‹ Molière et SahkespeareChapitre 12 sur 48 · Caldèron, Maison à deux portes · texte numérisé non relu

Caldèron, Maison à deux portes

3. Voy. Drames et poèmes antiques de Shakespeare, p. 327 et stiiv.

mort feinte l'affectioii des siens est une idée aussi vieille que la comédie, comme Schlegel le remarque avec un dédain absurde. Non, ce qui nous instruit surtout, c'est d'apprendre qu'Aristophane ne développe pas d'intrigues, ne peint pas de caractères; que son comique est Uiie gaieté sans frein et une fantaisie sans bornes poétisant la satire des mœurs publiques ; qu'il est tantôt lyrique et tantôt grossier, à la fois cynique et charmant, tel enfin que Voltaire a pu l'appeler un boutîon indigne de présenter ses farces à la foire, et que Platon à pii dire : î^es (jrâces, choisissant un tombeau, trouvèrent l'âme d'Aristophane. Ce qiii est instructif, c'est de montrer que les personnages de Calderon sont des idées abstraites, leurs discours une rhétorique pompeuse parée de toutes les splendeurs de la poésie, et le comique dfe ces pièces froides et brillantes un ingénieux imbroglio. Ce qui noiis instruit encore, c'est la page où M. Guizot défiiiit avec tant de netteté les caractères de là comédie shakespearienne S et celle où Henri Heine oppose si spirituellemetit ces caractères à la nature de l'esprit français ^ Ce qui nous interesse enfin, c^est d'entendre répéter, fût-ce pour la millième fois, qUe Molièfe seul a surpris le comique aii sëifl de k

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