PRÉFACE. VII
habitué à lui attribuer. Enfin, M. Etienne Arago à son tour intervint plume en main dans la querelle ; il reprit et soutint dans son feuilleton de i Avenir Natiotial la thèse qu'avait déjà plaidée avec son éloquence habituelle M. Deschanel. M. Sarcey se trouva ainsi seul contre deux. C'était beaucoup d'avoir à la fois contre soi et l'éloquence aimable de M. Deschanel, et le savoir de M. Etienne Arago, l'un des hommes très rares qui possédaient à fond l'histoire du théâtre depuis deux cents ans, et que l'on pouvait presque définir « le dernier des classiques ». Weiss eut alors envie d'intervenir à son tour pour venir en aide à M. Sarcey; non qu'il eût la prétention de rétablir la balance, il voulait seulement peser un peu de son côté. Pour se faire bien comprendre, il dut donner quelque développement à son sujet, et le partagea en quatre conférences.
La thèse ou plutôt les thèses que l'on y trouvera soutenues forment un ensemble de vues sur Molière, une étude de son génie et de son