Édition de 1639, Rouen
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et pastoraux, jouer à l'égard de la préciosité le rôle de Cervantes à Tég-ard des successeurs des Amadis , et que dans le Mystère des ruelles de Tabbé de Pure, il y avait une satire mordante contre les précieuses. 11 ne faut pas oublier Scarron, le spirituel cul-de-jatte qui, protestant contre le « bel esprit », combattait en même temps son langage : le précieux. Dans la préface de son Ecolier de Salamanque il parle « d'une conjuration de précieuses » qui veut nuire à ses pièces, adaptées, d'ailleurs, de l'espagnol, et dans la deuxième satire, adressée au maréchal d'Albret, il se moque ingénument des sots, des badauds, et surtout des fâcheux et de « messieurs les beaux-esprits ». (( A tout le précieux qui l'entourait, Scarron opposait le burlesque comme antidote » ^; c'était son genre de réaction. Et, malgré le labeur accompli par ses prédécesseurs, Molière, en 1658, ne pourra rendre définitif « le triomphe de la simple nature »~ sur le précieux ; celui-ci continuera à vivre, ou plutôt renaîtra à une vie nouvelle au commencement même du xvin*^ siècle, affaibli et mutilé, il est vrai, mais