‹ Molière musicien; notes sur les œuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Régnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, Du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue françaiseChapitre 21 sur 90 · LA CRITIQUE DE L'ÉCOLE DES FENIIES · texte numérisé non relu

LA CRITIQUE DE L'ÉCOLE DES FENIIES

(aujourd'hui Roquette). Prix d'entrée : 20 livres pour un carrosse, 3 livres pour un piéton. En juillet 1655, cet entrepreneur diminue ses prix de moitié. Le 25 août suivant, il ajoute des combats à la barrière et des joules à ces diver* tissements.

Première exhibition delà lanterne magique, à Paris ; dans rbotel de Liancourt (1), le 13 mai 1656, avec accompagnement de deux vielles. On en fut enchanté, ravi, quoique les objets, montrés les pieds en Tair, sens dessus dessous, n'eussent pas encore été redressés.

Premier jardin anglais fait en France : dans le parc de Saint-Germain, ouvert le 4 mai 1663.

C'est un jardin fait à l'anglaise.

Qui n'est ni sombre ni couvert, Émaillé d*un beau tapis vert.

Puisque me voilà sorti de mon sujet pour vous mener à la promenade, je dois vous dire un mot des premières bottes sans couture, offertes à Louis XIV par Lestage, artiste gascon, en juillet 1663 ; et vous conduire ensuite à la première exposition publique d'une galerie de tableaux de différents maîtres, et de trois cabinets de curiosités resplendissants de pierres précieuses et de cristaux, le 13 avril 1669; dans la rue de Aicbelieu, prix d'entrée : 15 sous.

— Lambert (Michel) fut pourvu d'une charge de maître de la musique de la chambre du roi : sa réputation ne fit qu'augmenter, et toutes les personnes de la première distinction se faisaient un plaisir d'apprendre de lui le bon goût du chant ; et même une partie de ces personnes ne faisaient point difficulté d'aller chez lui, où il tenait une façon d'académie pour donner ses leçons. Il y chantait ses excellents airs en s'accompagnant du téorbe au milieu d'un cercle brillant. On le suivait même jusqu'à sa maison de campagne de Puteaux, où il formait de charmants c<M)cert8 dans ses

(I) Sur la place duquel s'ouvre aujourd'hui le passage des Beaui-Arti»

apparteoudiilâ, ses jardins et ses bosquets. H eut plusieurs célèbres âè^esy eatre autres W^"^ Hilaire (Le Puis) sa bellesœur, qui chantait les premiers rôles dans les baHets du roi, M""" Le Froid, et M"* de Chanlo. » TiTon mi Tillet, le Par* nasse français.

De Niel, valet de chambre virtuose de Louis XIII, avait suivi le maréchal de Gréquj, lors de son ambassade à Rome en 1633. A son retour, de Niel endoctrina Lan^rt et lui fit connaître le style des chanteurs italiens. Les virtuoses ap^ pelés par Mazarin à diverses époques furent d'excellents modèles pour le maître français. M^ Yanloo, femme de Carie, et sœur de Somis, violoniste italien d'un très beau talent, M"* Vanloo (1) cantatrice élégante et légère, brillait à Paris vers 1730, chantait aux concerts spirituels, et donnait d'excellentes leçons aux personnes qui réprouvaient lapsalmodJe française. Une Gasconne, M"* de Fel, en sut profiter, et devint la première actrice de notre Opéra qui sût réellement chanter.

Plusieurs noms de musiciens de notre époque figurent parmi les noms des artistes du temps de Louis XIV.

M"* Le Froid, cantatrice, élève de Lambert, appartient à la famille Le Froid de Méreaux représentée aujourd'hui par M. Amédée Le Froid de Méreaux, pianiste et compositeur distingué ; son père avait touché l'orgue placé dans leChampde-Mars pour la fête delà fédération du ih juillet; son aïeul avait fait représenterai toondrc at/o? /«rf^, OEdipe et Joeaste^ etc. h rOpéra.

Que de Labarre, de Moreau, de Tulou, de Le Moine, de Doublet, de Lambert ne rencontrons-nous pas dans les fastes

f () Dans la Lecture espagnole. Carie a représenté sa femme sous les traits de la gouvernante des denx ji^unes filles. Ce tableau peint pour W^ Geoffrin, a mivi depuis longtemps en Russie la ConturBaiion ispa* çnole, son pendant. Ma« Geoffrin céda Tun et Tautre à i'impéralrice Catberîne II an prix de trente mille francs. II nous en reste les estampes gravées par BeauMrleU

Page 1