IV PREFACE
y a, à mon avis, deux manières de concevoir une édition des œuvres de Molière : ou publier le texte dans sa nudité magistrale, ou fournir en même temps tout ce que peut recueillir sur Thomme et sur ses ouvrages une érudition spéciale. C'est ce dernier parti que j'avais adopté. J'eus donc à m'occuper des questions de sources et d^origine, et je m'attachai notamment, en usant des documents assemblés par mes devanciers et en tâchant d'y ajouter ma quote-part, à constater et à faire ressortir les relations très-nombreuses qui existent entre l'ancienne comédie italienne et le théâtre de Molière. -J'étais obligé, toutefois, de m'en tenir à ce qui touchait immédiatement mon sujet, à ce qui en était, du moins, très-rapproché, sans m'étendre à Tensemble de la tradition comique de ritaUe. Désireux de donner tous les renseignements utiles, de mettre dans tout leur jour les monuments immortels que je reproduisais, je ne pouvais pourtant dépasser le but; il ne m'était pas pernlis de les perdre de vue, de m'éloigner trop ; je devais me borner à en explorer, pour ainsi dire, attentivement les alentours. Mais, après avoir terminé ce premier travail, je voulus fran-