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Voici la traduction que M. Gb. Magniu a faite des deux première sonnets du 7'eatro céleste Ae Giov.-Balt. Andreini.
Le premier est composé en Thonneurde Saint-Gencst, qui devait bientôt être plus dignement célébré par la tragi-comédie de Rotrou :
« Tandis que Genest, sur la scène antique, môle à la cy- Ihare d'or les accents des théâtres d'Orphée, les hommes attentifs semblent de marbre, et toutes les sirènes se taisent comme endormies.*
« Mais au moment où, comme un dragon farouche, il va lancer sa morsure contre le baptême, Dieu émousse sur ses lèvres l'altière dérision, et, puissant correcteur, refrène sa témérité impie.
« Comme l'avide guerrier de Tarse, renversé de son cheval, se releva touché de repentir et ne désirant que la croix avec le Christ, ainsi Genest, au moment où il va se jouer du baptême, a reconnu son erreur véritable danBcJës eaux feintes. Tout dans le début était infernal; tout est divin dans le dénoûment. »
Le second sonnet est adressé à Saint-Sylvain, autre comédien converti ;
« Scènes, quittez vos antiques honneurs! Ne vous enorgueillissez plus de vos parures d'or, ni de vos pierres précieuses 1 Les herbes recouvrent maintenant vos grandeurs ; votre antique beauté n'est plus qu'une horrible misère.
« L'éternité, cette incessante ouvrière, réserve ses trésors pour les théâtres du ciel. Là s'épanouit la fleur, là reverdissent les gazons; là, pour musiciens, on a les chœurs des anges. C'est à la clarté de la lune et du soleil que le poêle en trois personnes fournit le sujet sublime. Les spectateurs sont l'assemblée des bienheureux.
« Voyez- vous ce comédien qui tresse des palmes avec une pieuse et ineffable grâce, c'est Sylvain, le nouvel hôie des forêts du ciel ^Sehano.., sehe). »
Le jeu de mots qui termine ce second son net est iatmâuisible.