‹ Molière musicien; notes sur les œuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Régnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, Du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue françaiseChapitre 34 sur 90 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

PHILI8. «

Viens, Tircis , laissons-les aller ; et me dis un peu ton martyre de la façon que lu sais faire. Il y a longtemps que tes yeux me parlent; mais je suis plus aise d ouïr ta voix.

TIRCIS, chante.

Tu m'écoules, béiasi dans ma triste langueur: Mais je n'en suis pas mieux, 6 beauté sans pareille; Et je loacbe ton oreille Sans que je louche ton cœur.

PHILH.

Va I va , c*est déjà quelque chose que de toucher l'oreille; et le temps amène tout. Chante-moi, cependant, quelque plainte nouvelle que tu aies composée pour moi.

(i) Correspondance liltiraire de Grimm et de Diderot ^ tome VII, pages i94 cl suivantes, Paris i8t9. •

LA PBINCESSE D'ÉLIDE. 177

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