LA PLUS JEUNE DES ISRAÉLITES
Mais qui me gardera sous l'aile de ma mère?
Moïse a disparu, Moïse était mon père.
O terre de Gessen ! prés émaillés de fleurs,
Où je cueillais ma parure !
Comme un jeune olivier privé d'une onde pure,
Je languis et je meurs.
TOUT LE CHŒUR
Dieu nourrit de ses dons l'innocente colombe Le juste au temps marqué sortira de sa tombe,
D'Amalec les dieux mortels Ne peuvent renverser les desseins éternels.
UNE ISRAÉLITE
Ma sœur, avez-vous vu cette superbe Arzane? De quel regard profane Elle insultait nos autels !
UNE AUTRE ISRAÉLITE
Plus inconstante que les ondes.
Ses démarches sont vagabondes ; Ses lèvres et son cœur pour tromper sont d'accord ; Sa douce volupté d'amertume est suivie ;
Et quand sa bouche invite à jouir de la vie, Ses pas nous mènent à la mort.