‹ Molière, 1622-1673Chapitre 192 sur 223 · SCENE TROISIEME ii · texte numérisé non relu

SCENE TROISIEME ii

CÉLIE, lui montrant le portrait de Lélie.

Ah ! ne m'accable point par ce triste présage.

Vois attentivement les traits de ce visage :

Ils jurent à mon cœur d'éternelles ardeurs;

Je veux croire après tout qu'ils ne sont pas menteurs.

Et comme c'est celui que l'art y représente,

Il conserve à mes feux une amitié constante.

LA SUIVANTE

Il est vrai que ces traits marquent un digne amant, Et que vous avez lieu de l'aimer tendrement.

CÉLIE

Et cependant il faut... Ah! soutiens-moi. (Laissant tomber le portrait de Lélie.)

LA SUIVANTE

Madame, D'où vous pourrait venir...? Ah ! bons dieux! elle Hé! vite, holà! quelqu'un. [pâme.

Page 1