ARRETE NT
\ NS z N Ÿ SAN À NLENNSRIR SAS KNNUNERIS UN N RS UE NC ENS ta VEN NN
KN LM
Re
Fig. 9. — Plan de la monture d’une Fig. 10. — Drague drague réduit au 1/8. vue latéralement.
à l’eau et qu'on a laissé filer la longueur de corde jugée nécessaire, on amarre avec un nœud pouvant se défaire pour permettre à la partie de la corde restée à bord de filer s’il arrivait qu'un obstacle imprévu accroche la drague; dans ce cas, si on est à la voile on amène, et en tirant à pic ou en sens inverse, il est facile de dégager l'instrument ; à la rame la manœuvre est encore plus facile.
On peut, en l'absence de drague, employer les filets qui servent à la pêche à la seine, les chäluts, etc... On atteindra par Ce moyen certaines espèces qui vivent sur les fonds vaseux, quelquefois à une assez grande
profondeur. Sur les côtes de la Manche on prend ainsi des Tellina crassa, Cardium norvegicum, Pectunculus glycimeris, Buccinum undatum, etc... Sur les côtes du Sud-Ouest et de la Méditerranée, des Cassis, Cassidaria, Fusus, Triton, Murex, Cardium, Avicula, ete.
Lorsqu'on remonte le filet ou la drague, on en extrait le contenu avec soin; la boue vaseuse est recueillie dans un baquet, puis versée sur un tamis que l'on arrose d'eau à plusieurs reprises, l'eau s'écoule par le fond et les coquilles restent sur la toile mécanique. IL est aussi très utile de suivre les pêcheurs en se faisant admettre sur leurs bateaux. Lorsqu'on remonte le filet, il est rare qu'on ny trouve pas, parmi les poissons. quelques Mollusques souvent peu communs.
Les pêcheurs ont l'habitude de rejeter à la mer les débris d’Algues ou de plantes marines renfermés dans le filet ; 1l faut visiter ces débris avec le plus grand soin ; on y fera de bonnes captures, et c'est parmi ces plantes que l’on recueillera les petites espèces, telles que les Trochus, Rissoa, Phasianella.
Ceux qui n'ont pas le loisir d'accompagner les pécheurs pendant leurs excursions devront aller fréquemment sur la plage lorsque l’on tire les filets; ils pourront trouver également, dans les débris, des Mollusques qu'ils ne pourraient se procurer de toute autre facon. Enfin lorsqu'on est à proximité d'une ville, il est utile de visiter chaque jour le marché où les pêcheurs apportent, parmi des espèces comestibles, des coquilles souvent assez rares et qu'ils vendent confondues avec de plus communes. |
Pour les petites espèces, il ne faut pas négliger de
RECHERCHE DES MOLLUSQUES. a
scruter avec la plus grande attention la cale des barques servant à la pêche. On y trouve une grande quantité de petits Mollusques que les pêcheurs y jettent en secouant leurs filets. C'est là qu'on recueillera des Vassa, C'erithiopsis, Corbula, Syndosmia, etc.
Il est bon aussi d'examiner les gros Mollusques bivalves aussitôt après leur capture ; on y trouve souvent de plus petits qui vivent en parasites sur les premiers. Les Saxicaves s'amarrent par leur byssus sur les valves du Pecten Jacobæus et entre les côtes du même Pecten on trouve des espèces fort petites, telles que £ulima, Odostomia, Kellia, Poronia, ete.
Quant aux Mollusques qui vivent sur la zone du littoral, leur capture est beaucoup plus facile, 1l ne s’agit que de connaitre leur station. Ceux qui désirent se procurer le Donax anatinum n'auront qu'à fouiller le sable à quelques mètres du bord; c’est dans cette eau peu profonde qu'on le trouve en abondance en creusant avec la main la surface du sable, opération facile à faire, surtout en se baignant.
On doit se munir d'une petite bêche lorsqu'on fait une excursion sur les côtes après une grande marée ; ou cherche à reconnaître sur le sable les trous qui indiquent la présence de plusieurs espèces bivalves (Solen, Lutraria, Mya, Cardium, Venus). Leur présence s’y décèle ordinairement par de petites bulles d'air qui crèvent à la surface du sol, par de petites élévations coniques, par des trous ou des sillons dans le sable: avec le secou's de la bêche que l’on enfonce brusquement à quelques centimètres de profondeur, on parvient
à extraire ces Mollusques vivants.
A la suite d'une tempête violente, on doit parcourir promptement le littoral, à basse mer, et sans attendre qu'une marée nouvelle ait fait disparaitre les traces du mauvais temps. On y trouve beaucoup de Mollusques rejetés sur la plage avec des débris de toute sorte.
On doit visiter avec le plus grand soin ces débris et les Algues arrachées par le flot. On y fera bien des découvertes intéressantes. Il est aussi nécessaire de faire une provision de ces Algues qu'à son retour on dépose dans un vase rempli d'eau douce. Les petits Mollusques qui vivent sur les Algues se détachent alors et tombent au fond du vase. |
« Pendant que la mer est basse, dit M. Broderip, le collecteur doit se promener au milieu des rochers et des flaques, près de la plage, et chercher sous les sail-. lies de rochers aussi loin que ses bras peuvent atteindre. Un râteau de fer à dents longues et serrées sera un instrument utile dans ces circonstances. Il faut retourner toutes les pierres qui peuvent être remuées et toutes les Algues. »
Sur les roches lavées continuellement par la mer on trouvera les Patella vulgata, Tarentina, Cærulea, etc. Une seu'e espèce, la Patella punctata, vit sur les rochers au-dessus du niveau de la mer. On doit être muni d'un canif à lame très tranchante pour enlever, sans détériorer la coquille, ces espèces qui sont fortement adhérentes aux rochers. Il en est de même pour les CAiton, qui vivent dans les mêmes lieux et demandent une plus grande attention dans les recherches, la couleur de leur corps se confondant très facilement avec le rocher auquel 118 adhèrent. Les 7rochus sont plus faciles à re-
connaitre ; mais pour en capturer un grand nombre il faut retourner toutes les pierres submergées, sous lesquelles ils se tiennent habituellement et où l'on peut rencontrer aussi des Murex, Haliotis, Fissurella, Arca et Lima.
Sur tous les blocs de roche isolés qui parsèment la plage on trouvera de grandes quantités de Littorina cærulescens, même à une certaine distance des bords de la mer. Les autres espèces de Littorines se rencontrent en abondance sur nos côtes de l'Océan, fixées aux roches, goëmons et varechs qui découvrent à chaque marée. C'est là qu'on récoltera aussi la Purpura lapillus. Enfin sur les rochers submergés, parmi les fucus et autres plantes marines qui les recouvrent, on trouve plusieurs espèces de 7rochus, les Murex Edwards et Blainvillei, la Pisania maculosa, etc... Ces petits Gastéropodes vivent au milieu des Moules dont quelquesuns font probablement leur nourriture.
Pour se procurer des Mollusques perforants (Lithodomus, Petricola, Venerupis, ete.) on doit se munir d'un solide marteau de fer. En examinant les pierres ou les blocs de rocher submergés, on remarquera plusieurs trous ou galeries qui les sillonnent. Au moyen du marteau on brisera alors la pierre en ayant soin de ne pas endommager la coquille qu'elle renferme, C'est souvent dans les amas de pierre, au pied des phares, des môles ou des brise-lames, que l'on trouve la plus grande quantité de ces Mollusques.
Enfin quelques espèces rares peuvent être obtenues en visitant l'estomac de certains poissons, principale-
ment du genre 7rigla (Rougets et (rrondins) qui se nour-
rissent habituellement de crustacés et de coquillages vivant à de grandes profondeurs.
Les conseils que nous donnons ie1 pour la recherche des Mollusques marins s'appliquent également à toutes les côtes de France, mais il est évident qu'ils doivent être modifiés selon le littoral que l’on explorera.