‹ Molière sa vie et ses œuvres (volume 2)Chapitre 4 sur 14 · MOLIEKC · texte numérisé non relu

MOLIEKC

feuilleton excellent qu'il écrivit alors sur Molière, nous donne tout à fait, à nous autres Français, la note de l'admiration que porte une partie de l'Allemagne à l'auteur du Misanthrope, et de la façon dont le comprennent les admirateurs de Schiller et de Goethe. On remarquera d'ailleurs que, tout Autrichien qu'il est, M. Lauser est bien Allemand, et, sur ce point encore, son travail nous intéresse tout particulièrement.

N'est-il point d'un intérêt absolu de savoir ce que les étrangers pensent de nous et de nos gloires, et ne devons-nous pas remercier ceux qui s'attachent à nous faire comprendre et à nous faire aimer? M. Lauser constate tout d'abord que « depuis deux siècles Taffection et l'admiration des Français pour Molière n'ont pas diminué; sa statue se trouve rue Richelieu, en face de la maison où il est mort ; il semble encore assis au milieu de ses chers Parisiens... Et le visage pensif de Molière est connu de tous. »

« Il n'est pas d'apprenti, ni de domestique — ici nous citons textuellement l'écrivain autrichien — qui ne sache par cœur des vers ou des phrases extraites des œuvres de Molière et passées en proverbes. Chaque spectateur tient essentiellement à ce que les rôles de Molière soient interprétés conformément à la tradition de ce maître en l'art d'écrire les pièces et en l'art de les interpréter. On considérerait comme une profanation tout changement introduit dans le texte original ou même

l'atténuation de quelques termes qui, même à l'époque de Molière, étaient considérés comme trop crus. Il ne se passe pas d'année sans qu'une nouvelle édition des œuvres de Molière ne voie le jour; ^des savants sont occupés sans cesse à rechercher et à épurer de nouveaux manuscrits ; sa gloire est célébrée dans d'innombrables conférences publiques; les expressions qu'il met dans la bouche de ses personnages se retrouvent partout, et les types créés par lui, ses principales œuvres, revivent sans cesse. Certes un peuple qui honore ainsi ses grands esprits ne fait que s'honorer lui-même.

« Eh bien, cette fois-ci, nous, Allemands, nous ne ferons pas défaut dans le cortège qui s'achemine vers le buste de Molière pour ceindre son front toujours jeune de nouveaux lauriers; car, là-bas, au seuil du temple de l'Art, la haine de race, qui sépare Français et Allemands, doit expirer comme les furies d'Oreste s'arrêtent à l'entrée du buisson sacré du dieu de Delphes.

« Il est une double raison qui doit pousser les Allemands, plus que tous les autres peuples, à ne marchander à Molière ni leur respect, ni leur admiration. S'il convient déjà que le vainqueur, favorisé par le sort des armes, confirme par son témoignage que l'humanité doit beaucoup à la grandeur intellectuelle du vaincu, les Allemands, eux, ont contracté une dette toute particulière envers Molière.

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« A Pépoque de la lutte intellectuelle que la littérature allemande a été forcée de soutenir contre l'influence écrasante de l'école française, Racine, Corneille et toute la littérature de cette période ont été condamnés sans jugement, et Molière n'a pas été exclu de ce verdict. Beaucoup d'entre nous acceptent sans réfléchir l'injuste arrêt de Schlegel, qui considérait le talent de Molière tout au plus suffisant pour la farce. Ceux-là ne font pas attention au jugement porté par un appréciateur autrement compétent que Schlegel : Gœthe. Celui-ci écrit à Eckermann ; « Molière est tellement grand, « que chaque fois qu'on le relit on se sent pris « d'étonnement. Je lis chaque année quelques-unes « de ses pièces, de même que je contemple de « temps à autre les gravures exécutées d'après les « grands maîtres italiens, car nous autres, petits, a sommes incapables de concevoir d'aussi grandes « choses. Il faut retourner sans cesse à la source « pour nous rafraîchir la vue et la mémoire. » « Depuis quelque temps, il est vrai, nous avons été témoins de courageux efforts tentés pour réparer l'oubli et l'injustice du passé. La traduction, avec introduction explicative pour chaque pièce des œuvres de Molière, par le comte Baudessin, les essais si remarquables de Paul Lindau ^ et de M. Schereizer ont beaucoup contribué à réveiller

I. Voyez Molière in Deutschlatid, von Pâul Lindau. (Wien, Arnold Hilber g, 1867, in-8.)

en Allemagne la sympathie pour le plus grand poète français.

« Molière s^est rapproché de nous comme poète et comme homme; le cercle s'élargit toujours de ceux qui prennent part aux luttes et aux souffrances de sa vie, de ceux qui suivent avec admiration ses progrès incessants dans Part, de ceux qui seiftent son grand et noble cœur battre dans chacun de ses ouvrages. Molière ne nous appartiendra peut-être jamais tout à fait comme Shakspeare; mais, précisément parce qu'il est le plus français des auteurs français, il appartient à l'humanité tout entière comme les deux poètes nationaux de l'Italie et de l'Espagne : Dante et Cervantes.

« Vouloir chercher à amoindrir la signification et le génie de Molière, parce qu'il aura mélangé des minéraux étrangers avec l'or de sa poésie, serait une entreprise bien hasardée.

« Il est évident que ce prince des poètes, conquérant tout comme un roi, a mis à contribution ses devanciers anciens et modernes. Plante et Térence lui ont servi, bon gré, mal gré, et il a emprunté à l'antiquité plus d'un de ses procédés dramatiques; mais une fois que son génie a pu déployer ses ailes, sûr de vaincre, il s'est écrié : « Laissons Plante et Térence de côté, allons droit a à la nature! » Il suffit du reste de comparer son Avare à VAulularia de Plante pour montrer comment il s'entendait à adapter sa propre couleur

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nationale à une donnée puisée en dehors de son temps et de son pays.

<( Il a fait aussi plus d'un emprunt à la comédie espagnole ; mais avec quel art infini il a su franciser ces figures, et les faire se mouvoir dans une action nouvelle! De même pour la comédie italienne qu'il avait eu occasion d'étudier sur le vif à Paris même. Mais qui donc voudra reprocher à Molière d'avoir enrichi ainsi la scène française et de l'avoir dégagée des réminiscences italiennes du même coup?

« Ses imitations de poètes étrangers et ses essais malheureux dans la tragédie ont occupé Molière jusqu'à sa quarantième année. Jusqu'alors^ il doutait encore de lui-même, en proie aux soucis et aux contrariétés, allant de province en province... Le premier effort de son génie se manifesta d'une façon encore bien modeste dans le Dépit amoureux. Là encore il s'appuie sur une donnée étrangère, mais il puise dans sa propre expérience tous les chagrins, toutes les disputes, tous les orages d'un nouvel amour; c'est seulement à son retour à Paris, dans la plénitude de l'âge mûr, qu'il se décide à peindre l'homme sur le vif. Alors il enferme les anciens dans sa bibliothèque, il jette par-dessus bord les figures clichées du théâtre italien et choisit même la prose en lieu et place du langage obligatoire des vers; puis, avec une hardiesse dont ses contemporains n'ont pu revenir de longtemps, il peint tous les travers qui le

frappent dans cette vie de Paris : les modes excentriques, la prétention dans le langage^ bref, toute cette éducation faussée qui dominait alors.

« Et ce Molière, qui n'avait en vue, comme nous l'avons fait remarquer, que la création de types essentiellement français, a réussi de la sorte à en former qui sont de tous les pays et de tous les temps.

« Nous nous bornons à citer, entre autres figures : Tartuffe, Vavare Harpagon, Alceste, George Dandin, etc.

« Est-ce que ce rôle à.\i Bourgeois gentilhomme, ce parvenu transporté d'enthousiasme lorsque son professeur lui révèle q;i'il faisait de la prose sans le savoir, ne semble pas copié sur le premier venu de nos hauts barons de la finance?

« Quelle superbe collection de bas-bleus dans les Femmes savantes, quel modèle de coquette que la Célimène du Misanthrope ! Y a-t-il rien qui soit d'un comique plus achevé que la série de pédants boursouflés qu'on nous montre dans la trilogie de V Amour médecin, du Malade imaginaire et du Médecin malgré lui? La création de l'œuvre de Molière embrasse tout, depuis la simple farce jusqu'à la comédie, qui atteint chez lui des proportions tragiques; presque toujours il a fustigé les folies, les vices, les passions qui forment le lot commun de l'espèce humaine ; mais souvent aussi il est descendu en lui-même, et il a mis à nu sa propre souffrance, ouvertement et sans égards pour

lui-même. Oui, certes, on peut dire qu'il a écrit le Misanthrope avec toutes ses larmes et tout son sang.

t( Molière avait adopté ce sage principe : « Le H plus grand précepte de tous les préceptes est de « plaire. » Quand une pièce de théâtre a produit son effet, c'est la meilleure preuve qu'elle a été bien faite. Il ne place pas l'idéal de la femme aussi haut que nos poètes germains; il veut la femme simple, modeste, bienveillante, instruite, mais sachant ne pas se targuer de sa science ; en un mot elle doit, selon lui, être telle que la nature l'a créée : faite pour les joies du ménage et non pour briller en public. Et c'est avec ce bon sens que Molière s'est attaché à montrer quels sont les devoirs de l'époux, des parents et des enfants, et, de cette sorte, les devoirs essentiels de la société humaine. »

M. Lauser applique enfin à Molière le mot'

admirable de Térence : « Homo sum » — Je

suis homme, et rien de ce qui est humain ne m'est étranger. Certes M. Lauser a raison de réclamer Molière pour l'humanité tout entière; mais n'oublions pas qu'il est purement, absolument, vraiment Français par ce bon sens que signale si bien l'écrivain autrichien, et qui fit la force de notre race dans le passé et en refera peut-être la solidité dans l'avenir.

La Comédie-Française a donc laissé, je le répète, à des poëtes et à des acteurs étrangers le

soin de célébrer Molière. Pendant ce temps^ nous recherchions, dans nos notes et nos souvenirs, des détails sur cette mort qu'on oubliait ici et qu'on saluait là-bas.

Molière était né au coin de la rue des Vieilles- Étuves et de la rue Saint-Honoré, dans une maison aujourd'hui démolie et connue alors sous le nom de la. Maison des Singes. Détail curieux : une boulangerie, ouverte depuis peu en face de l'emplacement où naquit, le 14 janvier 1622, Jean- Baptiste Poquelin, porte sur son enseigne ce nom populaire : A Molière. Quant à la maison où le grand poëte est mort, je crois, avec M. F. Lock, Pauteur du Guide alphabétique des rues et monuments de Paris, que c'est bien la maison de la rue de Richelieu qui porte le n° 34 1. Au coin de cette même rue de Richelieu et du boulevard des Italiens avait aussi demeuré Regnard, et Marivaux habitait également rue de Richelieu vers l'année 1763.

Rien n'est plus tragique que cette agonie de Molière telle que la raconte Grimarest. Elle était cependant absolument prévue. La toux, qui depuis longtemps secouait Molière , avait fort augmenté depuis la dernière année. Ce n'était plus déjà l'homme ni trop gras, ni trop maigre, dont M^^ Poisson, la comédienne, nous a laissé le

I. D*autres prétendent que c'est la maison qui porte aujourd'hui le n» 40.

portrait*; sa figure s'était creusée, son corps émacié. Louis Racine raconte^ dans ses Mémoires sur la vie et les œuvres de son père, que Boileau, effrayé de cette consomption lente, voulut déterminer Molière à abandonner le théâtre :

« Votre santé y dépérit, lui dit-il, le métier de comédien vous épuise; croyez-moi, il faut y renoncer!

« — Hélas, lui répondit Molière, c'est le point d'honneur qui m'arrête !

« — Et qMél point d'honneur? TépViqua Boileau; quoi! vous barbouiller la figure d'une moustache de Sganarelle et venir sur un théâtre recevoir des coups de bâton? Voilà un beau point d'honneur pour un philosophe tel que vous ! »

Boileau n'entendait pas ce que voulait dire Molière. Esclave de cette nécessité du métier qui attache le soldat au champ de bataille, le juge à son banc, le peintre à sa palette, l'écrivain à sa plume, le marin à son banc de quart, Molière se sentait lié par le devoir à ses planches poudreuses

I. Ce portrait, le voici : « Molière n'était ni trop gras, ni trop maigre, il avait la taille plus grande que petite, le port noble, la jambe belle, il marchait gravement, avait l'air très-sérieux, le nez gros, la bouche grande, les lèvres épaisses, le teint brun, les sourcils noirs et forts, et les divers mouvements qu'il leur donnait lui rendaient la physionomie très-comique. » — A ces traits, à cette gravité et à ce sérieux, qui ne reconnaît le contemplateur ?

qui chaque jour lui donnaient un peu plus de fièvre et consumaient en lui un peu i)lus de vie. Il voulait demeurer à son poste, quitte à y mourir, et, pour prolonger le reste d'existence qu'il conservait en lui, il s'était mis à un régime sévère, ne réservant ses efforts que pour son cher théâtre et ses comédiens. Sur ces entrefaites, il se réconcilia avec Armande Béjart, sa femme ; il se laissa aller à Pécouter, à se départir de sa réserve et des soins qu'il prenait de lui-même, non pour lui-même, mais pour les autres. Une invitation qu'il accepta chez Ninon de Lenclos acheva d'irriter ses poumons. Depuis quinze ans sa poitrine malade le dévorait d'un feu intérieur et lui donnait cette admirable voix musicale, vibrante et profonde, qu'ont parfois les phthisiques et qui charmait tout le monde. Une tradition veut qu'il ait surtout accepté cette invitation chez Ninon parce qu'il y devait rencontrer Boileau, et que Boilcau lui avait promis de travailler avec lui au latin macaronique de la cérémonie du M^/^^e imaginaire. Je donne l'anecdote pour ce qu'elle vaut.

Toujours est-il que ce repas chez la future protectrice de Voltaire fut une des dernières parties de plaisir de Molière, la dernière sans doute. Il allait mourir bientôt.

Le vendredi 17 février KÎ73, )^^^ ^^ devait avoir lieu la quatrième représentation du Malade imaginaire, Molière, sentant que le mal était décidément le plus fort, dit au comédien Baron, son

ami : « Je vois bien qu'il me faut quitter la partie; mais qu'ua homme souffre avant de mourir! » Il était affreusement pâle, et Ârmande Béjart et Baron voulurent l'engager à ne point jouer ce soir-là son rôle d'Argan. Mais ici reparaît \q point d'honneur de tout à l'heure et l'idée du devoir :

« Il y a cinquante pauvres diables qui n'ont que leur journée pour vivre, dit Molière ; si je ne joue pas, qui leur donnera du pain? »

Quelle âme admirable et dévouée que celle de ce misanthrope, et comme Alceste donne à Philinte des leçons d'humanité! Il joua donc en toussant avec d'affreux déchirements ; il alla, il traîna jusqu'à la cérémonie; une convulsion dissimulée, étouffée sous un éclat de rire, le secoua terriblement ; puis, frissonnant, il monta dans la loge de Baron : « J'ai un froid qui me tue, » dit-il. Baron lui prit les mains; elles étaient glacées. Le comédien donna à Molière son manchon, appela ses porteurs, sa chaise, et, de la rue des Bons-Enfants à la rue de Richelieu, du Palais-Royal au logis de Molière, il demeura aux côtés de son maître et de son ami. Une fois chez lui, raconte Grimarest, Molière consentit à prendre un bouillon. Baron lui rapporta un de ceux que M"* Molière tenait toujours prêts pour elle-même, « car elle avait un soin extrême de sa personne. »

tt Eh! non, dit Molière, les bouillons de ma femme sont de vraie eau-forte; vous savez tous les ingrédients dont elle les compose. Donnez-moi

iitôt un petit morceau de fromage de Parmesan. » La bonne Laforest lui en apporta; il en mana avec un peu de pain^ puis se fît mettre au . Une quinte le prit comme il demandait un ciller rempli d'une certaine drogue à vertu dor- Itive; une veine se rompit dans sa poitrine, et sang lui sortit à flots |)ar la bouche et les nales. Pendant qu'il étoiiffait, puis râlait, on cherait des prêtres. Son valet et Martine couraient Saint-Eustache, la paroisse de Molière, et deïndaient un confesseur; deux curés refusaient, ; s'appelaient, l'un, Lenfant, l'autre, Lechat. afin le beau-frère de Molière, Jean Aubry, déla un troisième prêtre, nommé Paysant, avenir, jrsque l'abbé Paysant arriva rue de Richelieu, y trouva Molière mort entre les bras d'un genhomme, M. Couthon. Aux pieds du lit priaient iux religieuses à genoux.

Ces notes de Grimarest gardent, on le voit, ce ne sais quoi de précis et de réaliste d'un fait vers quotidien. Elles causent encore une émotion ve lorsqu'on les lit. Mais qu'est-ce que cette ort comparée au scandale des funérailles de olière, à ce refus de sépulture ordonné par . Merlin, curé de Saint-Eustache , poussé par 6' Harlay de Champvallon, archevêque de Pas? Qu'est-ce que cette sombre agonie comparée IX lugubres funérailles de ce grand homme de en qui s'appelait Molière? La nuit, le 21 février, algré la foule qui hurlait devant la maison et à

qui Armande Béjart jeta par la fenêtre mille livres pour l'apaiser, la bière de Molière portée à bras, fut enlevée de la maison mortuaire et, sans être présentée à l'église, dirigée par la rue Montmartre vers le cimetière. Baron, La Thorillère, Lagrange, Beauval, Chapelle, suivaient le convoi funèbre portant chacun une torche. A la lueur de la résine, La Thorillère put lire avec colère ces vers collés par quelque envieux sur les portes fermées du cimetière :

Il est passé, ce Molière,

Du théâtre à la bière, Le pauvre homme a fait un faux bond; Et ce tant renommé bouffon

N'a jamais su si bien faire

Le malade imaginaire Qu'il a fait le mort tout de bon ' I

La Thorillère arracha la pancarte insultante, les portes du cimetière s'ouvrirent et l'on enfouit enfin les restes de cet homme dont le génie avait été fait de bonté, de pitié, d'ironie et de souffrance.

Un écrivain, dont on fera bien de consulter le travail, que nous venons de relire avec profit, M. E. Burat de Gurgy, a publié, en iB j8, dans le Monde dramatique (^* année, t. VI, p. 3S3)) un curieux article sur cette Maison de Molière où venait de se passer le drame rapporté par Grimarest :

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