‹ Molière. PréfChapitre 11 sur 58 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

pendance et de plaisir, instinct de ruse et de mensonge, inné, se déployant avec de stupéfiantes ressources dans la lutte qu'elles soutiennent contre parents, maris, futurs imposés, amants déçus, etc.; créatures primitives, en dépit des mœurs de civilisation avancée qu'elles partagent, et dont elles ne prennent pas le meilleur; pétries de caprice, d'artifice et d'égoïsme; en somme, malgré ce qu'elles montrent ou étalent de grâce légère ou de vive jeunesse, non moins redoutables qu'attrayantes, ou, tout au moins, pour qui sait réfléchir et prévoir, point désirables ^

Voilà, sans doute, sur les femmes de Molière, un arrêt bien sévère et morose. Mais sommesnous bien à Taise pour le démentir et le rejeter, si, sans parti pris, nous nous remettons devant les yeux celles qu'il semble viser tout d'abord? Cette Angélique, qui fait si cruellement expier au pauvre Georges Dandin sa folie; cette Isabelle de VEcole des Maris, moins scélérate, mais

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