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rant et entêté, quand il n’est pas stimulé exclusivement par sa soif de l’or, Guénaut y sacrifie lui-même sa famille. Ses principales victimes sont, à la Cour, le duc d'Orléans ; dans la magistrature, le président de Bellièvre, etc., etc.
Enfin, le virulent docteur couronne l’œuvre par cette phrase :
Le Mazarin à mis les charlatans à la Cour, qui ont déjà tué sa sœur et sa nièce ; ils pourront bien à ï fin le tuer lui-même.
« En réfléchissant, dit Réveillé-Parise, que Guénaut n’a laissé aucun ouvrage, aucune preuve directe de son savoir ; que les historiens de la Faculté ou n’en font pas mention ou remarquent qu’il n’a rien laissé de quelque valeur après lui, il faut bien croire que les critiques de Gui Patin ne sont pe sans fondement. |
« Guénaut était sans doute de ces hommes qui confondent le grand médecin avec le médecin trèsoccupé, comme le témoigne le vers si connu de Boileau ; gens qui ne vont qu’au succès et à l’argent, actifs, alertes, coureurs infatigables, se souciant. beaucoup des malades et fort peu des maladies, qui savent que dix minutes ont une valeur pécuniaire, et que, qui perd une heure, perd des écus. |
« La haine cordiale et les attaques de Gui Patincontre Guénaut et ses pareils n'étaient donc que: l'expression d’une juste et vive indignation ; d'autant.
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lus que l’illustre doyen, d’un caractère raide et fier, Le se courba jamais que sous la règle du devoir, et qu il eut par-dessus tout la fibre médicale éminemfent sensible à l'honneur de sa profession. »
“La seule préparation antimoniale employée à cette poque comme évacuant était le vin émétique. On ‘Obtenait par la macération du vin dans le gobelet Päntimoine, ou par l’infusion du Crocus metallorum ans du vin blanc. Nous avons parlé déjà des prétenions qu'affichaient certains médecins d’exceller dans es préparations par des secrets particuliers.
n Ils insistaient sur ce point, dit Gui Patin, auprès des ens de cour, et apud idiotas. « Il faut, ajoute-t-il, de tels nédecins aux grands, genus hominum bd décipét et deipitur. »
Cet écrivain, d’une verve toujours si plaisante, juand la passion ne le rend pas injuste envers ses dversaires, appelle ce vin «hérétique» à cause du Chisme qu’il occasionne en médecine, énétique, ab necando ; il l'appelle aussi stibial ou stygial, comme pprovisionneur du Styx.
…N'est-il pasremarquable que Molière ait glissé, dans es satires, sur ce sujet toujours si palpitant d'intérêt tde passion ; qu’il n’ait trouvé que deux fois l’occaon d’en toucher quelques mots; la première, lorspu’il fait dire à Thibaut, du Médecin malgré lui, «qu'on
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a-voulu donner à sa mère du vin amétile ; et l’on dit que ces gros médecins tuent je ne sais combien dé monde avec cette invention-là » ; la deuxième, dans la comédie du Festin de Pierre, où Sganarelle affirme à Don Juan « que, depuis un temps, le vin émétique fait bruire ses fuseaux et que ses miracles ont converti les Re incrédules esprits ». 4
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