LE RIRE
On rit par une jouissance d'aniour-propre fondée sur la vue subite de quelque perfection que la faiblesse d'autrui nous montre en nous (Mis le 18 nov. 181 5 dans s**).
Pour peindre un caractère d'une manière qui plaise pendant plusieurs siècles, il faut qu'il y ait beaucoup d'incidens qui le prouvent, et beaucoup de naturel dans la manière d'exposer ces incidens (4 janvier 1815) -.
Hobbes in is (sic) Discourse on Human nature sais {sic) : « La passion du Rire n'est autre chose qu'un soudain effet de l'amour-propre excité par une conception plus spontanée encore de notre mérite personnel comparé aux défauts des autres, ou avec ceux que nous pouvons avoir eu nous-mêmes autrefois ; car nous rions aussi de nos propres pensées, quand elles se présentent tout-à-coup à notre esprit ; excepté lorsqu'elles sont accompagnées actuellement de quelque idée déshonorante^ ».
"Voilà la lumière qui sortie d'un petit in-12 de la Bibliothèque nationale m'éclaira soudainement vers l'an 1803.
' Tiré des feuillets de la tîn du vol. I, du Molière. * Répétition de Stendhal, voir p. vi.
'Voici une variante du même passage tiré du vol. I, de Molière, p. Lxxxii : « Hobbes, D* sur la nature humaine, dit :
« La passion qui excite à rire n'est autre chose qu'une vaine gloire fondée sur la conception subite de quelque excellence qui se trouve en nous par opposition à l'intirmité des autres, ou à celle que nous avons eue autrefois car on rit de ses folies passées, lorsqu'elles viennent tout d'un coup dans l'esprit, à moins qu'il n"y ait du déshonneur attaché. »
'Lt Spectateur, t. I. Discours XXXV.