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lité fut douce, reposante et poétique. Là je pus goûter les charmes de la nature et de la mer et m'initier aussi à toutes les beautés des décisions administratives.
À la Maison Départementale de Nanterre ensuite je fus, pendant un an, l’un des internes de M. le D' Lasnier : je lui sais gré de m'avoir accepté dans son service et de m'avoir, souventes fois, prouvé toute sa confiance.
L'enseignement clinique de M. le Professeur Claude, à l’Asile Saint-Anne, m'a révélé enfin tout un domaine nouveau dont je ne soupçonnais pas encore l’atirait ; j'ai trouvé depuis, grâce à lui, à l'étude des maladies mentales un intérêt toujours accru, et je le prie de croire à toute la gratitude que je lui en ai.
Quant à mes camarades d'internat, ils savent trop bien le plaisir que je prenais à être parmi eux pour ne pas croire que je ne les quitte qu’à regrets.Mon esprit, aux soirs tristes, retournera flotter entre les murs de leurs salles de garde. Mais d’aucuns déjà les ont quittées et les autres me suivront : qu'ils emportent donc mon amitié fidèle en même temps que tous nos souvenirs COMMUNS, Si Joyeux.
Un jour, durant mon trop court passage au Conservatoire, on m'avait chargé d’interpréter Valère du Médecin malgré lui. Je n’eus pas le temps d'apprendre mon rôle, et quand le rideau se leva devant une salle archi-comble j'étais le plus inquiet des hommes. Ce soir-là je dus faire souffrir énormément Molière, —
comme mes compagnons qui attendaient leurs répliques
et le souffleur qui les donnait pour moi... Je ne me doutais pas alors que l’occasion viendrait de me faire pardonner, — tout au moins par Molière.
C’est à M. le Professeur Jean Poulain d’ailleurs qu’en revient le mérite ; c’est lui qui, au cours d’un de mes voyages à Amiens, il y a un an, orienta mes recherches vers le siècle de Louis XIV d'abord, puis vers Molière ensuite. Je lui dois donc toute ma reconnaissance, et ne me fais pas prier pour la lui offrir.
Je dois aussi des remerciements aux « Fichiers » du Monde Médical qui me donnèrent toute la bibliographie correspondant au sujet de cetle thèse, ainsi qu'à M. Henri Chenu, de l’Académie d'Amiens, qui m’ouvrit largement son extraordinaire et unique bibliothèque.
J'avais prévu, d’autre part, une illustration humoristique de cette étude : déjà, de nombreux dessins et culs-de-lampe ont été exécutés ; mais le dessinateur de talent qui s’est chargé de ce travail ne l’a pas encore terminé, Une deuxième édition de ce livre, dans un format plus maniable, réparera bientôt cette lacune.
Il ne me reste plus qu’un agréable devoir à accomplir : celui de remercier M. le Professeur Ménétrier d’avoir bien voulu présider la soutenance de cette thèse. Les cours d'Histoire de la Médecine et de la Chirurgie qu’il professe à la Faculté de Paris sont remplis de perspicacité et de sagesse. J’espère qu'on ne lui reprochera pas d’avoir failli à ces deux qualités en m'accordant le fameux dignus intrare, — puisque Molière lui-même se met de la partie et intercède en ma
faveur...