VI PREFACE
que nous publions aujourd'hui pour la première fois.
Elles sont assez piquantes, les circonstances qui amenèrent Weiss à exposer ses idées sur Molière. On s'était déjà occupé de Molière à l'Athénée; tout un mois on disserta dans les journaux sur ce qui s'y était dit au sujet du grand poète comique. M. Sarcey, dans une conférence, avait commencé en lançant un simple mot*; ce mot avait soulevé des contradictions. Excité, piqué au jeu par ces contradictions, M. Sarcey qui d'ailleurs était d'un caractère, d'un esprit, et d'une sûreté de savoir à ne pas lâcher facilement pied, continua dans le même sens pendant une nouvelle soirée. M. Deschanel vint ensuite, et répondit à M. Sarcey par le panégyrique absolu de Molière, de sa personne, de sa vie, du rôle politique et social qu'il a joué ou du moins du rôle politique et social que depuis une soixantaine d'années on s'est
1. Ce mot sur Molière, mot risqué et bien sévère, avait trait à son rôle de poète amuseur du roi Louis XIV et de la cour. (Voyez les Souvenues d'âge mûr de M. Sarcey, £hap. IV, p. 49.)