‹ MolièreChapitre 87 sur 104 · CHRYSALE · texte numérisé non relu

CHRYSALE

Oui, VOUS avez raison, et je vois que j'ai tort. Allons, il faut enfin montrer un cœur plus fort, Mon frère.

ARISTE

C'est bien dit.

GHRYSALE.

C'est une chose infâme Que d'être si soumis au pouvoir d'une femme.

ARISTE

Fort bien,

GHRYSALE,

De ma douceur elle a trop profité.

ARISfE.

Il est vrai.

GHRYSALE,

Trop joui de ma facilité,

ARISTE

Sans doute.

GHRYSALE.

Et je lui veux faire aujourd'hui connoître Que ma fille est ma fille, et que j'en suis le maître Pour lui prendre un mari qui soit selon mes vœux.

ARISTE

Vous voilà raisonnable, et comme je vous veux.

GHRYSALE.

Vous êtes pour Clitandrc, et savez sa demeure : Faites-le-moi venir, mon frère, tout à l'heure.

ARISTE

J'y cours tout de ce pas.

GHRYSALE.

C'est souffrir trop longtemps, Et je m'en vais être homme à la barbe des gens ^

f . Acte II, se. IX, V. 697-710.

« LES FEMMFS SAVANTES » S'y.)

l/acte III est consacré pour la plus grande partie à la iiilurc des mœurs et à la thèse. Gomme TartulTe dans la ce de ce nom, Trissotin, le grand Trissotin, ne paraît (|u'au troisième acte ; mais combien notre attente est satisfaite! et que la sottise du personnage nous est bien montrée, avec l'adoration que les précieuses ont pour lui !

PHILAMINTE

\\\ I incUuiJs-nuiis ici, pour écouterai l'aiso ( les vers que mot à mot il est besoin qu'on pèse.

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