‹ Molière's Le médecin malgré lui;Chapitre 5 sur 55 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

Martine. Mêlez- vous de vos affaires.

^ M. Robert. Je ne dis plus mot.

Martine. Il me plaît d'être battue.

^ M. Robert. D'accord.

'^jùiuan,^ Martine. Ce n'est pas à vos dépens. S

™3ffi: -j£ M. Robert. Il est vrai.

as ma: Martine. Et vous êtes un sot de venir vous fourrer

/ f«ri:'.« Q^ yQyg n'avez que faire.^

^ M. Robert, (//passe ensuite vers le mari^ qui pareille-

te: at TDfc- tnent lui parle toujours en le faisant reculer^ le frappe avec lo le même bâton et le met en fuite; il dit à la fin .-) Compère, je vous demande pardon de tout mon cœur. Faites, rossez, battez comme il faut votre femme; je vous aiderai, si vous le voulez.

L \^^ Sganarelle. Il ne me plaît pas, moi. '5

VfSr^ M. Robert. Ah! c'est une autre chose.

a2&> Sganarelle. Je la veux battre,^ si je le veux; et ne la

^, r veux pas battre, si je ne le veux pas.

=^ T-Y' M. Robert. Fort bien.

Sganarelle. C'est ma femme, et non pas la vôtre. 20 j^„o:: M. Robert. Sans doute.

Sganarelle. Vous n'avez rien à me commander.

M. Robert. D'accord.

Sganarelle. Je n'ai que faire de^ votre aide.

M. Robert. Très volontiers. 25

- Sganarelle. Et vous êtes un impertinent de vous

«•tu*'' *

ingérer des affaires d'autrui. Apprenez que Cicéron dit* qu'entre l'arbre et le doigt il ne faut point mettre l'écorce.

yfi*.

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