NOTICE PRELIMINAIRE
Tout critique qui étudie la littérature espagnole^ éprouve un grand embarras : il est, en effet, fort peu de bibliothèques en Europe où se trouvent les matériaux dont il a besoin pour ses travaux. Mais il est une autre difficulté, d'ordre moral, à laquelle ma qualité de Hongrois et mes études dliistoire comparée des littératures romanes, me rendent particulièrement sensible : on ne s occupe guère de ces recherches dans mon pays et moi qui les poursuis, je me trouve dans un « splendid isolation » qui n'a rien cf enviable. Voilà des années c/ue je suis Vhôte assidu des grandes bibliothèques d'Europe où j'étudie les œuvres des littératures, espagnole et française ; j'ai surtout travaillé, avec profit, au British Muséum de Londres : j'y avais à ma disposition, outre les travaux critiques relatifs à l'objet même de