‹ Molière jugéChapitre 9 sur 119 · PREFACE XIII · texte numérisé non relu

PREFACE XIII

page de Saint-Lambert sur Moliùre, l'éloge de Molière par Chamfort, quelques phrases de Duclos, chap. IX (ce chapitre IX de Duclos n'ajoute rien à la science. Il ne se doute pas même de l'idée de Hobbes, Ce sont des raisonnements en épigrammes tous dans la conversation ; dans la science, cela fait un peu l'effet de l'histoire romaine en madrigaux), le morceau de Voltaire cité parCailhava, I, 474, quelques alinéas de Collé, Mémoires, quatre ou cinq anicles de Marmontel. »

« Plana * et moi avons ri comme des coffres en 1800 aux trois ou quatre premières lectures des Femmes savantes ; aujourd'hui Henri et moi n'y rions plus parce que nous avons l'ambition de raisonner sur Molière, voire même de faire de bonnes comédies (ce qu'à Dieu ne plaise !) : lorsque j'assiste à la représentation de pièces des petits comiques, je ris beaucoup plus parce que je m'abandonne à l'impression et que dès les premières scènes je vois qu'il n'y a rien à gagner Ainsi au Jaloux sans amour où il n'y a que deux pauvres petites plaisanteries, j'ai ri de manière à scandaliser le vicomte pessimiste-. »

10 avril 1814.

(Seyssins?)

" Encor Paris le 24 mai iSii^. ■• (1815) i Tu ne perds rien à n'être plus au courant de notre Littérature ; on ne voit que Pamphlets politiques, mais il n'y en a pas de bon. Je suis beaucoup allé aux Français : Mars est toujours divine, mais pour le reste et même pour Fleury je me demande s'il a été bon et si son talent n'est point une illusion de notre brillante jeunesse. N'at-il pas dit, l'autre jour, dans Don Juan la tirade de l'hipocrisic avec toute la chaleur et toute la sainte indignation d'un honnête homme? n'a-t-il pas été applaudi par M"c Mars même à côté de qui j'étais ? ï A propos de Don Juan, j'en demande mille pardons à Shleghel [sic) et à Mi^e Je Staël, dont le fîls te porte cette lettre jusqu'à Coppet, mais je trouve que ce n'est point la meilleure pièce de Molière, ainsi

' « Plana comme Alfieri, je crois, méprise toute la canaille ; moi enfin, qui lirais bien dans mon caractère, verrais que toute ma politique est attacata ». {Journal, p. 228).

2 Cette note est tirée des feuillets blancs de la fin du vol. VI, du Molière.

^ Cette note est tirée du vol. III, du Molière; la date est mal écrite : probablement 18 II, parce que la page suivante est marquée 1811: mais peutêtre i8ij.

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