‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieure (volume 2)Chapitre 12 sur 51 · PS ER T · texte numérisé non relu

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profondément entaillé à la suture, columelle munie de trois plis, souvent bifides, l’inférieur lamelleux et saillant.

Dim. Longueur, 27 mill. ; diamètre, 9 1/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 16 mill.

R.D. Par sa forme, cette coquille se rapproche complètement d’0. nitidula du bassin de Paris, mais elle s’en distingue par ses plis. columellaires, plus saillants et plus lamelleux, par la largeur de son bourrelet sutural, par son bourrelet basal plus étroit et moins plat : si on la compare à 0. micans, qui a presque les mêmes plis columellaires, on remarque qu’elle a une forme beaucoup plus étroite et plus allongée, que son bourrelet sutural est plus large et moins bien limité, enfin que sa zone dorsale non vernissée est plus étroite ; O0. Laumontiana a une forme plus ventrue et une spire plus courte.

TyPe et Loc. PI. VI, fig. 27 et 31-32, ma coll. — Bois Gouët, très commune ; la Close, Coislin, assez commune.

Olivella gibbosula, [Vasseur]. PI. VI, fig. 25 et 28-29. 1881 — Oliva gibbosula, Vass., loc. cit., pl. II, fig. 21

Taille petite ; forme ventrue, ovoïde ; spire assez courte, à galbe subconoïdal ; embryon paucispiré, à nucléus obtus et arrondi ; cinq tours plans, étroits, un peu étagés aux sutures qui sont profondément canaliculées et bordées d’un bourrelet presque linéaire. Dernier tour ovale, presque égal au neuf onzièmes de la hauteur totale mesurée de face ; zone basale non vernissée assez large ; zone antérieure calleuse divisée en trois régions par deux dépressions très obsolètes qui s’enroulent sur le cou et aboutissent à l’échancrure peu profonde du contour antérieur. Ouverture étroite, à peine dilatée en avant ; labre épaissi à l'intérieur, à peu près vertical et rectiligne, non proéminent en avant, étroitement entaillé à la suture ; columelle munie de deux gros plis obliques. |

Dim. Longueur, 41 mill. ; diamètre, 5 mill. ; hauteur de l'ouverture, 6 1/2 mill.

R.D. Cette espèce se distingue des précédentes par sa forme trapue, par ses 2 plis columellaires, et par son étroit bourrelet sutural ; elle ressemble beaucoup à 0. Laumontiana des sables moyens du bassin de Paris, mais cette dernière a trois plis columellaires beaucoup moins épais, et a le labre incurvé au milieu, proéminent vis-à-vis de la limite

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de la zone non vernissée ; en outre, l’'échancrure antérieure de l’espèce du Bois-Gouët est beaucoup moins profonde que celle de l'espèce

parisienne. Si on compare O0. gibbosula à O. micans, on trouve qu’elle

a les sutures plus étagées, avec un bourrelet plus étroit, que ses plis columellaires sont plus saillants et moins nombreux, que son échancrure basale est moins profonde, etc... M. Pissarro m’a communiqué un échantillon de cette espèce, conservant encore des traces de coloration, formées de zigzags bruns sur la spire et le dernier tour ; il m'a égalecommuniqué un petit individu sénestre de la même espèce.

Néorypreget Loc. PI. VI, fig.25et28-29,ma coll. —Bois-Gouët, peu commune.

Olivella Laumonti, [Lamk.] PI. VII, fig. 24-25. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 216).

R.D. Je viens d'indiquer les caractères qui distinguent cette espèce d’O. gibbosula : sa spire est plus courte et la hauteur de l'ouverture dépasse les deux tiers de la hauteur totale, tandis qu’elle atteint seulement les trois cinquièmes dans l’espèce précédente; en outre, au lieu des deux plis isolés qui caractérisent cette dernière, O0. Laumonti possède toujours, en avant des deux plis principaux, deux plissements plus petits, un peu enfoncés à l’intérieur de l'ouverture. Le labre des individus du Bois-Gouëêt est incurvé comme celui des échantillons des sables moyens du bassin de Paris, et le bourrelet sutural est à peu près aussi large chez les individus des deux gisements ; leur plication est à peu près identique et la columelle fait, au-dessus du pli inférieur, un coude caractéristique et beaucoup moins ouvert que celui d'O. impressa, dont la spire est d’ailleurs plus allongée.

Dim. Longueur. 17 mill. ; diamètre,'6 1/2 mill.”; hauteur de l’ouverture, 12 mill.

PLésioTyre et Loc. PI. VIII, fig. 24-25, coll. Dumas. — Bois-Gouët, peu commune.

Olivella Marmini, [Michelin]. PI. VII, fig. 11-12. (4889 — Catal. Éoc., IV, p. 216).

R.D. C'est bien à cette espèce, et non à O0. mitreola, qu’il y a lieu de rapporter les échantillons de la Loire-Inférieure : ils ne sont pas tout-àfait identiques à ceux des sables moyens du bassin de Paris, mais les différences sont trop peu importantes pour justifier la création d’une espèce nouvelle dans un genre où il est déjà bien difficile de distinguer entre elles les espèces antérieurement dénommées. C’est une coquille assez étroite, subulée, à spire longue, à columelle munie de quatre plis

parallèles et obliques, quoiqu’on n’en distingue souvent que trois, eten

particulier dans le bassin de Paris, où le pli antérieur est à peine visible ; le bourrelet sutural est plus large que celui d’O. mitreola, quand la surface est fraîchement conservée, car l’état d'usure du test le fait quelquefois disparaître totalement ; le contour du labre proéminent en avant, est légèrement convexe en arrière ; le limbe dorsal, large est bien limité, correspond à une très profonde échancrure du canal. La décroissance des plis columellaires est plus marquée dans les individus du bassin de Paris ; ceux du bassin de Campbon ont les plis plus inégaux, la columelle plus coudée et l'ouverture un peu plus dilatée que ceux du Bois-Gouëêt: c’est précisément en raison de ces variations que je crois prudent de réunir toutes ces formes à l'espèce parisienne.

PLÉsIOTYPE. PI. VII, fig. 11-12, coll Dumas. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, assez commune ; la Close, Coislin, coll. Dumas, Berthelin, Musée de Nantes, très répandue et variable.

Ancilla aperta, Vasseur. PI. VIII, fig. 21-23. 1881 — Ancillaria aperta, Vass., loc. cit., pl. IL, fig. 22.

Section Sparella ; taille moyenne ; forme ovale, ventrue ; spire très courte, avec un bouton embryonnaire saillant et obtus ; dgrnier tour formant presque toute la coquille, à galbe ovale, plus ou moins enflé, atténué à la base ; zone dorsale non vernissée très large, séparée du limbe basal par une étroite bande qui aboutit à la saillie dentiforme du contour du labre. Ouverture grande et ample, aiguë en arrière, terminée en avant par une large troncature à peine échancrée ; labre peu épais, muni en avant d'une dentelure aiguë et saillante, rectiligne dans la partie correspondant à la zone non vernissée, légèrement entaillée à sa soudure avec la suture, dans la callosité vernissée qui recouvre la spire ; columelle courte et rectiligne, faisant un | angie de 150° au moins avec la base de l’avant-dernier tour ; bord columellaire muni de six plis très obliques, petits et égaux sauf l’inférieur qui est plus saillant et caréné.

Dim. Longueur, 23 mill. ; diamètre, 41 mill. ; hanteur de l'ouverture, 17 mill.

R.D. Il est très aisé de reconnaître cette espèce, à cause de l’amplitude de son ouverture, de sa faible échancrure basale et de ses plis columellaires minces et égaux entre eux. L'espèce du bassin de Paris qui s’en rapproche le plus est 4. olivula, mais son ouverture est moins grande

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que celle d'A. aperta, sa callosité est plus épaisse dans l’angle inférieur de l'ouverture, enfin elle a une zone non vernissée presque deux fois plus étroite que celle de la coquille du Bois-Gouêt.

Néorype et Loc. PI. VIII, fig. 21-23, coll. Cossmann. — Bois-Gouët, assez rare.

Ancilla Ripaudi, Vasseur. PI. VI, fig. 14, et pl. IX, fig. 6. 1881 — Ancillaria Ripaudi, Vass., loc. cit., pl. IT, fig. 23-24.

Section Sparella ; taille moyenne ; forme étroite ovo-conoidale ; spire assezcourte,entièrement vernissée, avec un minuscule boutonembryonnaire, envahie jusqu’au deuxième avant-dernier tour par une extension aplatie de la callosité columellaire ; dernier tour presque égal aux trois quarts de la longueur totale, à galbe ovale, régulièrement atténué à la base ; zone non vernissée large, bordée en avant par une assez large bande qui la sépare du limbe basal. Ouverture étroite et courte, aiguë en arrière, rétrécie et profondément échancrée en avant; labre mince, vertical et rectiligne, à peine denticulé en avant, entaillé dans la callosité vers la suture ; columelle droite, assez longue, formant un angle de 160° avec la base de l’avant-dernier tour : bord columellaire plus épais, muni de cinq plis décroissants et bifides qui se subdivisent, à l’intérieur de l’ouverture, en une dizaine de plissements obliquement enroulés.

Dim. Longueur, 19 mill. : diamètre, mill. ; hauteur de l’ouverture 9 14/2 mill.

R.D. Cette espèce se distingue facilement de ses congénères du même gisement par sa forme étroite et régulière, par ses plis réguliers et bifides, par son faible denticule labial, par sa large zone non vernissée; elle a la spire plus allongée, la callosité columellaire moins épaisse, et le bouton embryonnaire beaucoup plus petit que 4. olivula Lamk. du calcaire grossier parisien.

Néorype et Loc. PI.VII, fig: 14, et pl. IX, fig. 6, coll. Bourdot. — Bois- Gouët, assez commune.

Ancilla Douvillei, Vasseur. PI. VII, fig. 22, et pl.VIIL, fig. 15-16. 1881 — Ancillaria Douvillei, Vass., loc. cit., pl. I, fig. 32-33.

Section Sparella ; taille généralement petite ; forme cylindrique, assez ventrue ; spire peu allongée, à galbe extraconique,

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