SCENE III
BÉLISE (entrant doucement, et écoutant); CHRYSALE ARISTE
On ne rit pas jusqu'à la pnge 24.
BÉLISE Ah ! chimères ! ce sont des chimères, dit-on. Chimères, moi ! vraiment, chimères est furt bon ! Je me réjouis fort de chimères, mes frères ; Et je ne savois pas que j'eusse des chimères.
On rit parce qu'on voit que Bélise est bien persuadée de son affaire qui est évidemment fausse aux 3'eux du spectateur, elle est donc très ridicule. Elle plaisante ses frères au sujet sur lequel elle doit, seule, être plaisantée.
Ridicule bien du sujet. Bélise s'attache aux mots en vraie pédante au lieu de comprendre la chose. Cela pourait être bien autrement développé. La nature qui, ordinairement, est plus froide que l'art donne une leçon à Molière.
Beauzée en rentrant de l'Académie française au logement qu'il avait aux Invalides, trouve l'amant de sa femme qui était avec elle sur un canapé dans la position la moins équivoque. Celui-ci, qui était Allemand, dit à la femme : « Qiiand je vous disais qu'il était temps que
LES FEMMES SAVANTES ii;
je m'en aille. — Que je m'en allasse, Monsieur ', » dit Beauzée.