‹ Molière musicien; notes sur les œuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Régnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, Du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue françaiseChapitre 68 sur 90 · LB MÉDFXIM MALGRÉ LUI · texte numérisé non relu

LB MÉDFXIM MALGRÉ LUI

Et je tropTe plus de roerreille Au doux fredon de la bouteille.

Je quitte procès et chicane :

A demain, si j'ai le loisir; C'est vivre plus béte qu'un àne, De ne point prendre de {Saisir :

Privant sa gorge et son oreille Du doux fredon de la bouteille*

Verse-moi donc de ce breuvage Puisque l'ami le trouve bon, Et quMI m'en donne le courage Par le ragoût de ce jambon.

Jusques i tant que je sommeiQe»

Au doux fredon d'une bouteille.

£t si pour avoir lait la fête A ces bouteilles et ces pots.

Je baisse les yeux et la tète, Laissezrmoi dormir en repos ;

Et gardez que l'on ne m'éveille Qu'au Iredon d'une autre bouteille.

Je ne pense point i la guerre N'a mes dettes quand j*ai bien bu.

Je suis un monarque sur terre, Et pense que tout me soit dû;

Car je trouve plus de merveille An doux fredon d'une bouteille.

Le Famasse des Muses, auquel est ajouté le Concert des Buveurs, in-f8, Paris, Hulpeau, 16S7.

Mis en opéra comique par Désaugiers fils, et musique par Marc-Antoine Désaugiers père, k Médecin malgré lui fut représenté, sur le théâtre Feydeau, le 26 janvier 1792.

LE SIGIUEIV.

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