‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieure (volume 2)Chapitre 11 sur 51 · Iolvræpzos, obèse · texte numérisé non relu

Iolvræpzos, obèse

munis d’un bourrelet arrondi au dessus de la suture inférieure, ornés de tubercules obsolètes et de filets spiraux sur la partie antérieure, les filets persistant seuls dans la rainure excavée, tandis que le bourrelet sutural paraît lisse. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, subanguleux en arrière, arrondi à la base sur laquelle s’enroulent de gros cordonnets spiraux, terminé par un canal court et étroit. Ouverture subtrigone ; labre oblique, faiblement entaillé sur la dépression au dessus des tubercules qui couronnent l’angle du dernier tour; bord columellaire coudé en S, calleux, lisse.

Dim. Longueur, 6 mill. ; diamètre, 31/2 mill. ; hauteur de l'ouverture, 3 mill,

R.D. Bien que cette coquille ne soit représentée que par un seul individu, qui n’a probablement pas atteint la taille adulte, je n’hésite pas à le séparer de P. coronata du bassin de Paris, et même de P. Loustauæ, dont on pourraît plutôt la rapprocher : en effet, elle est beaucoup plus trapue que ces deux espèces, son canal est plus court et plus resserré, ses tubercules sont plus anguleux, sa rainure plus profonde, son bourrelet sutural ne porte pas une seconde rangée de tubercules, comme les deux espèces du bassin de Paris que je viens de citer ; enfin, ses filets spiraux sont bien plus grossiers. Elle appartient bien au sous-genre Pseudotoma, qui se rattache à Genotia, ainsi que je l’ai indiqué dans la seconde livraison de mes ‘‘ Essais de Paléoconchologie comparée ”; son embryon est différent de celui de P. Loustauc, qui est moins paucispiré et plus conoïdal, mais il se rapproche davantage de la forme typique.

TyPe et Loc. PI. VIII, fig. 10, coll. Bourdot. — Bois-Gouêt, unique.

Cryptoconus lineolatus, [Desh.] PI. IV, fig. 18-19.

1881 — Pleur. lineolata, Vass., loc. cit., pl. IT, fig. 53-54. 1889 — Cryptoconus lineolatus, Cossm., Cat. Éoc., IV, p. 241.

R.D. Les échantillons du Bois-Gouêt appartiennent invariablement à la forme semistriata, Desh. dans laquelle les filets de la base s'étendent sur presque toute la surface du dernier tour, sauf sur une étroite zone qui reste lisse au dessus de la dépression suturale : celle-ci est excavée quand les individus sont adultes, à peine indiquée sur les jeunes, mais elle est toujours séparée de la suture par un profond sillon décussé par les accroissements. 11 n’est pas toujours aisé de distinguér cette espèce

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des jeunes individus de C. fiosus, Lamk. qui sont plus ventrus que quand ils atteignent la taille adulte; cependant ces derniers s’en écartent par leur surface entièrement couverte de filets, et au lieu d’une dépression suturale, il y a seulement un écart plus grand entre les deux filets les plus voisins de la suture, enfin l’échancrure du labre est un peu plus profonde chez C. lineolatus que sur l’autre espèce.

Dim. Longueur, 23 mill. ; diamètre, 9 1/2 mill. ; hauteur de l'ouverture, 13 1/2 mill.

PLÉésiorype et Loc. PI. IV, fig. 18-19, coll. Dumas.— Bois-Gouëêt, assez rare ; Arthon, un échantillon douteux, coll. Dumas.

Cryptoconus filosus, [Lamk.]| PI. IV, fig. 16-17.

Cette espèce parait localisée à Campbon et ne m'est connue que par un fragment du Bois-Gouëêt ; les échantillons non adultes que j'y rapporte présentent bien les différences que je viens d'indiquer ci-dessus avec C. lineolatus : le dernier tour et la base portent une quinzaine de filets écartés, et les sutures sont peu visibles, non accompagnées d’une dépression spirale.

Dim. Longueur, 18 mill.; diamètre, 8 mill.; hauteur de l'ouverture, 10 mill.

PLÉésiorype et Loc. PI. IV, fig. 16-17, coll. du Musée de Nantes. — Campbon, 3 échantillons ; un fragment au Bois-Gouët, coll. Dumas.

Cryptoconus priscus, [Sow.] PE. I 06; 19:

Cette espèce n’a pas été citée par Vasseur dans la Loire-Inférieure : elle y est cependant représentée, avec certitude, par des individus à peu près identiques à ceux de Mouchy, dans le calcaire grossier parisien : Ils sont assez étroits, subulés, ornés de un ou deux sillons au dessus de la suture, et de filets à la base du dernier tour; l'ouverture est à peu près égale à la moitié de la hauteur totale et le bord columellaire forme un bourrelet étroit et calleux.

Dim. Longueur, 20 mill. ; diamètre, 71/2 mill. ; hauteur de l'ouverture, 10 mill.

PLésioryPe. PI. IV, fig. 13, coll. Bourdot. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, coll. Dumas, Bonnet; la Close, assez rare, coll. Dumas, Berthelin, Musée de Nantes.

Hemiconus Tromelini, [Vasseur]. PI. IV, fig. 24-25 et 30. 1881. — Conus Tromelini, Vass., loc. cit., pl. IL, fig. 31 et fig. 56 ? ‘

Forme variable, en général trapue, biconique ; spire à galbe extraconique, un peu allongée et proboscidiforme ; embryon paucispiré, à nucléus obtus et dévié ; sept ou huit tours subanguleux en avant, excavés en arrière, avec un bourrelet à la suture inférieure, ornés de tubercules obsolètes sur l’angle, de cinq cordonnets spiraux, et de plis serrés sur le bourrelet. Dernier tour grand, à galbe régulièrement conique, couronné de tubercules tantôt tranchants, tantôt obsolètes ou même effacés, sur l’angle inférieur, et de filets spiraux serrés et peu saillants, sur toute sa surface. Ouverture à bords parfaisement parallèles ; labre arqué, peu profondément échancré en arrière ; torsion columellaire tout à fait basale ; cicatrice pariétale assez profonde.

Dim. Longueur, 45 mill. ; diamètre 7 ou 8 mill. ; hauteur de l’ouverture, 10 mill.

R.D. L’espèce du bassin de Paris dont celle-ci se rapproche le plus, est C. Defrancei, Desh. ; toutefois la coquille que je viens de décrire est plus trapue et a le bourrelet sutural moins perlé que C. Defrancei ; à diamètre égal, ses variétés les moins trapues, telles que l’échantillon un peu étroit que j'ai fait figurer, ont un millimètre au moins de longueur en moins ; enfin C. Defrancei a les tours, et surtout le dernier, à peu près complètement dénués de tubercules, la spire plus allongée à galbe plus conique. En résumé, je suis d’avis de conserver H. Tromelini qui se distingue assez aisément de l’espèce parisienne.

PLÉsioTyPes. PI. IV, fig. 24-25 et 30, deux formesextrèmes, entre lesquelles celle de l’Atlas de Vasseur est intermédiaire ; ma coll. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, peu commune ; la Close, coll. Berthelin ; Coislin, coll. Dumas.

Hemiconus peraratus, n00. sp. PI. IV, fig. 8 et 22-23. 1881 — C. granatinus, Vass., loc. cit., pl. IT, fig. 29-39 ; non Desh.

Forme biconique, plus ou moins étroite ; spire généralement longue, à galbe régulièrement conique; embryon paucispiré à

1. La figure 56 représente un échantillon très usé, ayant à peu près le même galbe que H. Tromelini, et désigné sous le nom: Conus sp. voisin de sulciferus, Desh. ds SR

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nucléus obtus et dévié ; sept ou huit tours excavés et finement sillonnés au milieu, séparés par des sutures très profondes et canaliculées que borde de chaque côté un bourrelet caréné, l’antérieur crénelé par des tubercules obtus; dernier tour conique, atténué à la base régulièrement orné de larges rainures spirales, égales aux rubans aplatis qui les séparent, sauf la rainure contiguë à la carène inférieure crénelée, laquelle est plus large que les autres.

Ouverture très létroite, à bords parallèies ; labre arqué, peu profondément échancré sur la rampe spirale ; columelle un peu sinueuse à la base, très obliquement tordue à la naissance du canal ; cicatrice pariétale obsolète et oblique.

… Dim. Longueur, 11 mill.; diamètre, 5 mill.; hauteur de l'ouverture, 7 mill.

Var. gouetensis, nobis PI. IV, fig. 28-29.

Tours subulés, presque plans, dénués de carènes et de tubercules de chaque côté des sutures qui sont peu canaliculées ; échancrure labiale à peine profonde.

Dim. Longueur, 17 mill. ; diamètre, 7 mill.; hauteur de l'ouverture, 11 1/2 mill.

R.D. Entre la forme typique de cette espèce et la variété gouetensis, il existe de profondes différences qui pourraient au premier abord, justifier la séparation de H. gouetensis comme espèce distincte : même,æn ne trouve jamais au Bois-Gouëêt la forme typique qui est plutôt localisée dans le bassin de Campbon, mais on y trouve assez fréquemment des

=. échantillons roulés plus trapus et plus tuberculeux que la variété

gouetensis et intermédiaire entre cette variété et le type de Coislin: ce sont eux que Vasseur a désignés sous le nom C. granatinus, Desh., et la figure qu’il en donne ne ressemble pas plus à l’espèce parisienne qu’à H. peraratus et à sa variété gouetensis. Toutefois, il est impossible d’en faire une espèce distincte, attendu que quelques uns d’entre eux commencent à avoir la spire subulée comme }H. gouetensis, tandis que d’autres ont les tours excavés, bicarénés et obtusément tuberculeux. Dans ces conditions, il n’y a évidemment place que pour une seule espèce H. peraratus, très variable il est vrai, mais toujours distincte de H. granatinus, parce que ses filets spiraux sont dénués des granulations irrégulières qui caractérisent, sur le dernier tour, l'espèce parisienne. Pour le même motif, H. peraratus s’écarte encore bien davantage de H. scabriculus, Sol. qui porte, sur le dernier tour, un petit nombre de

carènes écartées et armées de crénelures tranchantes ; d’ailleurs l'espèce de Barton a l’échancrure labiaie encore moins profonde que celle du Bois-Gouët. La dénomination que j'ai choisie pour cette dernière rappelle très exactement le caractère particulier de son ornementation : ce sont des sillons qui séparent des rubans peu saillants et toujours lisses, ou du moins à peine plissés par des accroissements irréguliers ‘.

Il y a encore, dans le bassin de Paris, une espèce qu'on pourrait rapprocher de celle-ci, à cause de son ornementation : c'est C. lineatus, Desh. ; mais, outre qu’elle a un galbe plus ovale et que son dernier tour n’est pas caréné en arrière, ses tubercules sont plus perlés, ses sutures ne sont pas canaliculées ni encadrées de bourrelets, de sorte que l’aspect de la spire est complètement différent.

Type. PI IV, fig. 22-23, ma coll. — Coislin.

Var. Échantillon type, fig. 28-29, coll. Bourdot. — Bois-Gouët.

Loc. Le type est assez fréquent dans le bassin de Campbon, coll. du Musée de Nantes, coll. Berthelin, Cossmann et Dumas.

La var. gouetensis très rare au Bois-Gouët, coll. Bourdot et Dumas.

La forme intermédiaire assez fréquente au Bois-Gouët, mais toujours en mauvais état.

Conus Bareti, Vasseur. PI. IV, fig. 20-21.

1881 — C. Bareti, Vass., loc. cit., pl., IL, fig. 57, 59-62.

Section Conospira ; spire peu élevée, à galbe un peu extraconique ; embryon globuleux, paucispiré, à nucléus obtus et dévié ; huità dix tours étroits, étagés, anguleux, crénelés par des tubercules serrés sur la partie antérieure et plane, sillonnés par quatre cordons spiraux, sur la partie postérieure et excavée, qui porte en outre des stries d’accroissement curvilignes. Dernier tour grand, à galbe régulièrement conique, un peu atténué en avant, couronné de crénelures à la périphérie inférieure, obtusément sillonné au milieu, orné à la base de sillons obliques et profonds. Ouverture à bords parallèles; labre un peu arqué, profondément échancré sur la rampe postérieure ; torsion columellaire située très en avant; rainure pariétale profonde.

4. Cependant M. Dumas m'a communiqué un individu aberrant dont les filets portent de fines granulations; mais il est encore différent de C. scabriculus. (PI. IV, fig. 8).

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Dim. Longueur, 34 mill.; largeur, 17 mill.; hauteur de l'ouverture, 27 mill.

R.D. Cette espèce a la spire moins élevée et les crénelures moins fortes, plus serrées, moins bifides que C. Lebruni et calvimontensis, Desh. du bassin de Paris ; elle ressemble davantage à C. diadema, Edw. de Bracklesham qui a exactement le même galbe, cependant cette dernière paraît avoir la spire plus déprimée et l'ouverture plus dilatée en avant, des crénelures plus nombreuses et plus serrées. Dans ces conditions, je conserve l’espèce de Vasseur, qui peut, à la rigueur, être distinguée comme variété locale, quoique l'échantillon soit bien voisin de la

figure 8 de la planche XXIV, dans la Monographie d'Edwards.

NéorType. PI. IV, fig. 20-21, coll. Bourdot. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, peu rare ; Arthon, à l’état dolomitisé, coll. Dumas.

Conus britannus, Vasseur. PI. IV, fig. 25-27. 1881 — C. britannus, Vass., loc. cit., pl. IL, fig. 58.

Section Siephanoconus; spire courte, à galbe extraconique ; sept ou huit tours non étagés, anguleux et crénelés près de la suture antérieure, faiblement excavés en arrière et ornés de cinq ou six cordonnets spiraux ; dernier tour assez ventru, à galbe un peu ovale, très atténué à la base, orné sur toute sa surface de filets spiraux, très serrés et égaux, plus écartés et plus saillants à la base. Ouverture un peu plus dilatée en avant qu’en arrière, terminée par un canal large sans échancrure ; labre arqué, échancré sur la rampe de la spire; torsion columellaire très saillante ; rainure pariétale profonde et écartée de l’angle inférieur de l'ouverture.

Dim. Longueur, 33 mill. ; diamètre, 17 mill. ; hauteur de l'ouverture, 29 mill.

R.D. Cette espèce n’appartient pas à la même section que C. Bareti, et s’en distingue par son galbe plus ventru, moins conique, par ses cordonnets serrés, par ses crénelures non bifides sur le dernier tour, par son ouverture à bords moins parallèles, par sa spire plus courte, etc... Si on la compare à C. cresnensis Morlet, qui est du même groupe on remarque qu’elle est plus trapue, plus ornée, qu’elle a la spire plus courte et plus extraconique ; au contraire, elle a la spire plus longue que C. sulcifer Desh. et ses cordons sont beaucoup plus serrés. Elle est beaucoup plus rare que C. Bareti et atteint une taille plus grande ; car l’un de mes échantillons mesure 40 mill. de longueur, mais il est moins

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fraichement conservé que celui que j'ai pris pour néotype et décrit cidessus. i |

NéoTyPe. PI. IV, fig. 26-27, coll. Dumas. — Bois-Gouëêt.

Loc. Bois-Gouêt, coll. Dumas, Cossmann. |

Cancellaria Dautzenbergi, nov. sp. PI. IV, fig. 34-35.

Section Uxia; forme ventrue; spire courte, très étagée; embryon lisse, paucispiré, subglobuleux, à nucléus en goutte de suif ; 4 tours très convexes, anguleux en arrière, séparés par des sutures très enfoncées au fond de la rampe postérieure; costules axiales épaisses, obliques, écartées, parfois subvariqueuses, cancellées par trois cordons spiraux au dessus de l'angle, et par deux autres filets sur la rampe; intervalles des mailles finement réticulés par des accroisements curvilignes et par des sillons excessivement ténus. Dernier tour égal à la moitié de la hauteur totale, arrondi à la base, terminé par un canal court, dévié à gauche, à peine échancré à l’extrémité par une large dépression à laquelle aboutit un bourrelet obsolète. Ouverture ovale, peu élevée; labre épais, portant à l’intérieur sept crénelures équidistantes ; bord columellaire calleux, détaché du bourrelet portant trois plis transverses, l’antérieur bifide, et deux rides pariétales dans l’angle inférieur.

Dim. Longueur, 9 1/2 mill.; diamètre, 6 mill. ; hauteur de l'ouverture, 5 mill.

R.D. Par sa forme ventrue cette espèce se raproche de C. Danieli du bassin de Paris, mais elle a une rampe beaucoup plus étagée, des cordons spiraux plus nombreux et des côtes plus obliques ; cette ornementation a plutôt de l’analogie avec celle de C. infraeocænica, mais la coquille s’en distingue par ses proportions beaucoup plus trapues et par le nombre plus considérable des crénelures internes du labre. Si on la compare à C. semiclathrata, on remarque que ses costules axiales se prolongent davantage sur la base, que sa spire est plus en gradins et que ses cordonnets sont plus nombreux. Bref, elle est bien distincte de ses congénères cependant si nombreuses.

TyPe. PI. IV, fig. 34-35, coll. Bourdot. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, coll. Dautzenberg, Dumas, Cossmann

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[75] M. COSSMANN. :— MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 211 Cancellaria rhabdota, Bayan. PI. VI, fig. 15-16.

R.D. Quoique les individus du Bois-Gouët que je rapporte à cette espèce ne soient pas absolument identiques entre eux, l’un étant plus étroit que l’autre, je n’aperçois pas de différences importantes entre ces échantillons et ceux du gisement de Chaussy dans le calcaire grossier parisien : ils sont caractérisés par leurs sutures profondes, étagées et crénelées par les costules axiales, par leurs cinq filets spiraux peu saillants, entre lesquels on distingue deux filets beaucoup plus fins, décussés par les accroissements ; une varice épaisse existe invariablement à l'opposé de l’ouverture et fait une forte saillie sur l’avantdernier tour ; le labre, toujours bordé à l'extérieur, est muni à l’intérieur de 40 à 12 plis plus épais et plus écartés en arrière qu'en avant : la columelle porte 3 plis inégaux, l’intérieur plus mince et une ride pariétale placée en travers. Ainsi que je l’ai fait précédemment remarquer, cette espèce se distingue de C. costulata par ses ornements beaucoup plus fins et par son canal à peine échancré, par ses crénelures labiales plus inégales et moins pliciformes. Section Uxia.

PLésioType et Loc. PI. VI, fig. 15-16, coll. Bourdot — Bois-Gouët:; coll. Dumas, Bonnet et Cossmann.

Cancellaria hypermeces, Cossm. PI. VI, fig. 19-20. (1896. — Catal. Éoc., App. n° IL, p. 42,pl. III, fig. 49-20).

R.D. L'échantillon du Bois-Gouëêt n'est pas tout-à-fait semblable à celui de Parnes que j'ai pris pour type de cette espèce ; néanmoins, je n'oserais l'en séparer parce qu’il est usé et que ses caractères sont un peu oblitérés. Il a les tours plus étagés que ceux des individus du bassin de Paris, et ses sutures sont accompagnées d’une véritable rampe crénelée, comparable à celle de C. diadema des sables moyens du Guépelle ; mais les proportions de la coquille sont identiques à celles de C. hyper meces, c’est-à-dire que la forme est beaucoup plus étroite que C. diadema ; les varices sont fréquentes sur les tours de spire, et sont certainement épaisses ; quant aux costules axiales et aux cordonnets spiraux, ils sont effacés sur l'échantillon plésiotype, mais un autre individu incomplet et mieux conservé me permet de constater que ces costules sont aussi nombreuses que sur le type de Parnes, et croisées par trois ou quatre cordons spiraux ; l'ouverture est extrêmement courte, comme chez ce dernier, les plis internes du labre, également allongés, sont seulement au nombre de8, c’est-à-dire qu’ilyena moins que chez le type de Parnes. Les plis columellaires sont situés très en avant, à peu près égaux, et l’antérieur plus oblique se raccorde au contour du bord columellaire, qui contourne l’échancrure basale.

Dim. Longueur, 10 mill ; diamètre, 5 mill ; hauteur de l'ouverture, 4 1/2 mill.

PLÉSsIOTYFE et Loc. PI. VI, fig. 19-20, coll. Bourdot. — Bois-Gouëêt.

Cancellaria separata, Desh. PI. VI, fig.21-22. (1889 — Catal. Éoc. IV, p. 277).

R.D. J'ai comparé minutieusement les individus du Bois-Gouët avec ceux de Grignon : ils n’en diffèrent que par leur coloration et par leur nucléus embryonnaire un peu moins déprimé. Les tours de spire sont convexes, étagés par des sutures crénelées, ornés de quatre cordons spiraux dans les intervalles desquels il y a un filet moitié moins saillant ; le labre porte à l’intérieur 8 crénelures oblongues et parfaitement égales ; les trois plis columellaires sont saillants, lamelleux, à peu près égaux et parallèles ; quant à la ride pariétale, elle est souvent très obsolète dans l’angle inférieur de l'ouverture. Section Uxia.

PLÉsioTyPpE et LOC. PI. VI, fig. 21-22, coll. Bonnet. — Bois-Gouët, peu . rare ; Coislin, unique, coll. Dumas ; la Close, coll. Berthelin.

Cancellaria eutæniata, nov, sp. PI. VI, fig. 23-24.

Section Uxia ; taille petite ; forme ovale, assez étroite ; spire peu allongée, à galbe conoïdal ; embryon très globuleux, à nucléus en goutte de suif ; 4 tours peu convexes, élevés, séparés par des sutures profondes, accompagnés d’une étroite rampe crénelée ; costules droites, nombreuses et serrées, croisées par 5 sillons spiraux inéquidistants qui découpent de larges rubans plats ; une grosse varice opposée à l’ouverture. Dernier tour égal aux deux tiers de la longueur totale, sur la base duquel les rubans s’accentuent, tandis que les costules s’amoindrissent et disparaissent. Ouverture subquadrangulaire, à peu près dénuée de canal antérieur ; labre presque vertical, variqueux à l’extérieur, épaissi et crénelé à l’intérieur par une dizaine de plis décroissants du côté antérieur ; columelle peu excavée, munie de trois plis inégaux et inéquidistants, les deux antérieurs plus rapprochés et plus obliques, et d’une longue ride pariétale ; bord columellaire large, un peu détaché en avant.

Dim. Longueur, 6 mill, ; diamètre, 2 1/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 3 mill.

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[77] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES . 215

R.D. Cette espèce se distingue de toutes ses congénères du bassin de Paris par son ornementation composée de rubans aplatis que séparent d’étroits sillons : ce n’est pas l’effet de l’usure, attendu que les individus les plus frais se reconnaissent, au premier coup d'œil, par ce seul caractère ; en outre leur forme étroite, leurs tours peu convexes, permettent de les séparer aisément de C. separata, avec laquelle leur petite taille les fait d'abord confondre. C’est la plus répandue des Cancelluria du Bois-Gouëêt ; néanmoins, je ne puis lui appliquer le nom de liste namnetica, cité par Vasseur, attendu qu’il n’est pas absolument sûr que ce soit bien à cette espèce qu'il s'applique.

Type. PI. VI, fig. 23-24, coll. Cossmann. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouëêt, assez commune ; Arthon, deux individus douteux, coll. Dumas.

Cancellaria bifurcoplicata, nov, sp. PI. VI, fig. 30.

Section Sveltella ; taille petite ; forme conique ; spire courte, subulée ; embryon paucispiré, à nucléus subdévié ; 5 tours un peu convexes, séparés par de profondes sutures, ornés de 4 filets spiraux, minces et écartés, d’abord croisés de costules axiales qui disparaissent sur les derniers tours, où il ne reste que de fines stries d’accroissement capillaires dans les intervalles des filets. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, triangulairement atténué à la base qui est subperforée ; ouverture petite, terminée en pointe du côté antérieur ; labre oblique, avec six crénelures pliciformes à l’intérieur ; deux plis columellaires, subdivisés en V.

Dim. Longueur, 5 1/2 mill. ; diamètre, 3 mill. ; hauteur de l’ouverture, 2 3/4 mill. |

R.D. Cette espèce se distingue de C. quantula par ses filets écartés et par l'absence de côtes sur les derniers tours ; elle est en outre plus étroitement perforée ; elle n'a pas l’ornementation subnoduleuse et la forme trapue de GC. semiclathrata, ni la forme ovale de GC. Bezançoni. Ses deux plis bifurqués en V, dont les branches se rejoignent pour former un M, lui donnent un aspect tout à fait caractéristique.

Tyre et Loc. PI. VI, fig. 30, coll. Dautzenberg. — Bois-Gouët, unique.

Olivella Dubuissoni, [Vasseur]. PI. VI, fig. 26. 1881. — Oliva Dubuissoni, Vass., loc. cit., pl. IL, fig. 2-3,

Taille grande ; forme élancée, ovoïde ; spire longue, acumi-

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née, à galbe excentrique ; embryon composé d’un demi-tour formant un nucléus obtus ; cinq tours croissant rapidement, un peu excavés, séparés par de profondes sutures, et divisés en deux régions presque égales par la limite de la callosité columellaire, qui forme un large bourrelet accompagnant les sutures à partir du troisième avant-dernier tour. Dernier tour égal aux quatre cinquièmes de la longueur totale mesurée de face, peu ventru, régulièrement ovale, dépourvu de zone non vernissée, à base limitée par un léger sillon aboutissant à une sinuosité du contour antérieur ; en avant de ce sillon, un bourrelet et une dépression obsolètes, enroulés sur le cou, correspondant à l’échancrure large et profonde de l’extrémité antérieure. Ouverture subtrigone, dilatée en avant ; labre vertical, entaillé à la suture ; columelle excavée, tordue et calleuse en avant, portant de 2 à 4 plis presque verticaux.

Dm. Longueur, 41 mill. ; diamètre, 15 mill. ; hauteur de l'ouverture, 29 mill.

R.D. Cette espèce se distingue de ses congénères du bassin de Paris, non seulement par la grande taille qu’elle atteint, mais surtout par la largeur du bourrelet calleux sur l’avant dernier tour, par l’absence de zone vernissée sur la surface dorsale, et par ses plis columellaires extrémement obliques. Si on les compare à O. Basteroti du Miocène des environs de Bordeaux, on remarque que celle-ci a la spire plus courte, une zone non vernissée sur le dos et des plis plus nombreux à la columelle. Quant à O. alabamiensis, Conr. de Claiborne, elle a le dernier tour plus court, le bourrelet calleux moins large sur l’avant-dernier tour et des plis columellaires plus serrés, moins verticaux.

Néorype et Loc. PI. VI, fig. 26, ma coll.— Bois-Gouët, très rare adulte, coll. Dumas, Musée de Nantes ; jeunes individus, coll. Bourdot, Dautzenberg.

Olivella oxyspira, nov. sp. . PI. VIII, fig. 17-18.

Taille assez grande ; forme élancée, ovoido-conique, peu ventrue ; spire très longue, très pointue, à galbe conique ; bouton embryonnaire globuleux, à nucléus dévié ; 7 tours plans, croissant régulièrement, dont la hauteur atteint les trois quarts de la largeur, séparés par des sutures largement canaliculées, sur lesquelles déborde un bourrelet calleux égal au quart de la hauteur sur l’avant-dernier tour. Dernier tour atteignant

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[79] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 21

les trois quarts de la longueur totale, étroitement ovale, dépourvu de zone non vernissée, à limbe calleux assez large, aboutissant à une profonde échancrure du contour supérieur. Ouverture aiguë en arrière, dilatée en avant ; labre vertical, un peu infléchi du côté antérieur, dépourvu de denticule sur son contour ; columelle droite, faisant un angle de 160° avec la base de l’avant-dernier tour, munie de 5 plis obliques, serrés, presque égaux.

Dim. Longueur, 32 mill. ; diamètre, 41 4/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 18 mill.

R.D. Cette belle coquille appartient au même groupe que la précédente, par suite de l’absence d’une zone non vernissée sur la surface dorsale, et d’un denticule correspondant sur le contour du labre, caractère qui se trouve au contraire sur les espèces ci-après décrites ; mais elle se distingue d’O. Dubuissoni par sa forme moins dilatée, par sa spire beaucoup plus longue, plus conique, par son bourrelet sutural moitié plus étroit, par ses plis columellaires moins verticaux et plus nombreux. On la sépare aisément de la masse des O. sx“gressa, non seulement par sa forme pointue, mais encore parce qu'elle n’a pas de zone vernissée, enfin par son bourrelet sutural plus étroit et par ses plis columellaires plus égaux.

TyPe et Loc. PI. VIII fig. 17-18, coll. Dumas. — Bois-Gouët, deux individus, coll. Dumas, Cossmann.

Olivella impressa, [Vasseur]. PI. VI, fig. 27 et 31-32. 1881 — Olivella impressa, Vass., loc. cit., pl. IL, fig. 4-7.

Taille moyenne ; forme ovoïde ; spire assez longue, à galbe subconoïdal ; embryon globuleux, composé d’un tour, à nucléus obtus ; six tours plans croissant régulièrement, séparés par des sutures profondément canaliculées, que borde en dessous une zone calleuse, à peine limitée et égale aux tiers environ de la hauteur de chaque tour. Dernier tour égal aux trois quarts de la longueur totale mesurée de face ; zone non vernissée assez étroite, limitée par deux traits auxquels correspond une double inflexion des stries d’accroîssement ; large zone calleuse à la base, avec un bourrelet aplati et encadré de deux sillons obsolètes :

aboutissant à une profonde échancrure du contour supérieur. Ouverture étroite, subtrigone, peu dilatée en avant ; labre proéminent du côté antérieur, un peu excavé au milieu,

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