‹ Moïse; tragédie. Avec noticeChapitre 8 sur 46 · MARIE, CALEB · texte numérisé non relu

MARIE, CALEB

CALEB

Exemple d'Israël, prophétesce Marie, La source de nos pleurs n'est donc jamais tarie? D'invisibles filets Nadab environné D'Arzane n'a pu fuir le trait empoisonné. Je crains encor sur lui la perverse puissance Du dangereux ami dont il pleurait l'absence, De l'inique Dathan, froidem.ent factieux. Ennemi de Moïse, et contempteur des cieux.

MARIE

Et que fait Israël? quel espoir le soulage?

CALEB

Ce peuple à l'esprit dur. au cœur faible et vc'age.

Déjà las de la glcire et de la liberté,

Regrette lâchement le joug qu'il a porté.

« Abardcnnons, dit-il, ces plages désolées.

» Retournons à Tanis, où des chairs immolées,

» Où des plantes du Nil l'Éi^yptien p'eux

» Nourrissait nos enfants à la table das dieux. ^)

Peuple murm:urateur, race ingrate et perfide !

MARÎE.

La terre, cher Caleb, pour le juste est aride ;

Mais il s'élève à Dieu : le palmier de Jeddiel

A ses piedE dans le sable et son front dans ie ciei.

CALEB

Des chefs séditieux pour combattre l'audace.

Il e?t temos qu'au C9n.>3i! j'aille prendre ma place

Dans ce triste rrcmert les vierrcs d'I:r?^ël,

Instruites par vcs soins à prier à l'aute',

Po'jr plaindre et partager votre doLileur augi:ste

S 'avancent.

(Le chœur des jeunes flics Israélites entre dans ment sur la seine. Calcb sorL) MARIE, au chœur.

Approchez, postérité du juste.

Doux tréîcr de Jaccb, prr le c'el réclam.é. Désarmez du Seigneur 'e circuois erfiam.mé ; Au père qui nous frappe, aa Dier. qr.i nous châtie, Présente? de vcs p'errs la ♦'acificre hostie ; Il est poi'r l'aff'igé des cî:rt-ques touchants. Et souvent la doulçur s'exprim.e par des chants^

ce rnôi

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