‹ Molière: son théatre et son ménageChapitre 6 sur 10 · I OO MOLIERE · texte numérisé non relu

I OO MOLIERE

d'abord séduit, et il avait essayé de ce style pour Don Garde ^ mais il reconnut bien vite que cette forme, quelque élégante qu'elle fût, lui allait mal et convenait peu au théâtre où il fallait peindre d'un seul coup, à grands traits non tâtés.

Par cette pièce, il se releva de la chute de Don Garde ^ acheva d'emporter les bonnes grâces du roi et celles de la foule.

Mais entre le roi et la foule, que de messieurs, que de dames, que de graves auteurs blessés, piqués, outragés, que d'honneurs à venger!..

C'est vers ce temps, je pense, qu'il faut placer la petite anecdote du grand monarque déjeunant en tête à tête avec le grand comédien, et le relevant ainsi, aux yeux de tous, du mépris de ses nobles valets de chambre.

On voit, en effet, combien, dès celte époque, Molière était en faveur auprès du roi, puisque Sa Majesté elle-même daigna lui indiquer le sujet d'une scène des Ficheux.

Cette pièce des Fâcheux fut arrangée à la hâte pour la célèbre fête de Vaux, donnée par Fouquet, à la veille de sa dis-

SON THÉÂTRE ET SON MÉNAGE, lOI

grâce, au mois d'août 1661, deux mois après V École des Maris.

Ici les ridicules arrivent en foule : c'est une collection vivante d'originaux, une suite de satires à la manière de Despréaux, arrangées pour la scène, vives et franches, mais point liées entre elles.

Il y eut grand spectacle, ballet, décorations splendides... La Fontaine y était, il en écrivit à son ami Maucroix les détails :

D'abord aux yeux de rassemblée Parut un rocher si bien fait Qu'on le crut rocher en effet; Mais insensiblement se changeant en coquUle, Il en sortit une nymphe gentille^ Qui ressemblait à la Béjart, Nymphe excellente dans son art Et que pas une ne surpasse.

Aussi récita-t-elle avec beaucoup de grâce Un prologue estimé, Tun des plus accomplis Qu'en ce genre on pût écrire, Et plus beau que je ne dis, Ou bien que je n'ose dire, Car il est de la façon De notre ami Pélisson.

c Dans ce prologue, la Bé j art (Ar mande), qui représente la nymphe de la fontaine où se passe cette action, commande aux

divinités qui lui sont soumises de sortir des marbres qui les enferment, et de contribuer de tout leur pouvoir au divertissement de Sa Majesté : aussitôt les termes et les statues se meuvent, et il en sort, je ne sais comment, des Faunes et des Bacchantes •

c Tout cela fait place à la comédie, dont le sujet est un homme arrêté par toutes sortes de gens, sur le point d'aller à une' assignation amoureuse.

C'est un ouvrage de Molière; Cet écrivain^ par sa manière, Charme à présent toute la cour De la façon que son nom court, Il doit être par de là Rome :

J'en suis ravi car c'est mon homme.

Te souvient-il bien qu'autrefois Nous avons conclu, d'une voix, Qu'il allait ramener en France Le bon goût et Tair de Térence?

Plaatc n*est plus qu'un plat bouffon Et jamais il ne fit si bon Se trouver à la comédie; Car ne pense pas qu'on y rie De maint trait jadis admiré, Et bon in illo tempore.

Nous avons changé de méthode ; Jodelet n'est plus à la mode.

Et maintenant il ne faut pas Quitter la nature d'un pas.

Molière joua le rôle d'Eraste, amoureux d'Orphise, et le rôle d'Orphisc fut rempli par Armande :

Tai dft Tamour encor pour la belle inhumaine. Et ma raison voudrait que j'eusse de la haine.

disait Eraste, et puis il ajoutait :

Trompez, si vous voulez, un malheureux amant, Maltraitez mon amour, refusez-moi le vôtre ; Exposez à mes yeux le triomphe d^un autre; Oui, je souffrirai tout, .....

Les Fâcheux sont de 1661 ; Boileau, en 1 663 , publie VÉpttre à Molière :

Rare et famenx esprit dont la fertile veine Ignore en écrivant le travail et la peine, Pour qui tient Apollon tous ses trésors ouverts, Et qui sais à quel coin se marquent les bons vers; Dans les combats d'esprit savant maître d'escrime, Enseigne-moi, Molière, où tu trouves la rime.

Boileau, en écrivant cette Épître, pensait aux innombrables difficultés dont avait triomphé Molière avec un si rare bonheur dans le récit en vers de la partie de piquet et dans Thistoire de la chasse au cerf. Il restait confondu de cette marche aisée au milieu de tant d'écueils. Cette facilité à

raconter, en vers irréprochables, tous les détails d'une partie de piquet et d'un courre au cerf, l'étonnait aussi bien que la description du cheval. II observe atteniivcmeût chaque vers à mesure qu'il s'envole des lèvres de l'acteur et s'écrie, plein d'admîratipn :

Jimaii aa bout du vers on ne (c voit brancher.

La pièce cependant (quoique en trois actes) avait été faite et apprise en quinze jours. Il fallait deux ans à Boileau pour achever une petite satire.

Les Fâcheux furent dédiés au roi. C'est la seconde de ses pièces à laquelle Molière ait mis une préface (il en avait mis uae aux Précieuses). On lit dans cette préfece des Fâcheux les lignes suivantes :

■ Le temps viendra de faire imprimer mes remarques sur les pièces que j'aurai faites. >

Eut-il réellement cette pensée? cela est très supposable. Corneille écrivait alors ses remarques sur ses œuvres et peut-être se proposait-il de l'imiter en cela. 11 eût L'ié curieux d'entendre Molière disserter

sur son art. Mais aucune de ses dissertations n'eût égalé ses pièces* La comédie des Fâcheux^ improvisée à la bâte entre r École des maris et V École des Femmes^ ne vaut ni Tune ni l'autre de ces deux pièces; mais cependant quelle verve divertissante et vraie dans quelques scènes.

ES trois années (1658-61) qui viennent de s'écouler depuis son retour à Paris, furent les moins troublées de sa vie, et nous ne retrouverons plus jamais ce beau calme de l'École des Maris,

Établi sur le premier théâtre de France, honoré, applaudi, protégé par le roi, ayant, seul en son temps peut-être, conquis et mérité le droit de dire à tous sa pensée, il fut content quelques jours.

D'un autre côté, Armande était allée de

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treize à seize ans, dans cet intervalle, et Molière, heureux de sa charmante'élèvc, de son esprit, de sa grâce, qpnfîant dans l'avenir, écrivit tout d'inspiration, peu de temps après son mariage, ce beau rôle d*Ariste^ pour enseigner à tous, naïvement, son secret d'être heureux :

II nous faut, en riant, instruire la jeunesse, Reprendre ses défauts avec grande doucear, Et du nom de vertu ne pas lui faire peur.

Me$ soins pour Léonor ont suivi ces maximes.

Des moindres libertés je n'ai point fait des crimes; A ses jeunes désirs j'ai toujours consenti.

Et je ne m'en suis point, grâce au ciel, repenti.

II ne faudrait pas croire pourtant qu'il n'eût, ainsi qu'un autre, ses heures d'hésitation : il était homme :

Je sais bien que nos ans ne se rapportent guère,

se disait-il quelquefois; mais

Une grande tendresse et des soins complaisants

pourront, peut-être.

Réparer entre nous l'inégalité d'âge.

Ses amis non plus n'étaient pas sans le détourner de cette union :

Votre dessein pour vous me fait trembler de peur; Et, de quelque façon que vous tourniez Taffaire, Prendre femme est à yous un coup bien téméraire.

A quoi, peut-être, il répondait, au moins intérieurement :

À des charmes si doux je me laisse emporter Sa grftce est la plus forte

OLiÈRE se maria le 20 février 1662, à Saint-Germain-FAuxerrois, la veille du Mardi-Gras:

il avait quarante ans passés; Armande n'en avait pas dix-sept.

f Celle-ci ne fiit pas plutôt M»» Molière, dit Grimarest, qu'elle crut être au rang d'une duchesse, et elle ne se fût pas donnée en spectacle à la comédie.

pensée fut justement un des grands secrets de Molière. Il avait senti qu'il ne suffisait pas d'avoir en soi le sentiment du vrai, qu'il fallait encore le savoir communiquer aux hommes de toutes les classes; qu'il fallait, lorsqu'on est dans le bon sens quant au fond, rester aussi dans le bon sens quant à la forme. Doué d'une âme ardente, d'un esprit par-dessus tout novateur, il eut cependant toujours un langage si riche de sens commun et de simplicité, qu'il semble, quand on l'entend, qu'un chacun eût pu dire tout ce qu'il dit.

Il n'hésita pas longtemps : en juin, quatre mois après Don Garcie^ il représente V École des Maris, Il se décida enfin à faire paraître la petite Armande sur son théâtre, à côté de lui. Le véritable confident de sa passion jusqu'à la fin de sa vie, ce fut le public, ce public, qui chaque soir accourait , avide de l'entendre : il voulut lui montrer quelle charmante élève il avait faite ; il écrivit pour elle le court et joli rôle de Léonor^ qui lui ressemble tant.

Les commentateurs prétendent que la pièce est tirée des Adeîphes de Térerfce;

eh I Molière Ta tirée bien plus encore de lui-même. Qu'importe le cadre? Sans doute, quand il mit au jour cette page de sa vie, il était imbu de Térence, et c'^est la plus antique de ses pièces; mais faut-il ne voir là qu'une imitation littéraire ! S'il se plut tant aux Âdelphes, s'il les relut souvent et entreprit de les faire revivre, c'est qu'il sentait qu'ils revivaient en lui. La ressemblance, d'ailleurs, est-elle donc si grande? Les deux vieillards, dans Térence, élèvent deux garçons : cela seul ne change-t-il pas tout?

Il tira donc sa pièce, non de la pièce antique, mais de la comédie éternelle du cœur humain qu'il lisait en lui et hors de lui, comédie immense, inépuisable, d'où Térence lui-même avait tiré son théâtre, tout en s'aidant des Grecs.

UÉcole des Maris est la première pièce imprimée du consentement de Molière; pour la première fois, sans doute, il avait approché de sa pensée. Cette forme est bien la sienne, en effet, franche, hardie, vigoureuse ; c'e«t la fresque aux brusques fiertés. La correction et le poli du vers de Boileau (le procédé à Vhuiîe) l'avaient

d'abord séduit, et il avait essayé de ce style pour Don Garde, mais il reconnut bien vite que cette forme, quelque élégante qu'elle fût, lui allait mal et convenait peu au théâtre où il fallait.peindred'un seul coup, à grands traits non tâtés.

Par cette pièce, il se releva de la chute de Don Garde, acheva d'emporter les bonnes grâces du roi et celtes de la foule.

Mais entre le roi et la foule, que de messieurs, que de dames, que de graves auteurs blessés, piqués, outragés, que d'honneurs à venger!..

C'est vers ce temps, je pense, qu'il faut placer la petite anecdote du grand monarque déjeunant ea tête à tête avec !e grand comédien, et le relevant ainsi, aux yeux de tous, du mépris de ses nobles valets de chambre.

On voit, eu effet, combien, dès celle époque, Molière était en faveur auprès du roi, puisque 5ii Majesté elle-même daigna lui indiquer le sujet d'une scène des /'ickeux.

Cette pièce des Fâcheux fut arrangée à la hâte pour la célèbre fête de Vaui, donnée par Fouquet, â la veille de sa dis-

SON THEATRE ET SON MENAGE, lOI

grâce, au mois d'août 1661, deux mois après V École des Maris.

Ici les ridicules arrivent en foule : c'est une collection vivante d'originaux, une suite de satires à la manière de Despréaux, arrangées pour la scène, vives et franches, mais point liées entre elles.

Il y eut grand spectacle, ballet, décorations splendides... La Fontaine y était, il en écrivit à son ami Maucroix les détails :

D'abord aux yeux de l'assemblée Parât un rocher si bien fait Qu'on le crut rocher en effet; Mais insensiblement se changeant en coquille, II en sortit une nymphe gentille, Qui ressemblait à la Béjart, Nymphe excellente dans son art Et que pas une ne surpasse.

Aussi récita-t-cUe avec beaucoup de grâce Un prologue estimé, F un des plus accomplis Qu'en ce genre on pût écrire, Et plus beau que je ne dis, Ou bien que je n'ose dire, Car il est de la façon De notre ami Pélisson.

c Dans ce prologue, la Béjart(Armande), qui représente la nymphe de la fontaine où se passe cette action, commande aux

MariS) d'étudier assidûment les ancieos; mais tout annonce qu'après cette pièce, il passa à nos vieux français (voyez le long sermon d'Arnolphe, le portrait de la vieille, etc., tout empreints de Rabelais, de Régnier, etc.). C'était alors la forme qu'il cherchait, la vraie forme française.

Je n^ai plus que faire^ disait-il, d'étudier Plaute et Térence^ ni d'éplucher les frag* ments de Ménandre; je n'ai plus qu'à étudier la nature.

Ce fut le monde intérieur surtout, ce fut son propre cœur qu'il étudia. Won pas qu'il n'ait observé toute sa vie, avec une extrême attention, la comédie qui se joue sur terre entre les hommes; mais c'est moins dans cette étude qu'il s'instruisit que par une longue et douloureuse contemplation de ses propres infirmités; de là peut-être ce grand sérieux qu'on remarquait en lui. Dans ses prremières pièces, il est vrai, avant les malheurs de son mariage, ce sont plutôt les ridicules observés en autrui qu'il nous montre. Nous le voyons jeter un coup d'œil rapide sur la société qui l'entouref et l'esquisser à grands traits. Le malheur le fait rentrer

SON THEATRE R SON IliNAGE. II|

en lui-même. Trouvant dans son fime, au milieu de tant de grandeurs, de si inexplicables fidblesses, ce ne fut plus seulement avec les ridicules d'autrui qu'il fit rire, mais avec les siens propres. Il se vit et se montrera, désormais, luttant et s'eflorçant contre lui-même, aspirant à s'élever au-dessus de la vie commune :

Ah! boarreaa de dettin, vous en aurez menti 1 jusqu'à ce qu'il arrive à cette conclusion :

. . . que c*est à tort que sages on nous nomme.

Et que dans tons les cœnrs il est toujours de Thomme.

Il ne faut pas croire, toutefois, malgré cette observation assidue de la nature, qu'il ait dédaigné jamais de s'éclairer des travaux et des expériences de ceux qui l'avaient précédé dans la vie; il lisait sans cesse, fouillait et furetait partout. Latins, vieux Français, Italiens, Espagnols^ point de bouquin^ dit un contemporain, qui se put sauver de ses mains. Rien ne Ipi était indifférent de ce qui tenait au grand art qu'il aimait. Poliahinelle, Arlequin, Tabarin, Scaramouche l'eurent souvent pour

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sptçtatiVir dtvant leun trétéAM^ a« iiaiieu de k fouiie^ doatii oèierv6ic éVcs toiii lés momdrtt mouTemtfitét Tout l«i servait^ ^n génie WouVait partout « puiser.

'École des Femmes ût scandale ^ les dévotls se plàighîrent »

le sermon' sur l'enfer et les chaiidières bouiiIflntaB les révt>l- .tttù. Mâii cte qui tes oâiisquaic le plus, IfCtak ^Ut-^ttlî ee qu'ils disâièht le moins. •APndIphe 9k la narre Agnès^ au deuxième WMi fettt ènstt&bie un diàlàgue qui deviUt

L'a^^Hlion de cette totnédie fUt^ dtf as

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SON THÉATIIB W iON MéNAGE. 1 1 5

Moitir» 6it yvait invUài m j^hUs» indîgnemeBt moqué par 1m fiomédi^na ^ rhôtel de QauiigQgae. ComéiUeQ, a^tima, tfpigrai^mes, pouineta, iriçUet^, pauvret de tous genpes, de toutes parts hruissaient contre le grand coméc^eii.

Mais, au plus fort du scandale, au pn»

mier jour del^n i66|, Boileau lut adressa sesstfunces:

En vain mille jaloux esprits, Mqlî^fe^ QMÇt 4VÇ6 ipépns Censurer ton plus bel ouvrage;

àa (^hsrmants asfvfté» .

Etc.

;^e roi luirJA^pftç RC voulut p^ r^st^r ttÇVtr^ ; y $ç (Jéçl^ft par unç pen^pp dç

i,QOQ livrer ^ M^ièrç* Dç l?i, If Rm^T'z ciment qu floi^ ç^u^çriq " §itppje i^t §ç?

KeÂPQ du pq^tç Hve.ç 6^ ipu^ç, (jÈaa§ fecj^^lle sç ^poijvent; cgf çl^^rwî^p.;^ ver^ 8\jr

Pèf\ que voi;s ouvrirez la bo\}ç^e Pour lui parler de grftce et'de bienfait, Il «omproidra d^abQKd cq <|Utt vont voottz 4iT%

^t H mettant 4<>i|c.f meq^ à ççwiprç, t)*un air qui sur les coeurs fait un charmant elTet, Il paaacra^eaaimeQA ttait.

Il6 MOLliRB

Mais loin que cette protection du monarque apaisât la cabale, les cris n'en éclatèrent que plus fort ; à tel point que ses camarades, indignés, voulaient qu'il imprimât, en tète de sa comédie de V Ecole des Fevu' mes^ quelque longue pré&ce en réponse aux censeurs. Mais Molière sentait qu'une froide dissertation serait peu son feit; ce qu'il lui fallait, c'était une réponse sur son théâtre; il la fit et la fit admirable.

La petite comédie de la Critique^ tissue de fine badinerie, amusa les amis, divertit le public, mais irrita davantage.

Les libelles se remplirent d'imprécations; le dépit, la jalousie se changèrent en rage, en sourdes menées; cène furent plus seulement bons mots et quolibets, mais des guets-apens et des coups.

Un duc, le duc de La Feuiilade, ayant cru se reconnaître dans le marquis Tarteà'Ia-'Crème de la Critique^ voyant un jour passer Molière dans un appartement, lui fit signe, comme s'il eût voulu l'embrasser.

Molière s'étant incliné, il lui prit la tête entre ses mains, et s'écriant : Tarte'^à-'lcL' Crème, Molière^ Tarte^à-la-Crèmel II le

frotta contre ses botttons et lui mit le visage en sang.

Rentré chez lui, qui trouvait-il, quelles consolations? D'abord c'était Chapelle, son ancien condisciple, poète agréable, qui aimait bien Molière, mais homme de plaisirs, qui lui reprochait toujours son humeur rêveuse j qui voulait que^ sans s'em* barrasser de rien^ il Jût toujours disposé à la foie.

Éperdu, il courait à sa femme... Spiri^ tttdle et coquette Célimène^ peu soucieuse des chagrins de son mari, mais occupée seulement du désir de montrer aux yeux de tous les grâces qui brillaient en elle, quel accueil en recevait-il ? à peine Técoutait-elle 1

Au moment où il allait s'épancher : Par^ Ions à cœur ouvert,., un domestique entrait :

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