nn ainai k^n mina nom «nnw \a nnso 1 ? tsh y» kw ma .wnj* toct ttrmiM hv 'EDinS

LE TALMUD. 117 lage, et il est écrit dans l'Évangile que les filles héritent. » L'autre lui répond r « Mais il y est écrit aussi : <i Je ne suis pas venu pour diminuer « la loi de Moïse, mais pour y ajouter, » Il résulte de ce texte tout d'abord qu'il est question d'un Évangile qui ne nous est pas parvenu, car dans aucun des noires, nous ne trouvons que les .filles doivent hériter à l'égal des fils. Il en résulte encore que ce philosophe admettait trèshien l'Évangile et ne le trouvait en rien contraire à la loi de Moïse. Ce passage étant écrit en trèsmauvais chaldéen, prouve qu'il date pour le moins du troisième ou du quatrième siècle après Jésus; mais celui que je vais citer' est écrit en bon hébreu et date certainement de l'époque de Jésus-Christ. Il s'agit d'un disciple de Jésus raillant un rabbin en lui posant, à la manière du Talmud, une question des plus ridicules et en la résolvant sérieusement par la citation des textes sacrés comparés les uns aux autres. Ces railleurs nazaréens, tous de bons talmudistea, le Talmud les appelle Minimes (Min et Minoth veut dire :

I. Traité Aliodali Sarali, livre I", folio 17, édition d'Amsterdam.

grimace, raillerie ') Le Talmud défend aux juifs d'avoir de. rapports avec eus, el surtout de ne pas se laisser guérir par eux (ils guérissaient par des miracles et des exorcismrs), comme nous allons le voir. . Ekiba a dif : Je me rappelle une fois au marché supérieur aux oiseaux (d'autres disent que le mot Ziporé, est 1. nom dune ville), avoir rencontré un disciple de Jésus le Nazaréen. Il s'appelait Jacoh, du village Secania. Il me dit : 11 est écrit dans votre Thorah- ; . Le salaire d onc prostituée ne doit pas entrer „ dans la maison de Dieu. » Comment? Serait-il défendu de l'employer pour le cabinet d'aisance du grand-prêtre? • Je ne lui ai rien répondu. Alors il me dit : Voici ce que m'a appris à ce sujet mon maître, Jésus le Na»arée„. 11 est écrit' : . Ce . qui vient du salaire d'une prostituée retournera „ au même endroit; » donc ce qui vient de l'ordure retournera à l'ordure! » Et la chose m'a

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