‹ Molière, 1622-1673Chapitre 94 sur 223 · ACTE PREMIER. SCENE aUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. SCENE aUATRIEME

Si, malgré mes serments, vous doutez de ma foi,

Gros-René peut venir une nuit avec moi,

Et je lui ferai voir, étant en sentinelle,

Que nous avons dans l'ombre un libre accès chez elle.

Ote-toi de mes yeux, maraud !

MASCARILLE

Et de grand cœur :

C'est ce que je demande.

ÉRASTE Hé bien ?

GROS-RENÉ

Hé bien ! Monsieur, Nous en tenons tous deux, si l'autre est véritable.

ÉRASTE

Las ! il ne l'est que trop, le bourreau détestable ! Je vois trop d'apparence à tout ce qu'il a dit, Et ce qu'a fait Valère, en voyant cet écrit, Marque bien leur concert, et que c'est une baie Qui sert sans doute aux feux dont l'ingrate le paie.

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