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L'Isla del Coco, propriété sans conteste de la République de Costa Rica depuis 34 de siècle, est située dans l'Océan Pacifique par 5° 33/ de latitude boréale et 87° 02’ de longitude O. de Greenwich. Elle est séparée du point le plus rapproché du continent (1) par une distance d'environ 500 km. et est à peu près à mi-chemin des Iles Galapagos. Sa superficie est de 46,6 kilomètres carrés et son point culminant, dans la partie occidentale, s'élève à 675 m. au dessus de l'océan.
L'ile est de formation volcanique, quoiqu'on y rencontre aussi des dépôts calcaires, soit près du rivage, soit dans l’intérieur. Les côtes sont excessivement escarpées et presque inabordables, sauf dans les deux endroits de la côte septentrionale connus sous les noms de Baie de Chatham et Baie de Wafer, à environ deux kilomètres l’une de l’autre. La première de ces baies, soit la plus à l’est, offre le meilleur mouillage aux navires qui y jettent l’ancre de préférence, car la Baie de Wafer, plus à l’ouest, est mal protégée contre les bourrasques du SO. D'ailleurs toute cette région et même tout le pourtour de l’île sont semés d'ilots abrupts et d’écueils parfois à fleur d’eau, dangereux pour les embarcations en tout temps.
Tous les auteurs s'accordent pour célébrer l'aspect enchanteur de l’île vue de la mer, surtout de l'entrée de la Baie de Wafer. La forme générale est celle d’une crête de coq surélevée dans la partie occidentale. Les îlots du premier plan sont couverts de buissons rabougris et des oiseaux de mer en quantité innombrable, frégates, fous et goélands, tournoient sans cesse autour d'eux, projetant de rapides reflets blancs sur le bleu sombre de la mer, sur le fond vert d’'émeraude des terres et sur l’azur du ciel. L'île elle-même, que ses côtes abruptes font deviner d’une ossature puissante et rugueuse, est couverte d’une végétation luxuriante quoique peu variée au premier abord. Comme tapis des /ñomea près de la mer, des fougères dans l'intérieur. Les fûts blanchâtres des guarumos (Cecropia, sp.) et de la balsa {Ochroma Lagopus Sw.) alternent avec les stipes de rares palmiers, couronnés de feuilles semblables à celles du cocotier, et avec les troncs plus sombres d’autres essences. Maïs ce qui donne surtout un aspect pittoresque au paysage, ce sont les nombreux filets d’eau qui, de tous côtés, révèlent leur présence en tombant en cascatelles argentées du haut des falaises dans l'océan. Un petit ruisseau, l’Arroyo del Genio, débouche tranquillement dans la mer un fond de la Baie de Wafer, et, à celle de Chatham, viennent aboutir de même deux autres ruisselets, mais c'est là l’exception; presque partout les rochers à pic obligent les eaux à se précipiter d’une hauteur souvent considérable dans leur grand réservoir. Des pluies presque constantes pendant toute l’année alimentent ces nombreux ruisseaux et maintiennent une température très supportable dans l’île, malgré sa latitude.
L'intérieur de l’Isla del Coco, peu exploré, est partout raviné et dans peu d’endroits se rencontrent des terrains plats propres aux cultures. Un seul essai de colonisa-
Quant aux Invertébrés voici la liste des travaux publiés sur mes récoltes, sans parler de ceux de Mr. le Dr. E. von Martens qui, avec d’autres se rapportant aux mollusques, font l’objet du présent travail:
<Myriapodes recueillis à l'Isla de Cocos par Mr. le Professeur P. Biolley”, par Henry W. Brülemann.—Annales de la Société Entomologique de France. Volume LXXII, Année 1903, pp. 128-143, 1 PI.
“Amphipoda from Costa Rica” by Rev. Thomas R. R. Stebbing.—Proc. of the Un. St. Nat. Mus., Vol. XX VI, pp. 925-931, 2 PI; Washington 1903.
“Arachnids from Cocos Island” by Nathan Banks.—Proc. Ent. Soc. Wash., Vol. VII, N°1, pp. 20-23. February 1905.
“Quatre notices myrmécologiques” par Auguste Forel. II Æowrmis de l'Île de Coco, etc.—Annales de la Société entomologique de Belgique, Tome XLVI, 1902, PP. 176-179. ; |
“Termiten, Termitophilen und Myrmekophilen” 10 Anhang: Ueber cinige Termiten von Oceanier, E. Wasmann, S. J. Luxemburg.—Zoologischen Jahrbüchern Abth. f. Syst. Bd. XVII, Heft I, pp. 139-140. Jena 1902.
(1) Tous les auteurs indiquent pour ce point le cap Salsipuedes dans la péninsule de Osa, maïs il est probable que l’extrémité méridionale de la péninsule de Nicoya, soit le Cabo Blanco, se trouve un peu plus près. Les données sur la situation géographique de l’île varient suivant les navigateurs.
Sn,
tion agricole a été fait ces dernières années à la Baie de Wafer et il a fracassé promptement. Auparavant le gouvernement de Costa Rica avait tenté d’y établir une colonie pénitenciaire qui n’eut qu’une durée éphémère. A une époque plus reculée l’île a servi de refuge aux flibustiers et de point d'atterrissage aux baleiniers. A l’heure actuelle elle est complètement inhabitée. Quel sera son sort à l’ouverture du canal de Panama? Se transformera-t-elle, comme quelques uns le croient, en station de charbon et est-elle destinée à devenir une étape importante pour le commerce mondial? L'avenir le dira. (1)
Il paraît évident que l’Isla del Coco appartient, malgré la distance qui la sépare des Iles Galapagos, à la même formation que celles-ci. La plupart des auteurs (2) croient à un émergement de ces îles dû à une activité volcanique sous-marine et admettent que leur peuplement s’est fait par des apports du continent, Cependant le Dr. Baur a émis l'opinion que les Iles Galapagos étaient les restes d’une île plus grande qui elle-même avait été réunie, dans des temps encore plus anciens, au continent. (3) La présence de genres particuliers aux Galapagos s’expliquerait ainsi par une survivance et non pas par l’autochtonie. Mr. Henri Milne Edwards croit aussi à l'existence d’un continent ancien, aujourd'hui submergé, et fait la remarque que si l'Amérique centrale s’affaissait aujourd’hui, le sommet des plus hautes montagnes formerait des îles volcaniques du même genre que les Galapagos, quelques-unes avec leurs volcans encore en activité. Quoiqu'il en soit, il faut noter le fait essentiel que si l’Isla del Coco est d’origine volcanique indéniable, “la roche qui la compose n’est pas formée de couches de lave, comme c’est le cas pour les Iles Galapagos, Revilla Gigedo et Guadalupe dans l'Océan Pacifique, mais forme, au moins à la Baie de Chatham, une masse solide comme la roche volcanique de l’île Clipperton”. (4)
Quelle est l’origine de la faune de l’île? Ses affinités la rapprochent évidemment des formes continentales depuis le Méxique au Pérou, mais nos connaissances en matière d’invertébrés sur le continent même ne nous permettent pas d'affirmer pleinement ce qui semble le plus probable. Les travaux sur la faune de l’île, sauf ceux concernant les oiseaux et les mollusques terrestres, sont d’ailleurs trop peu nombreux et complets pour qu’on puisse en tirer des conclusions bien précises. Plusieurs espèces considérées comme nouvelles et particulières à l’Isla del Coco, se rencontreront peut-être plus tard sur
(1) Ces notes rapides ne seraient pas complètes si je passais sous silence que l’Isla del Coco est une île à trésor et que la plupart des expéditions qui ont été dirigées vers cet îlot solitaire ont eu pour objet la recherche d’une somme énorme enfouie dans son sol. Des versions diverses ont donné lieu à cette croyance qu’une longue série de fouilles infructueuses n’a pas réussi à détruire entièrement aujourd’hui même. Je n’ai pas à entrer dans le détail de ces recherches illusoires; qu'il me suflise de signaler le fait que certaines parties de l’île sont criblées de trous comme une écumoire et que les grosses pierres du rivage à la Baie de Chatham sont couvertes d'inscriptions laissées par les navigateurs.
(2) Darwin, Hooke, Salvin, Grisebach, Englar, M. Wagner, Wallace, Pescher, Wolf et Agassiz. (Scientific Results of Explorations by the U. S. Fish Commission Steamer Albatross. N° XXV “Æeport on the Mollusk-Fauna of the Galapagos Islands with Descriptions of new Species” by Robert E. C. Stearns.— Proceedings of the Un. Nac. Mus. Vol. XVI, 1893, pg. 358.
(3) Dans “American Naturalist”, April r891. Loc. cit. in 2. (4) Robert Evans Snodgrass et Edmund Helier: 7%e birds of Clipperton and Cocos
Zslands. Papers from the Hopkins Stanford Galapagos Expedition 1898-1890. Proc. of the Wash. Ac. of Sc. Vol. IV (1902), pg. 504.
la terre ferme. (1) Puis il y a les divergences d'opinions qui, pour la flore du moins, varient du tout au tout.
Mr. le Prof, À. Agassiz dit que cette flore “so szmilar to that of the adjacent coasf, telis its own story” (2), tandis que Mr. H. Pittier, à propos de son premier voyage, prétend que ‘“aguella flora pocas afinidades parece tener con la del cercano continente”. (3)
Pour Mr. À. Agassiz de même, la direction des courants le long des côtes du Mexique, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud explique parfaitement les apports végétaux et, à l'appui de sa thèse, il cite le fait que le fond de la mer est profusément jonché (strewun thickly) de débris végétaux que la drague ramène en grande quantité; il ajoute même: “7}is sas especially noteworthy in the line from he mainland to Cocos Island, and certainly offers à very practical object lesson regarding the manner in which that island must have received its vegetable products”. (4) Mais MMrs. Robert Evans Snodgrass et Edmund Heller prétendent que la direction actuelle des courants ne permet aucunement le transport de plantes ou d'animaux du continent à l’Isla del Coco: “7%e island lies in the warm counter equatorial current which flows past Cocos in an easterly direction toward Panama Bay, where its waters are deflected to the north and south. With the currents flowing as they now do, it is apparently impossible for plants or animals to be carried by them from the mainland to Cocos Jsland”. (5) (6)
(x) Je puis citer le cas d'un myriapode Xinocricus ( Eurhinocricus) Biolleyi, décrit par Mr. H. W. Brülemann (loc. cit., pg. 132) comme trouvé par moi pour la première fois à l’Isla del Coco et que j'ai rencontré plus tard sur plusieurs points du territoire de Costa Rica, même sur le versant de l'Atlantique / A/yr1apodes de Costa Rica recueillis par Mr. le Professeur P. Biolley, 2me. Mémoire par H. W. Brôlemarn.—Ann. Soc. Ent. de Fr. Vol. LXXIV (1905) pg. 371.
Cité dans le Rapport de Mr. Robert E. C. Stearns (loc. cit.) pg. 361.
) (3) Apuntamientos preliminares sobre la Isla de Cocos, posesiôn costarricense en el Océano Pacifico, por H: Pittier.—Memoria de Fomento 1899. San José, pg. 145.
(4), LoccitWwiderz:
(5) Loc. cit., vide 4, pg. 7.
(6) Je dois à l’obligeance de Mr. À. Alfaro, chefactuel de l’Institut physico-géographique, un important document sur cette question des courants. Lors (l’une expédition, faite en juin 1898, à l’Isla del Coco par un groupe de personnes qui avaient pour mission de reconnaître si l’île se prétait au rétablissement de la colonie pénitenciaire qui y avait existé jadis (Rapports publiés dans la A/cmoria de Fomento de 1899), Mr. Alfaro jeta à l’eau le 12 juin, à 8 huit heures du soir, une bouteille renfermant une feuille de papier sur laquelle étaient consignés son nom, celui du navire et la date du lancement à la mer. La position du navire était alors par 7° 54’ de latitude N. et 849 48/ 30° de longitude O., c’est à dire qu’il se trouvait environ à mi-chemin entre Puntarenas, port de Costa Rica sur le Pacifique, et l’Isla del Coco. Or cette bouteille fut recueillie le 15 octobre 1906, soit 3 ans, 4 mois, 8 jours plus tard, sur le rivage de l’île Aiïluk (10° 13! N, 1700 o4/ E.), une des Iles Marshall, dans la Mic:onésie, à l’est des Carolines, par le Rev. C. F. Rife qui communica le document qu’elle contenait au Bureau Hydrographique de Washington. Informé de cet événement, Mr. Alfaro a reçu dernièrement, après une série de correspondances échangées entre lui et l'Hydrographic Office des Etats Unis, la lettre définitive dont je donre ci-après la traduction littérale en raison de son importance:
Hydrographic Office Washington D. C.
5 juin 1906.
Monsieur, En réponse à votre lettre du 21 Mai, se référant à une bouteille contenant un papier documentaire jetée par vous à la mer le 12 juin 1898 par 7° 54/ de latitude N. et
nn C —
On avouera que des affirmations aussi contraires jettent un doute dans l'esprit de celui qui prend à tâche de s’éclairer. Je passe sous silence bien d’autres opinions contradictoires pour ne retenir de ces divergences que la légitime conclusion que toute affirmation absolue au sujet de la provenance des espèces qui peuplent actuellement l’Isla del Coco, me semble prématurée.
Cette base établie, en me concrétant aux mollusques j'établirai quatre groupes parmi les espèces qui figurent dans cette étude:
1°— Espèces considérées dans l’état actuel de nos connaissances comme propres à l’Isla del Coco, sait espèces locales nouvellement décrites dont l’origine et la filiation sont difiiciles à établir. Dans ce groupe figurent, parmi les mollusques terrestres, les espèces des genres Gppya, Vertigo et Succinea.
2°—Espèces d’origine continentale ou des Antilles, puisqu'il est bien établi aujourd’hui que la région panamique et celles de la Mer des Caraïbes et du Golfe du Mexique ont été en communication directe autrefois par de larges passages, ouverts sur divers points entre la Colombie et le Mexique (r). Ces espèces sont deux mollusques d’eau douce ou saumâtre (Genres Merifina et Auwricula) et presque toutes les espèces marines qui, pour la plupart, se trouvent aussi aux Iles Galapagos.
3°— Espèces d'origine polynésienne ou apparentées à des espèces polynésiennes, probablement amenées par le contre courant équatorial. L'espèce la plus caractéristi-
84° 48/30!/! de longitude O., et recueillie sur le rivage de l’île Aïluk, une des îles Marshall (109 13/ N., 170° 04! E.), il paraît que dans la saison d'été le contre courant équatorial, qui court directement à l’est à travers presque tout le Pacifique sur une largeur de 300 milles environ, entre le $me. et le rome. parallèles, tourne au NE. après avoir passé le 90° méridien et est ensuite rapidement déjeté au N. (à la hauteur du 10e. degré de latitude environ) et au NO. Une bouteille jetée à l’eau à l'endroit où vous vous trouviez peut être transportée jusqu’au dessus de Puntarenas et de Corinto dans l’espace de peu de jours ou bien elle peut tourbillonner pendant des semaines dans une région limitée entre l’Isla del Coco et l’Isthme avant d’être saisie par le bord droit du “Contre courant équatorial”. Après avoir passé Corinto avec une rapidité moyenne de 30 milles nautiques par jour, elle sera entraînée par le ‘Courant mexicain de la mousson” le long des côtes du Mexique, à peu près jusqu'au 20 me. parallèle, avec une rapidité de 20 à 30 milles par jour. Près du r15me. méridien elle entrera dans le “Courant californien”’ dont la vélocité est d'environ un mille à l'heure et elle sera entraînée au SO. et à l'O. dans le “Courant équatorial du Nord”. Celui-ci la conduira directement aux Iles Marshall avec une rapidité de 20 à 25 miiles par jour.
S'il entre passablement de spéculation et d'incertitude dans une tentative de tracer ce voyage, il y a plus de doutes encore au sujet du temps employé, parce que non seulement nous nous trouvons en présence de la possibilité d’un délai incalculable avant le commencement du trajet supposé, mais encore chaque point de réunion d’un courant avec l’autre (Contre courant équatorial avec le Courant mexicain de la mousson, Courant mexicain de la mousson avec le Courant californien, Courant californien avec le Courant équatorial du Nord) permet de supposer une zone neutre dans laquelle un objet flottant peut s’attarder plus au moins longtemps. De plus nous ne savons pas Com bien de temps la bouteille est restée sur le rivage avant d’être trouvée.
HARRY KIMMELL
Commander, U.S. Navy (Ret'd), Acting Hy drones
(1) Ce ne sont pas seulement les espèces animales qui confirment cette assertion. Dans une étude publiée dans le “Bulletin de l’Herbier Boissier’” 2me. Série, Tome IV (1904). — Primitie flore costaricensis, ÆFilices et Lycopodiaceæ, III. — Mr. le Dr. H. Christ de Bâle dit à propos de l’Æymenodium crinitum (L.) NARÉE: “Trouvé par Mr. Pittier aux îles Cocos, dans le Pacifique, appartenant à Costa Rica, Juin 1898, ce qui est fort remarquable attendu que cette espèce a passé longtemps pour une plante propre aux Antilles. Hooker cite une station au Mexique qui relie ces deux aires si éloignées (loc. cit., pg. 56).
que sous ce rapport est l'Aemaea striata Q. et G. Parmi les coquilles terrestres l’Opeas junceum (Gould) “ze saurait, suivant Mr. C. F. Ancey, fre considérée comme établissant des relations indiscutables avec les archipels océaniens, vu que cet Opeas est une forme pour ainsi dire cosmopolite ou, en tout cas, d'une acclimatation facile”. (x) Le genre 7ornatellina (Ochroderma Ancey) dont l’Isla del Coco renferme deux espèces paraît apparenté, suivant l’auteur précité, au point de vue de la coquille à une espèce des Carolines. (2)
4°—Esyèces introduites dans l’île, en même temps que les cultures ou des objets variés à une époque récente, comme ce doit être le cas pour la Zeprinaria Biolleyi v. Mart. et peut-être pour d’autres espèces qu'une étude plus attentive de la faune des invertébrés de la côte occidentale de l'Amérique centrale fera reconnaître comme parfaitement continentales. (3)
L'étude que je présente aujourd’hui au lecteur n’a aucune prétention à l’originalité. C’est une compilation que j'ai cherché à rendre instructive en éclaircissant bon nombre de points douteux et en dressant des espèces de l’Isla det Coco une liste que mes recherches personnelles m’autorisent à croire plus complète et plus raisonnée qu’aucune de celles publiées j jusqu ‘ici. Toutes les personnes citées dans ce travail, particulièrement celles avec qui j'ai entretenu une correspondance des plus utiles pour moi, feu Mr. le Prof. Dr. E. von Martens et MMrs. W. H. Dallet C. F. Ancey ont droit à ma profonde gratitude pour les renseignements qu'ils ont bien voulu me fournir avec une obligeance dont je ne saurais leur être assez reconnaissant.
Je dois aussi des remerciment: sincères à mes amis, Mr. le professeur J. Fidel Tristän, qui s’est chargé de dessiner les cartes qui accompagnent mon étude, et Mr. Anastasio ‘Alfaro, chef de l’Institut physico-géographique dont dépend le «Museo Nacional”, qui m'a rendu de précieux services pour l'impression.
San José de Costa Rica, Octobre 1906 Prof. P. AP UN er)
DTOLLE
(x) Æaune malacologique terrestre de l'ile des Cocos dans l'Océan Pacifique par Mr. C. F. Ancey. “Journal de Conchyliologie” Vol. LI. N° r (1903) pg. 99.
(3) Idem, pg. 100.
(3) Cette importation récente est manifeste dans beaucoup d’autres groupes. Les essais de colonisation et de mise en culture de l’Isla del Coco en sont la cause évidente. Je puis citer comme exemples, parmi les Myriapodes, en plus du Æ/zn0cricus ( Eurhinocricus) Biolleyi Brôl. déjà cité, 3 espèces de chilopodes; parmi les Formicides, Zetramorium guineense et TVasmannia auropunctata Roger, cette dernière si abondante à la Baie de Chatham qu’elle constitue un véritable fléau; et surtout, parmi les Blattides, les espèces cosmopolites: Æ/affa germanica 1, Periplaneta australasiæ Fabr., Leriplaneta americana V. et Leuc ophaea surinamensis L.