‹ Molière musicien; notes sur les œuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Régnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, Du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue françaiseChapitre 52 sur 90 · DON ANDRÉ · texte numérisé non relu

DON ANDRÉ

Rien ne plaît, mon enfant, tout amuse.

Tout le cours de la vie est un amusement. Et rien n'amuse enfin tant que le changement. Pour se désennuyer d'une slupide belle, On en trouve une alors laide et spirituelle ; Qu'une vieille fatigue avec sa gravité, On prend un jeune objet plein de vivacité ; Si je suis las de voir une taille géante, Je rabaisse mon vol et la naine me tente ; Et lorsqu'on est outré de Texcès d'embonpoint, Qu'il s'en offre une maigre, on ne la chasse point. Je n'ai jamais le goût délicat ni malade, Et la brune me plaît, quand la blonde est trop fade.

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