‹ Molière, 1622-1673Chapitre 80 sur 223 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

TRUFALDIN, MASCARILLE, LÉLIE, ANSELME, PANDOLFE, CÉLIE, ANDRÈS, HIPPOLYTE, LÉANDRE.

MASCARILLE

Voyons si votre diable aura bien le pouvoir

De détruire à ce coup un si solide espoir,

Et si contre l'excès du bien qui nous arrive

Vous armerez encor votre Imaginative.

Par un coup imprévu des destins les plus doux.

Vos vœux sont couronnés, et Célie est à vous.

LÉLIE

Croirai-je que du ciel la puissance absolue...?

TRUFALDIN Oui, mon gendre, il est vrai.

PANDOLFE

La chose est résolue.

ANDRÈS

Je m'acquitte par là de ce que je vous dois.

LELIE, à Mascarille.

Il faut que je t'embrasse et mille et mille fois. Dans cette joie...

MASCARILLE

Ahi, ahi! doucement je vous prie.

Il m'a presque étouffé I Je crains fort pour Célie,

Si vous la caressez avec tant de transport : De vos embrassements on se passerait fort.

TRUFALDIN, à Lélte.

Vous savez le bonheur que le ciel me renvoie ; Mais puisqu'un même jour nous met tous dans la joie. Ne nous séparons point qu'il ne soit terminé, Et que son père aussi nous soit vite amené.

MASCARILLE

Vous voilà tous pourvus; n'est-il point quelque fille Qui pût accommoder le pauvre Mascarille } A voir chacun se joindre à sa chacune ici, J'ai des démangeaisons de mariage aussi.

ANSELME J'ai ton fait.

MASCARILLE

Allons donc ; et que les cieux prospères Nous donnent des enfants dont nous soyons les pères.

DIJON — DARANTIERE

LE

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