ACTE I, SCÈNE I
Martine. J'ai quatre pauvres petits enfants sur les bras. ...
Sganarelle. Mets-les à terre.
Martine. Qui me demandent à toute heure du pain.
Sganarelle. Donne-leur le fouet. Quand j'ai bien bu 5 et bien mange, je veux que tout le monde soit soûl dans ma maison.
Martine. Et tu prétends, ivrogne, que les choses aillent toujours de même?
Sganarelle. Ma femme, allons tout doucement, s'il 10 vous plaît.
Martine. Que j'endure éternellement tes insolences et tes débauches?
StGANARELLE. Ne uous emportons point, ma femme.
Martine. Et que je ne sache pas trouver le moyen de 15 te ranger à ton devoir?
Sganarelle. Ma femme, vous^ savez que je n'ai pas l'âme endurante, et que j'ai le bras assez bon.
Martine. Je me moque de tes menaces.
Sganarelle. Ma petite femme, ma mie,^ votre peau 20 vous démange, à votre ordinaire.
Martine. Je te montrerai bien que je ne te crains nullement
Sganarelle. Ma chère moitié, vous avez envie de me dérober quelque chose.' 25
Martine. Croîs-tu que je m'épouvante de tes paroles?
Sganarelle. Doux objet de mes vœux, je vous frotterai les oreilles.
Martine. Ivrogne que tu es!
Sganarelle. Je vous battrai. jo
Martine. Sac à vin !
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MoANAHKU.K. Je VOUS rdssenù.
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