‹ Molière jugé par ses contemporainsChapitre 16 sur 34 · LE MARQUIS · texte numérisé non relu

LE MARQUIS

Je demande justice pour mes rubans, mes plumes, ma perruque, ma calèche et mon fausset, qu'il a jouez publiquement.

PLUTON

Que répons-tu ?

MOLIERE, chagrin.

Rien.

PLUTON

Aux autres ; passez, on vous jugera à loisir.

CARON, à Ventrée de la porte.

Arrestez donc, vous n'entrerez pas.

PLUTON

Qu'est-ce ?

CARON

Cest le plus fascheux de tous nos morts. Un chasseur qui s'est cassé la teste sur son cheval alezan, et qui ne parle à tout le monde que de gaulis, de gigots, de pieds, de croupe, et d'encolure (i).

PLUTON

Fais donc venir qui tu voudras. Je commence à me lasser de tout cecy.

CARON

Entrez, vous.

Ça, qu'est-ce encore que cette grosse ombre-cy ?

(i) Le Dorante, c'est-à-dire le Grand-Veneur, M. de Soyecour, des Fâcheux.

CARON

Cest Tombre d'un cocu.

PLUTON

L'ombre d'un cocu ? Il faut que ce soit un corps ! Parle, que veux-tu ?

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