ACTE I, SCÈNE V
C’est affaire à toi , mon cher Brécourt, de prendre les devants. Voyons, mesdames, n’est-ce point là le modèle des hommes? au théâtre, en voyage, partout, n’est-ce point lui qui s’emploie toujours pour le plaisir des autres?
ARMANDE
Il faut bien qu’il soit aimable pour deux : pour son ami Duparc et pour lui-même.
Duparc fait cependant aussi toutes vos volontés, mademoiselle Armande.
Brécourt, à Pierrette.
Allons leur donner l’avoine.
PIERRETTE, descendant et allant vers Magdeleine et Armande.
Oh ! je sais bien soigner ça, moi , les bêtes. Dites donc, mesdemoiselles, vous garderez les miennes pendant ce temps-là?
ARMANDE
Comment?
Pierrette, montrant la coulisse par où elle est entrée.
Oui, mes oies qui sont par-là, le long des blés : elles sont seize. (Elle sort avec lîréconrt, à gauebe au fond.)
ARMANDE, rianl.
Bon, compte là-dessus !