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Molière Essai médical

l'adulte pour les accidentés du travail, les mutilés de guerre et les infirmes adultes.

Stomatologie.

Education physique Radiologie clinique Puériculture.

Par délibération en date du 9 décembre 1798, l'Ecole a arrêté que les opinions émises dans les dissertations qui lui seront présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elle n’entend leur donner aucune approbation ni improbation.

AM: Le PRoresseur Pierre MÉNÉTRIER Fa

| Médecin de l'HôtelDieu, Président de l’Académie de Médecine

DRE E ME (res

On s’imagine que cela ne viendra jamais... Un jour, tout de même, il faut faire comme les autres : et c’est fini, — irrémédiablement |!

Aujourd’hui, c'est mon tour. Voici l’heure d’enterrer ma jeunesse folle durant laquelle, certes, « j’ay plus qu'autre gallé »... Pas plus que François Villon, hélas, je ne sais m'en repentir, et prenant congé de mon passé d'hier il s’en faut de peu «que le cueur ne me fent »...

Une thèse en effet m'a toujours semblé une sorte de monument funéraire. Dans les premières pages on trouve, invariablement, grande abondance d’épitaphes reconnaissanies et éplorées (où, par endroits, le latin fleurit, —comme dans les cimetières...). C'est lugubre. Puisqu’il faut mourir, hélas, que ce soit du moins en riant, comme Molière !...

J'ai donc supprimé volontairement ces traditionnelles et encombrantes dédicaces par quoi cette thèse aurait pa commencer. Toutes, peut-être, n'auraient pas été sincères ; les autres — aux parents et aux amis (meis et amicis..) — m'ont paru tout à fait inutiles ; ceux qu'on aime le savent : il n’ont que faire de ces témoignages emphatiques et puérils.

Si je jette ici un regard en arrière ce sera donc le plus brièvement et le plus gaiement possible.

Une vie d'étudiant d’ailleurs, n’est-ce pas, par principe, toujours très gai, et toujours trop bref!

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Je revois tout comme si cela datait d'hier: mon départ du lycée et de Paris, mon arrivée à Amiens où mon grand-père avait été pharmacien des Hôpitaux et où je devais, suivant ses conseils, faire mes études médicales .

J'étais un peu dépaysé.

Heureusement je fus présenté tout de suite à M. le Professeur Félix Pancier pharmacien des Hôpitaux et directeur de l'Ecole ; il m’accueillit d’un air qui voulait être un peu bourru mais qui n’était que paternel. Je fus aussitôt rassuré : je me sentais en famille.

Il paraît qu'aujourd'hui la municipalité d'Amiens pour faire de petites économies veut supprimer la petite Ecole. Je suppose que les membres du Conseil Municipal (qui sont, probablement, des gens intelligents) ne poursuivront pas cette mauvaise idée. En tous cas, ce m'est une occasion de plus de dire à mes anciens maîtres la reconnaissance que je leur dois, comme tant d’autres, pour ce qu'ils m'ont patiemment appris.

Car il doit leur falloir, parfois, bien de la patience..… Et, personnellement, j'ai dû souvent les mettre à l'épreuve... Au P. C. N. quelquefois, les jours de chaud printemps, nous étions quelques-uns à préférer les hortillonnages au laboratoire. Eh oui,

« je fuyoie l’escolle « Comme fait le mauvais enfant !...»

M. Pancier prenait alors sa voix terrible :

— Si vous êtes encore absent, prenez garde !.…. J'avertirai M. Peuvion que son petit-fils ne fiche rien.

CN

Mais à vingt ans on n’a peur de rien. Et puis la Muse m'attendait sous les grands arbres avec tout son trésor de rimes sonores et riches... Ah ! Poésie !...

L’année suivante, ce fut l’hôpital, — et pour des années.

M. le Professeur Chazarain, chez qui je fus d’abord stagiaire et plus tard interne, nous apprenait toutes les beautés de l’art chirurgical qu’il enseignait élégamment, comme il le pratiquait. Les théories les plus abstraites, les explications les plus ardues se terminaient toujours spirituellement : on ne s’ennuyait guère en l’écoutant.

M. le Professeur Pierre Merle, dont je fus d’abord l’un des externes, puis l’interne, faisait à ses toujours nombreux élèves des leçons de clinique médicale intéressantes et fouillées. Il était un admirateur de toutes les formes d'art. Un jour, me regardant du coin de l'œil, il formula ceci, en souriant : « Il y a des médecins qui font de la poésie, mais il y a aussi des poètes qui font de la médecine. » Je n’ai jamais su si c'était un compliment ou un reproche... Mais je suis très fier d’avoir su garder sa très précieuse amitié.

Je ne voudrais pas oublier non plus de remercier ici M. le Professeur Bax: pendant plusieurs années j'ai été dans son service assistant de vénéréologie et j'ai pu apprécier sa haute compétence, dont il m'a fait bénéficier.

De l'Ecole de Médecine d'Amiens, poursuivant mon destin vagabond, je fus recueilli d’abord au Préventorium maritime de Camiers par M. le Dr Wibaux. Son hospita-

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