LA PLUS JEUNE DES ISRAÉLITES
Qui mesure le vent à l'agneau dépouillé Par le pasteur avide.
TOUT LE CHŒUR
Ingrats mortels, en vain vous résistez Au Dieu qui vous conduit dans ses sublimes voies
Et qui d'intarissables joies Rassasiera les cœurs en son nom contristés.
MARIE
Mes enfants, c'est assez : allez, toujours dociles, Vous livrer au repos sous vos tentes tranquilles. Voici l'heure pesante accordée au sommeil : Toijt se tait à présent sous les feux du soleil ; Les vents ont expiré : du palmier immobile L'ombre se raccourcit sur l'arène stérile ; L'Arabe fuit du jour les traits étincelants. Et le chameau s'endort dans les sables brûlants.