SCÈNE
PHILI8. «
Viens, Tircis , laissons-les aller ; et me dis un peu ton martyre de la façon que lu sais faire. Il y a longtemps que tes yeux me parlent; mais je suis plus aise d ouïr ta voix.
TIRCIS, chante.
Tu m'écoules, béiasi dans ma triste langueur: Mais je n'en suis pas mieux, 6 beauté sans pareille; Et je loacbe ton oreille Sans que je louche ton cœur.
PHILH.
Va I va , c*est déjà quelque chose que de toucher l'oreille; et le temps amène tout. Chante-moi, cependant, quelque plainte nouvelle que tu aies composée pour moi.
(i) Correspondance liltiraire de Grimm et de Diderot ^ tome VII, pages i94 cl suivantes, Paris i8t9. •
LA PBINCESSE D'ÉLIDE. 177