ACTE III, SCÈNE V
Elle est loin, bien loin de la route de son devoir. «
PIERRETTE
Eh ! non , Monsieur, elle est à Paris , dans votre appartement, rue Richelieu.
Non ; je te dis qu’elle n’y est point : elle court les champs , les châteaux, les palais ; il lui faut la vie d’une reine!
PIERRETTE
Dame , elle s’ennuie un peu ici ; elle est encore jeune
plus jeune que vous , et toujours belle comme un ange. Elle aime à se faire brave , à se faire voir. Tout ça lui passera , allez , et puisqu’elle est sage, laissez-la faire.... Songez à vousmême ; écrivez vos comédies. Ne vous saboulez point l’esprit d’autre chose.... Réjouissez-vous avec vos amis ; vous en avez de bons : M. Baron , qui est là comme votre fils, un honnête garçon , lui , un joli comédien déjà , et qui vous fera honneur.
Et tenez, (regardant dehors) en voilà encore deux et des meilleurs, qui se sont levés de grand matin pour venir vous souhaiter votre fête.
Ah ! oui, Duparc, Brécourt , mes fidèles compagnons ; je les aime également, bien que l’un me fasse toujours du bien et l’autre toujours du mal.
PIERRETTE
Bah ! il a une chienne d’humeur, M. Duparc; mais au fond, allez, ce n’est pas lui qui vous aime le moins.
(Elle va ouvrir la porte da fond.)