I.i f'.iM)i . Mon j>(T«', je vi'ux bien
Sganarelle. — Ce n'est pas la recompense de t'avoir élevée comme j'ai fait.
ListTTE. — Mais, Monsieur...
Sgana-relle. — Non, je suis contre elle dans une colère épouvantable.
LuciNDE. — Mais, mon père...
Sganakelle. — Je n'ai plus aucune tendresse pour toi.
Lisette. — Mais...
Sgainakelle. — C'est une friponne.
LuciiXOE. — Mais...
Sganarelle. — Une ingrate.
LisETiE. — Mais...
Sganakelle. — Une coquine, qui ne me veut pas dire ce qu'elle a.
Lisette. — C'est un mari qu'elle veut.
Sganarelle, faisant semblant de ne pas entendre. — Je l'abandonne.
Lisette. — Un mari.
Sganakelle. — Je la déteste.
Lisette. — Un mari.
SGA.NARtLLE. — Et la renonce pour ma fille.
LisETiE. — Un mari.
Sganar. lle. — Non, ne m'en parlez point.
Lisette. — Un mari.
Sganarelle. — Ne m'en parlez point.
LiShTTE. — Un mari.
Sganakelle. — Ne m'en parlez point.
Lisette. — Un mari, un mari, un mari * I
Comment venir à bout d'un pareil homme? Ce serait malaisé sans doute, si Glitandre, l'amant, était moins avisé. Mais le faux médecin proclame bien haut devant Sganarelle qu'il ne comprend pas ces envies qu'ona de se marier, et que Lucinde doit être folle pour donner dans ce travers. Et dès lors, chatouillé à l'endroit sensible, le bourgeois finaud, le père terrible devient (comme nous tous en pareil cas) la plus commode des dupes: il était volontairement sourd tout à l'heure, il est involontairement aveugle maintenant. Il consent que Glitandre, pour flatter la manie de la malade et la mieux guérir, lui fasse une