‹ Molière musicien; notes sur les œuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Régnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, Du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue françaiseChapitre 20 sur 90 · IM U CRITIQUE DE L'ÉCOLE BIS FEMIIES · texte numérisé non relu

IM U CRITIQUE DE L'ÉCOLE BIS FEMIIES

rarUQce fredonne, la douleur Ceût des soupirs, et la dissimulation les feintes et les dièses.

» Et pour les instruments de musique : Tayarice joue de ht harpe, la prodigalité du cornet ; mais ce n'est pas du cornet à t)ouquin, c'est du cornet à jeter les dés. L'Amour joue de la viole, pour ce qu'il fait violer les filles. La trahison joue de la trompe, car elle trompe tout le monde, et la justice joue du haut-bois, parce qu'elle fait élever des potences où l'on attache les coupables. »

Nos anciens étaient familiarisés à tel point avec les supplices, qu'ils en plaisantaient, empruntant à la musique de burlesques métaphores pour un objet si déplorable. Le pendu j&uaU du hautboi$f dan$aU le brank des évêqiieSf en donnant, avec ses pieds, la bénédiction à toute l'assistance ; et la petite corde mise au bout de la grosse, pour former le nœud, était appelée chanterelle du bourreau. Les exécutions étaient un spectacle que Ton réservait pour les jours de fête, elles avaient lieu très souvent la nuit, aux flambeaux, et s'il y avait un bon nombre de patients, on en gardait pour tous les jours de la semaine.

AbaUre ses futaies pour faire de l'argent, c'était aussi jouer du hautbois.

Le boudoir muni de verrous et de grilles oili l'on dépose les prisonniers, en attendant de les mettre en un lieu plus sur et plus commode, était nommé psaUérwn en 1411 : nous l'appelons aujourd'hui tiolon.

La Bruyère secoue le joug de la périphrase, dix-sept ans après Icxliibition du Bourgeois gentilhomme, en 1687, il dit : -* Qui annoncera un concert , un beau salut, un prestige de la foire? » Caraclères^ de la Ville, Narcisse.

Je vous ai déjà dit que le premier concert public fut donné, le 3 octobre 1655, dans une salle du Palais-Royal.

Les premières fêtes cham|)étres, avec musique, danse et feux d'artifice, offertes au public de Paris, eurent lieu pendant le mois de juin 1654. Dupont, dentiste, opérateur, en eut ridée, et les organisa dans stm jardin de la Raquette

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