‹ Molière jugéChapitre 88 sur 119 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

xMoKsiEUR DE SOTENVILLE Madame DE SOTENVILLE. GEORGE DANDIN

MADA.ME DE SOTENVILLE Mon Dieu! notre gendre, que vous avez peu de civilité...

Peinture extrêmement forte, et ' cependant point odieuse, de la gêne que donne une famille noble. On sent le ridicule de M et M"'"' de Sotenville. On rit des impatiences retenues de G. Dandin; est-ce que le spectateur se dit : « Je n'aurais pas eu la bêtise moi d'épouser une fille noble ? »

GEORGE DANDIN J'enrage ! Comment ! ma femme n"est pas femme ?

Je ne comprends pas le grand comique que l'on trouve à ce trait.

GEORGE DANDIN

Oui, voilà qui est bien, mes enfants seront gentilshommes ; mais je serai cocu, moi, si l'on n'y met ordre.

Stile frappant.

' Principe. Que les peintures soient très fortes, sans toutefois être odieuses; défaut de la force, lomber dans l'odieux, ou l'extravagant.

CiEORCrK DAXDIX 89

Page 1