TRUFALDIN, ANSELME, PANDOLFE, ANDRÈS, CÉLIE, HIPPOLYTE, LÉANDRE
TRUFALDIN
Ah I ma fille.
CÉLIE
Ah! mon père.
TRUFALDIN Sais-tu déjà comment le ciel nous est prospère?
CÉLIE
Je viens d'entendre ici ce succès merveilleux.
HIPPOLYTE, à Uandre.
En vain vous parleriez pour excuser vos feux. Si j'ai devant les yeux ce que vous pouvez dire.
LÉANDRE
Un généreux pardon est ce que je désire ; Mais j'atteste les cieux qu'en ce retour soudain Mon père fait bien moins que mon propre dessein.
ANDRÈS, à Célie.
Qui l'aurait jamais cru, que cette ardeur si pure Pût être condamnée un jour par la nature? Toutefois tant d'iionneur la sut toujours régir, Qu'en y changeant fort peu, je puis la retenir.
CÉLIE
Pour moi, je me blâmais, et croyais faire faute Quand je n'avais pour vous qu'une estime très haute. Je ne pouvais savoir quel obstacle puissant M'arrêtait sur un pas si doux et si glissant. Et détournait mon cœur de l'aveu d'une flamme Que mes sens s'efforçaient d'introduire en mon âme.
TRUFALDIN
Mais, en te recouvrant, que diras-tu de moi
Si je songe aussitôt à me priver de toi,
Et t'engage à son fils sous les lois d'hyménée ?
CÉLIE
Que de vous maintenant dépend ma destinée.