SITUATION' PHYSIQUE UE ROME
« 138 ans aprcs Li fondation de Rome, il y avait encore de l'eau » stagnante entre les collines. Après la prise de Veïes, le peuple « voulait quitter un territoire mal sain pour aller à Veïes. Il en fut « empêché par les nobles, qui à Veïes n'auraient pas pu voler des X terres. Les nombreuses pertes dans une population si active et si « sobre, rendent probable que, dès ce tems il y avait Varia cattiva.
« Rome fut bâtie sur un terrain mal choisi. Les montagnes voisines « offrent aujourd'hui des situations bien préférables. Du tems de « Romulus c'était peut-être le seul terrain libre, ou, par superstition, « il tint au terrain, ou il avait été exposé, où comme les Vénitiens, « il choisit un terrain difficile, pour éloigner lennemi. Quoiqu'il en
< soit, une ville mal saine et qui a le moral pollué par les prêtres, ne « conviendra pas pour capitale à cette nation de 18 millions d'Ita-
< liens, qui naîtra dès que la France lui enverra quatre régiments « pour sagp-femme ».
(Approfondissement pour la note de la page 302.)
« L'Italie a su dominer l'Europe par la seule astuce, tour de force « que n'a encore exécuté, tenté aucune autre nation, ce qui me fait a admirer le Papisme. C'est l'astuce italienne qui a créé aux trois « quarts cette religion, que nous croyons celle de J.-C, mais qui ï au contraire a changé de direction tous les deux cents ans, et qui « a eu une si profonde influence sur les idées et les habitudes de « l'Europe. En un mot, à partir de la conquête exécutée par les ï Romains, l'histoire d'Italie a toujours été celle de tous les peuples. » Elle a eu toutes les gloires, depuis celle de Grégoire VII (Hilde- « brand) jusqu'à celle de Paisiello. Donc il y a une supériorité dans « ce pays, il y a quelque chose lV inconnu que n'a pas la France, * par exemple, ni l'Espagne, ni l'Angleterre.
« Elle a dominé par la force sous les Romains, par l'astuce (avec « les papes), par les lettres (sous Léon X) par les beaux-arts (avec « Raphaël et Cimarosa) ; il me semble que ces quatre manières de « commander embrassent toutes les facultés intellectuelles de « l'homme ».