PRÉFACE. IX
Peut-être ils nous diront que le Molière qui, dans ces pages ressuscilées, leur est offert, n'est plus celui qu'ils ont l'habitude d'entendre célébrer par la voix publique et par les juges compétents, d'accord avec elle, celui qu'euxmêmes, pour leur compte, ont appris à connaître et à aimer, ou du moins qu'il en diffère notablement et s'en éloigne par certains traits et par l'ensemble; que, sans être diminué, ils en conviendront sans peine, ni rabaissé, c'est là pourtant en somme, le Molière de J.-J. Weiss, et de quelques autres, qui, avant ou après lui, l'ont étudié avec une égale indépendance d'esprit, sinon avec la même puissance d'observation et d'interprétation.
Oui, peut-être ; et toutefois, dans ce Molière nouveau, imprévu, à certains égards, nous le reconnaissons, combien de parties du Molière de tout le monde, du Molière du peuple et des doctes, du Molière à bon droit traditionnel, se retrouvent les m.êmes, de nouveau appréciées, commentées, caractérisées, avec un degré d'approfondissement qui les met en plus vive et