GENRE TRITON
quille (fig. 1, pl. 5) atteint ordinairement 23 à 95 centimètres de longueur ; elle est fusiforme, ventrue; les tours de spire sont ornés de cordons aplatis, avec des varices lamelleuses. L'ouverture est blanche, grande, ovale, évasée à la base et terminée par un canal court. Le bord est mince et fortement denté sur toute son étendue. La couleur générale de la coquille est blanchâtre, parsemée de taches rousses. Ce Zriton est bien connu des marins qui, après avoir brisé l'extrémité de la spire, l'emploient en guise de trompe. On ne le trouve presque Jamais rejeté sur la plage parce qu'il vit dans les grands fonds ; mais il est capturé quelquefois dans les filets. Il est peu commun sur nos côtes de l'Océan et devient rare sur nos côtes méditerranéennes.
Triton corrugatum (Lam.), Triton froncé.
Ce Triton (fig. 2, pl. 4) se distingue par sa coquille . épaisse, plus ou moins fusiforme, turriculée, ridée transversalement, avec des côtes longitudinales garnies de petits tubercules irrégulièrement disposés sur les tours. L'ouverture, fortement dentée, est blanche, souvent avec une tache brune au-dessus de chaque dent. Un drap marin très épais, verdâtre et velouté, recouvre la coquille, quiestentièrement blancheet a 80 à 90 millimètres. Ce Triton vit sur les fonds sablonneux. Rare sur notre httoral de l'Océan, il est très commun sur nos côtes de la Méditerranée, principalement dans les parages de Cette, où les pêcheurs en prennent fréquemment pour les vendre sur le marché, confondus avec le Murex brandaris. On les mange sur cette partie du littoral, dont les habitants consomment sans répugnance presque tous les Mollusques de leurs côtes.
Triton cutaceum (Lin.), Triton cutacé.
Il vit dans les mêmes lieux que le précédent. Sa coquille (fig. 4, pl. 6), assez variable dans sa forme, est ventrue, garnie de nodosités sur les premiers tours et sillonnée de côtes transversales. Elle a 60 à 65 millimètres. L'ouverture est blanche, dentée à l’intérieur et garnie extérieurement d'un bourrelet épais et noduleux. La couleur de la coquille est chamois ; elle est recouverte d'un épiderme fauve, très mince, membraneux et finement strié.
Ce Triton est peu commun sur nos côtes océaniques, où on le trouve depuis l'embouchure de la Loire jusqu à Biarritz. Il est commun sur notre littoral de la Méditerranée, où il se vend sur les marchés avec l'espèce précédente.
Genre Fasciolaria (Lam.), Fasciolaire,
Les Fasciolaires ont des coquilles fusiformes, à tours ronds ou anguleux, à canal ouvert. Quelques espèces exotiques atteignent des dimensions considérables. Une seule espèce vit sur les côtes de France et seulement dans la Méditerranée :
Fasciolaria Tarentina (Lam.), Fasciolaire de Tarente.
Cette Fasciolaire (fig. 3, pl. 4) a une coquille turriculée formée de sept tours portant un rang de tubercules terminés en forme de plis. Elle a 30 à 35 millimètres. Sa coloration est un blanc sale où blanc verdâtre. L'ouverture est blanche sur les bords, rougeûtre à l'intérieur.
Cette espèce est rare sur toutes nos côtes méditerranéennes.
GENRE FUSUS. 67
Genre Cancellaria (Lam.), Cancellaire.
Dans ce genre les coquilles sont cancellées, avec l'ouverture canaliculée en avant.
Une seule espèce représente ce genre sur les côtes de France (littoral de la Méditerranée) :
Cancellaria cancellata (Lam.), Cancellaire rosette.
Sa coquille (fig. 4, pl. 4) est ventrue, atténuée à ses extrémités. Ses tours sont arrondis, striés par des côtes longitudinales obliques, et traversés par des côtes horizontales plus petites. Ces côtes sont garnies de petits tubercules à leur point d'intersection ; la coquille est comme gaufrée et rude au toucher. Sa longueur est 30 à 35 millimètres. L'ouverture est allongée et se termine à sa base par un canal profond et recourbé vers le dos. Le bord est tranchant et denté intérieurement. La columelle est pourvue de deux plis peu élevés et d’un troisième très gros. La coloration générale de cette Coquille est blanche avec des bandes brunes. Elle n’a pas d'opercule, probablement parce que l’animal est suffisamment protégé par l'ouverture étroite de sa coquille.
Commune sur les côtes d'Algérie, cette Cancellaire ne se trouve que sur notre littoral de la Méditerranée, où elle est rarement prise au large par les pêcheurs.
Genre Fusus (Zam.), Fuseau.
Les Fuseaux, comme leur nom l'indique, ont des coquilles allongées, terminées par un canal droit et long. Ce genre est très voisin des Fasciolaires, dont il ne dif- fère que par l'absence de plis à la columelle. Quelques Fuseaux exotiques atteignent de grandes dimensions :
les Fusus colosseus et proboscidalis sont les deux plus grands Gastéropodes vivants. Les espèces des côtes de France sont d'une taille beaucoup plus petite et sont toutes peu communes :
Fusus antiquus (Lin.), Fuseau du Nord.
La coquille de ce Fuseau (fig. 2, pl. 6) est ovale, fusiforme, ventrue, sans varices, et finement striée. Elle est d’une couleur jaune corné et longue de 80 à 90 millimètres. Sa coloration terne lui donne l'apparence d’une coquille roulée. L'ouverture est large, le bord tranchant, le canal court.
Cette espèce, qui vit dans les mers du Nord, est très commune sur les côtes d'Écosse, où elle est draguée en quantité pour l'alimentation. « Dans les chaumitres des Shetland on suspend ce Fuseau horizontalement et on s’en sert comme d'une lampe ; l'huile est contenue dans la cavité de la coquille, etla mèche passe dans le canal » (Fleming). Il à été trouvé plusieurs fois sur nos côtes océaniques, à Arcachon, sur le littoral de la Charente- Inférieure et du Morbihan et dans les parages du Croisic.
Le Fusus contrarius (Lin.), espèce très voisine du précédent, mais à coquille sénestre (fig. 3, pl. 6), aété trouvé également sur nos côtes de l'Océan, mais trop rarement pour qu'on puisse le considérer comme appartenant à la Faune francaise.
Fusus Jeffreysianus (Fischer), Fuseau de Jeffreys.
Cette espèce, qui a été confondue avec plusieurs autres, se distingue par sa coquille fusiforme, renflée vers le centre et légèrement striée dans le sens des tours. L'ouverture est blanche, le bord tranchant, le canal faiblement ascendant vers son extrémité. La coloration
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GENRE FUSUS. 69
générale de la coquille est blanche ; mais elle est recouverte d'un épiderme très mince qui lui donne une apparence verdâtre. Elle est longue de 40 à 45 millimètres.
Ce Fuseau vit à de grandes profondeurs ; on le trouve sur toutes les côtes du Sud-Ouest, depuis l'embouchure de la Loire jusqu’à l'Espagne. Il a été dragué vivant en dehors du bassin d'Arcachon et dans les parages de Belle-Isle-en-Mer.
Fusus Syracusanus (Lin.), Fuseau rubané.
On reconnait ce Fuseau à sa coquille allongée et turriculée (fig. 4, pl. 6), avec les tours de spires étagés et carénés à leur partie supérieure. Ces tours sont ornés de côtes longitudinales serrées et coupées transversalement par des sillons nombreux. L'ouverture ovale se prolonge en un canal étroit, légèrement oblique ; elle est striée intérieurement sur la lèvre droite. Sa coloration est un brun chamois coupé par des bandes blanches sur les côtes. Il atteint jusqu'à 40 millimètres.
Cette espèce ne se trouve que sur nos côtes méditerranéennes, où elle est peu commune.
Fusus rostratus (Olivi) ; Fusus strigosus (Lam.) ; Fuseau de Tarente. |
La coquille de ce Fuseau est allongée et turriculée. Elle se compose de sept tours ornés de stries transversales et surmontés par de petites lamelles, ce qui rend la surface rude au toucher. Elle est longue de 30 à 35. millimètres. Son canal est droit, mince, et dépasse en longueur celle de l'ouverture, qui est d’un blanc rosé. La coloration de la coquille est d’un roux clair. On trouve ce Fuseau seulement sur nos côtes méditerranéennes, à Port-Vendres, Cette, etc., maisil est assezrare.
Fusus pulchellus (Phil.), Fuseau élégant.
Cette espèce (fig. 5, pl. 4), qui à été admise par quelques conchyliologistes comme une variété de la précédente, est certainement une forme intermédiaire entre les Fusus Syracusanus et rostratus. Sa coquille est plus petite, turriculée, ornée de côtes longitudinales et de stries transversales. Son canal est court; sa coloration se compose d’un fond jaune clair avec des cordons bruns sur les côtes. C’est une espèce méditerranéenne qui vit dans les mêmes parages que l’espèce précédente et dont la longueur ne dépasse pas 20 millimètres.
Fusus lignarius (Lam.); Fusus corneus (Lin.), Fuseau Veiné. E
Ce Fuseau (fig. 5, pl. 6) est facile à reconnaitre à sa coquille épaisse, à tours de spire concaves à la partie supérieure. L'ouverture est ovale et terminée par un canal court légèrement relevé. Le bord est tranchant et obliquement strié à l’intérieur. Cette coquille qui est longue de 30 à 40 millimètres, est très variable dans sa taille et dans sa coloration; elle est ordinairement brune, ponctuée de blanc, quelquefois violette avec des lignes transversales blanches et interrompues. L'ouverture est blanche sur le bord, violette à l’intérieur.
Cette espèce vit sur les fonds sablonneux; on ne la trouve que sur notre littoral méditerranéen, où elle n'est pas très rare.
Fusus craticulatus (Blainv.), Fuseau costulé.
La forme de ce Fuseau le distingue de toutes les autres espèces de nos côtes. Sa coquille est plus courte, renflée dans son dernier tour; ses tours sont anguleux à leur partie supérieure, garnis de côtes longitudinales et de
GENRE TROPHON, 71 stries transversales. L'ouverture ovale est blanche, le bord est tranchant et strié intérieurement ; le canal est fort et soudé dans toute sa longueur. La coloration de la coquille est d’un jaune corné uniforme, Ce Fuseau vit sur les rochers et les plages sablonneuses de nos côtes méditerranéennes. Il y est peu commun et ne vit pas sur notre littoral de l'Océan.
Nous ne citons que pour mémoire les Fusus propinquus (Alder), Fusus Islandicus (Chemn.), Fusus gracilis (Alder) et Fusus Berniciencis (King), dont les coquilles ont été trouvées accidentellement sur nos plages océaniques, mais presque toujours dépourvues de l'animal, ce qui prouve qu'elles avaient été entrainées par les courants et qu'on ne peut les considérer comme appartenant à la Faune de notre littoral. Il en est de même pour le Fusus vaginatus (Cristof.) sur nos côtes méditerranéennes ; cette jolie petite espèce est ornée de varices en forme d'épines, plus longues sur le dernier tour; sa coloration est rousse.
Genre Trophon (Montfort.).
Le genre Zrophon est très voisin du genre Fusus, dont il n’est qu'un démembrement. Il est caractérisé par des coquilles à varices nombreuses, de forme variable, et terminées par un canal court ouvert en forme de gouttière. Une seule espèce vit sur le littoral francais :
Trophon muricatus (Montagu). Trophon muriqué.
Sa coquille, qui n’a que 6 à 8 millim., est fusiforme et turriculée, avec les tours arrondis et ornés de plis nombreux, longitudinaux et variqueux, entre-croisés de petites lamelles qui donnent à la coquille une apparence
gaufrée. L'ouverture ovale est blanche et terminée par un canal assez long et légèrement oblique. Le bord est mince et plissé intérieurement. La coloration de la coquille est gris rosé.
Cette espèce vit sur nos côtes méditerranéennes; elle a été aussi trouvée sur le littoral du Sud-Ouest, sur les côtes de la Gironde et à l'embouchure de la Loire; elle est rare partout.
FAMILLE DES BUCCINIDÉS.
(Animal carnivore semblable à celui des Murex. — Coquille échancrée en avant ou à canal brusquement réfléchi.)
Genre Buccinum (/in.), Buccin.
Les Buccins ont des coquilles à tours ventrus et peu nombreux, à ouverture large, à canal court. Une seule espèce vit sur notre littoral :
Buccinum undatum (Lin.), Buccin ondé.
Ce Buccin est bien connu sur nos côtes océaniques (fig. 6, pl. 6). Sa coquille est ventrue, striée transversalement et sillonnée longitudinalement de plis assez gros et obliques ; elle est longue de 60 à 70 millimètres. Sa couleur est grise ou blanchätre, l'ouverture est blanche ou violette à l’intérieur. Les exemplaires des côtes de la Gironde atteignent jusqu'à 11 centimètres de longueur et 1 de largeur.
Cette espèce, qui appartient aux mers du Nord, vit sur nos côtes du Boulonnais, de Bretagne et jusqu'au bassin d'Arcachon, mais ne se rencontre pas dans la Méditerranée.
Les Morues en absorbent une grande quantité, et on à
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trouvé dans l'estomac d’une Morue de 35 à 40 coquilles de ce Buccin ! Il est assez commun et on trouve fréquemment sur nos plages les capsules renfermant ses œufs (Voy. fig. 18).
Dans la baie de la Hougue, les pêcheurs le désignent sous le nom de an ; on le mange dans quelques localités des côtes de Normandie.
Genre Nassa (Zam.), Nasse.
Les /Vasses sont très voisines des Puccins, dont elles ont été séparées. L'animal est muni d’un pied large, avec des cornes divergeant en avant. La coquille, semblable à celle du genre précédent, a le bord calleux et élalé, formant une saillie en forme de dent près du canal extérieur.
Les Nasses vivent de chair morte et possèdent un odorat assez délicat pour reconnaitre de très, loin dans les eaux la présence d’un animal putréfié. Elles sont répandues dans toutes les mers et on les trouve depuis le niveau de la marée basse jusqu à 90 mètres.
Toutes les côtes de France en possèdent un certain nombre d'espèces :
Nassa reticulata (Desh.). Nasse réticulée.
C'est l'espèce la plus commune de nos côtes (fig. 7, pl. 6). Sa coquille, qui est longue de 25 à 30 millimètres, est ovale, assez eflilée, treilissée par des stries transversales et des plis longitudinaux. La lèvre externe est dentée, l'ouverture est blanche. Sa coloration varie du blanc jaunâtre au brun.
Cette Nasse, qui porte dans le bassin d'Arcachon le nom vulgaire de Cornichon, est bien connue des marins
à cause de ses ravages dans les parcs d'huitres. Ne pouvant perforer les coquilles aussi facilement que le Murex erinaceus, elle s'attaque de préférence aux huitres blessées. « Il suffit de jeter un poisson pourri sur le rivage pour la voir arriver en droite ligne et de tous les points dans un rayon de plusieurs mètres vers cette substance odorante. » (D' Fischer.) Mais elle est, à son tour, fréquemment victime d'un crustacé, le Bernardl'Ermite, qui la dévore pour s'emparer de sa coquille. Elle est commune sur toutes nos côtes de l'Océan, de la Méditerranée et jusque dans l'étang de Thau.
Nassa incrassata (Mull.), Nasse épaissie.
Cette Nasce (fig. 8, pl. 6) est facile à reconnaitre à sa coquille longue de 12 à 15 millimètres, à plis longitudinaux élevés, légèrement obliques, et àstries décurrentes. L'ouverture est arrondie, le canal très court. La lèvre est dentée intérieurement et garnie à l'extérieur d'un bourrelet épais. Sa coloration est très variable : fauve clair ou rosée, avec trois zones plus foncées sur le dernier tour. Elle a été désignée par Bruguière sous le nom de Buccin ascanias et par Payraudeau sous celui de Vassa Lacepedii (Nasse de Lacépède). Elle est très commune sur toutes les côtes de France.
Nassa pygmæa (Desh.), Ranella pygmaæa (Lam.), Nasse pygmée.
Espèce très voisine de la précédente dont elle diffère par sa coquille plus mince, à lèvre violacée, à ouverture plus arrondie. Sa coloration générale est jaunâtre avec trois bandes plus foncées. Elle habite aussi sur toutes nos côtes.
Nassa variabilis (Phil.), Nasse variable.
GENRE NASSA, 79
Cette Nasse, comme son nom l'indique, offre dans la coloration des variétés dont on a fait plusieurs espèces ; nous les réunissons ici (fig. 9, pl. 16).
Celle qui a été nommée par Payraudeau Vassa Cuvieri (Nasse de Cuvier) a une coquille ayant les premiers tours costulés et les deux derniers lisses. Elle est d'un gris ambré avec des stries transversales accompagnées de lignes très fines d’un rouge bai, pointillées de blanc ; la lèvre droite est dentée à l’intérieur et tachée de brun à l'extérieur. Une autre variété, nommée par Payraudeau Nassa Ferussaci (Nasse de Férussac) est facile à reconnaître à sa coloration d'un brun noirâtre, excepté au sommet des tours qui est taché de blanc. L'ouverture est d'un blanc pur. Elle est longue de 9 millimètres.
Celle qu’on peut considérer comme le type de l'espèce est intermédiaire entre ces deux variétés, d'une coloration jaunâtre avec des linéoles brunes. Ces Nasses ne vivent que sur nos côtes méditerranéennes, où elles sont assez communes.
Nassa grana (Desh.), Nasse graine.
Sa coquille (fig. 11, pl. 6) est longue de 12 millimètres, ovale, lisse et luisante. Sa lèvre est finement dentée à l'intérieur et bordée extérieurement d’un bourrelet large et aplati. Sa coloration est blanc-jaunâtre ; le dernier tour assez ventru est sillonné de petites lignes interrompues d'un brun rouge. Cette espèce ne se trouve que sur nos côtes méditérranéennes, où elle est peu commune.
Nassa mutabilis (Lin.), Nasse ceinturée.
C'est la plus grosse Nasse de notre littoral. Sa coquille est longue de 25 millimètres. Elle est ventrue, à spire acuminée. Le bord externe est strié. Une bande alternative-
ment blanche et rousse couronne les tours (fig. 40, pl. 6). La coloration générale de la coquille est fauve clair ; l'ouverture est blanche. Elle ne vit que dans la Méditerranée, où elle estcommune. Son operculeestcorné, jaune, dentelé, et sa largeur n’est que du tiers de l'ouverture.
Nassa corniculum (Ohvi.), Nassa Calmeilii (Payr.), Nasse de Calmeil.
Cette Nasse a une coquille ovale, sensiblement etñlée et polie, longue de 45 à 18 millimètres (fig. 12, pl. 6). Sa coloration est d’un brun livide; elle est recouverte d’un épiderme verdâtre. L'ouverture est violette et dentée à l’intérieur. Elle est commune sur notre littoral méditerranéen et très abondante dans l’étang de Thau. Elle a été trouvée aussi dans les parages de Saint-Jean de Luz.
Citons pour mémoire d’autres espèces de Nasses qui n’ont été rencontrées qu'accidentellement sur nos côtes : Nassa trifasciata (Adams), Vassa Gallandiana (Fischer), Nassa nitida (Jeffreys), Vassa gibhosula (Lam.), etc.
Sous-genre Cyclonassa (Swains.), Cyelops (Wontf.).
Ce sous-genre renferme des coquilles ayant les caractères des Nasses, mais à forme semi- orbiculaire et plus déprimée. Deux espèces seulement vivent sur les côtes méditerranéennes de France :
Cyclonassa neritea (Monteros.), Nasse néritoïde.
Sa coquille (fig. 4 et 2, pl. 7) est haute de 6 à 8 millimètres et large de 12 à 15, à spire fortement aplatie, orbiculaire et oblique. Dans le jeune âge le sommet de la spire se termine par une petite pointe aiguë. L'ouverture est blanche, étroite et a la forme de celle du genre Nérite. La coquille est en dessus fauve ou brune, recou-