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pour justifier la création d’une espèce distincte : leurs plis axiaux persis-" tent sur le dernier tour et y sont crénelés par les cordons de la base :* en outre, leurs tours ne paraissent pas excavésenarrièreet sont régulière ment convexes ; enfin, le bourrelet du canal est plus obsolète. Ce sont là des différences qui sont peut-être le résultat de ce que les individus de la Loire-Inférieure sont plus jeunes que celui de Vaudancourt : mais l'embryon et les plis columellaires, le galbe général de la coquille, l’obliquité des plis d’accroissement peu saillants, sont bien semblables, et j'ai la conviction qu’ils sont bien de la même espèce. Section Witreola."
PLÉSIOTYPE et Loc. PI. IX, fig. 12, coll. Dumas. — Bois-Gouët, coll. Bourdot.
Mitra Berthelini, nov. sp. PI. IX, fig. 16-17.
Taille petite ; forme fusoïde ; spire peu allongée, à galbe à peu« près conique ; embryon obtus, paucispiré, à nucléus en goutte de suif; cinq tours peu convexes, dont la hauteur égale les deux” cinquièmes de la largeur, ornés de nombreux plis axiaux, très serrés. presque égaux à leurs intervalles qui sont lisses, séparés par des sutures profondes et ondulées, plutôt que crénelées.M Dernier tour un peu inférieur aux deux tiers de la hauteur totale, ovale, atténué à la base sur laquelle les plis axiaux $e | prolongent jusqu'aux stries enroulées sur le cou du canal Ouverture courte, assez large, tronquée à la base; labre vertical, un peu épais, lisse à l’intérieur ; trois plis columellaires assez obliques, croissant régulièrement d'avant en arrière.
Dim. Longueur, 5 mill. ; diamètre, 2 mill. ; hauteur de l’ouverture, | 2 1/2 mill.
R.D. Il n’est pas possible de confondre cette coquille avec le jeune âge“ de M. crebricosta, parce qu’elle n’a jamais que trois plis columellaires, tandis que l'espèce de Lamarck en possède invariablement quatre ; d’ailleurs ses costules sont plus droites et la spire est moins allongée de sorte que l'ouverture atteint la moitié de la longueur totale. Malgré son faciès et sa petite taille, cette coquille ne me paraît pas appartenir aux Conomitra, à cause de son embryon obtus, non globuleux ni papilleux,« el à cause du petit nombre des plis de sa columelle ; je ne la compareralk, donc pas à J. fusellina qui a d’ailleurs un sillon spiral caractéristique ni à M. tenuiplicata qui est béaucoup plus ventrue. Elle paraît localisée dans le bassin de Campbon et ne se trouve pas au Bois-Gouêt, où elles est remplacée par une espèce à stries spirales qui a un pli de plus à la columelle. |
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Type et Loc. PI. IX, fig. 16-17, ma coll. — La Close, coll. Cossmann, Berthelin, Musée de Nantes ; Coislin, coll. Dumas.
Mitra crebricosta, Lamk. PI, IX, fig. 20-21.
(1889 — Catal. Éoc., IV, p. 183).
-R.D. Ce n’est pas sans hésitation que j'ai rapporté les individus du Bois-Gouët à cette espèce parisienne : ils diffèrent en effet des échantillons du calcaire grossier d'Ully-St-Georges, non seulement par l’effacement, presque total chez quelques-uns d’entre eux, des côtes étroites et peu sineuses qui motivent le nom de l’espèce, mais par leur forme un peu plus étroite ; cependant, comme l'effacement des côtes peut tenir à l'usure de la surface, que d’autre part la forme et les dimensions des cing individus que je possède d'Ully ne sont pas constantes et qu'il yena un notamment qui se rapproche complètement d’un des individus costulés du Bois-Gouët, je ne puis me résoudre à proposer un nom nouveau, fût-ce même à titre de variété, pour des caractères distinctifs aussi fugitifs et changeants. J'ai précisément fait figurer un individu presque lisse et à spire subulée, à base subanguleuse, à côté d’un échantillon costulé, à sutures un peu étagées comme ceux du bassin de Paris, et à galbe plus étroit, plus ovale à la base : on jugera ainsi les variations que présente cette espèce dans le seul gisement du Bois-Gouët ; comme il en est de même dans le bassin de Paris, on ne pourrait réellement séparer les formes des deux gisements qu’à la condition d’y distinguer encore plusieurs variétés ce qui serait excessif. Groupe typique de Mitra, avec 4 plis columellaires et le labre lisse à l’intérieur.
PLésioryre. PI. IX, fig. 20-2:, coll. Bourdot. — Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, assez rare ; Coislin, coll. Dumas : Campbon, Musée de Nantes.
Mitra fusellina, Lamk. PI. IX, fig. 23-26.
(1889 — Catal. Éoc., IV, p. 188).
R.D. Encore plus variable dans la Loire-Inférieure que dans le bassin de Paris, cette espèce s’y présente sous plusieurs formes que l’on croit d’abord distinctes, mais que l’on cherche vainement à séparer d’une manière tranchée, attendu. qu'il y a des intermédiaires graduels qui les relient l’une à l’autre : la forme la plus répandue est un peu plus ventrue que le type de Lamarck, à spire courte, avec un embryon globuleux et six tours très étroits, une profonde et large rainure spirale au-dessus de la suture, de nombreux plis axiaux qui persistent quelquefois jusque sur le dernier tour ; mais, à l’autre extrémité des transformations successives que subit la coquille, on trouve au contraire des individus peu trapus, tout-à-fait semblables à ceux du calcaire grossier de Mouchy,
à peu près entièrement lisses sauf à la base, munis d’une fine strie ” spirale au-dessus de la suture, et dont les tours de spire ont une hauteur * qui atteint presque le tiers de leur largeur, tandis qu'elle n’atteint pas 4 le quart chez les individus ventrus et rainurés. Le rapport du diamètre | de la coquille à sa longueur totale peut varier de 1/2 à 1/3. Quant aux « plis columellaires ils sont invariablement au nombre de cinq, les deux antérieurs plus obliques et plus petits ; le labre porte, à l’intérieur, tantôt de courtes crénelures, tantôt des plis allongés. Section Conomitra.
PLÉSIOTYPE. PI. IX, fig. 23-26, coll. Dumas. — Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, très commune ; la Close, coll. Dumas, Boienes Musée de Nantes ; Arthon, coll. Dumas. .
Mitra conuliformis, Cailliaud (in coll.) PI. IX, fig. 13-14.
Section Conommitra; taille assez grande; forme biconique, trapue ; spire courte, à galbe régulièrement conique ; embryon « paucispiré, papilleux et à nucléus apical dévié ; 8 tours très étroits, à peine convexes, séparés par des sutures linéaires, d’a- | bord ornés de petites costules courbes et presque tuberculeuses, * qui s’amincissent, s’effacent et disparaissent même totalement vers le deuxième avant-dernier tour, et il ne subsiste qu’une légère dépression spirale au dessus de la suture; dernier tour ovale, ventru, lisse, atténué en pointe à la base. Ouverture étroite, à bords presque parallèles, tronquée et à peine échancrée 4 à son extrèmité antérieure ; labre mince, simple à l’intérieur, presque vertical ; columelle munie de cinq plis minces et écartés, inégaux, les deux antérieurs moins visibles ; bord columellaire un peu calleux et détaché en avant.
Dim. Longueur, 22 mill. ; diamètre, 40 1/2 mill. ; hauteur de l’ouverure, 43 mill. |
R.D. Je ne connais, dans le bassin de Paris, aucune Conomitra qui atteigne la taille de cette espèce et qui porte, comme elle, des côtes tuberculeuses sur les premiers tours seulement, avec une petite dépression spirale et bien limitée sur les derniers ; il existe, dans l’Eocène d'Australie, une espèce beaucoup plus petite, M. conoïidalis, Tate, dont le galbe et l’ornementation obsolète au début, rappellent un peu M. conuliformis, mais sa spire est beaucoup plus courte et ses plis plus épais divergent, au lieu d’être parallèles comme chez la coquille de la Loire-Inférieure. Cette dernière est donc bien réellement nouvelle, et comme elle est accompagnée d’une étiquette de la main de Cailliaud, dans la collection. du Musée de Nantes, j'ai la satisfaction de pouvoir lui conserver avec certitude le nom que se proposait de lui donner ce savant.
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Type. PI. IX, fig. 13-14, Musée de Nantes. — Campbon.
| Loc. La Close, un fragment de la coll. Berthelin; Bois-Gouët, individu non adulte, coll. Dumas.
| Mitra tenuiplicata, Vasseur. PI. 1X, fig. 18. 1881 — M. tenuiplicata, Vass., loc. cit., pl. I, fig. 16.
| Section Conomitra; forme ventrue ; spire courte ; embryon | très globuleux et dévié ; tours ornés de petites côtes axiales qui persistent jusque sur le dernier et sur la base; une étroite | dépression non rainurée accompagne la suture, qui se trouve ainsi bordée par une sorte de bourrelet crénelé. Dernier tour très grand, à base régulièrement conique, orné, outre les costules | droites et pincées, de sillons spiraux très obsolètes, qu’on | n’aperçoit guère que sur la base, et qui deviennent plus profonds | et plus serrés sur le cou du canal. Ouverture très étroite, à bords | à peu près parallèles ; labre mince et vertical ; cinq plis colu- | mellaires régulièrement écartés, croissant d’avant en arrière, | l’antérieur seul oblique.
Dim. Longueur probable, 9 mill.; diamètre, 5 mill.
R.D. L'échantillon figuré par Vasseur, dans son Atlas, ressemble beaucoup aux autres figures qu’il donne de M. fusellina : le seul individu qui puisse exactement répondre à cette figure et auquel puisse s'appliquer la dénomination proposée, est une coquille incomplète de la Close d’après jaquelle j'ai refait la diagnose qui précède; ses costules axiales sont beaucoup plus nettes, et l'absence d’un2 rainure suturale permet de la distinguer de M. fusellina. Je n’ai jamais vu qu’un seul petit échantillon du Bois-Gouët qui fût complètement identique ; on ne trouve ordinairement dans ce gisement, outre M. fusellina qui est très variable, qu’une petite coquille costulée dont je donne plus loin la description, mais qui qui est beaucoup plus étroite que celle figurée par Vasseur, et qui est dépourvue de sillon ou de dépression au-dessus de la suture. D'autre part, comme Vasseur cite aussi H. tenuiplicata dans le bassin de Campbon, il est probable qu’il a confondu avec la forme typique et fait figurer à sa place un individu de M. fusellina du Bois-Gouët : c'est pourquoi j'ai pris le parti d'interpréter son espèce et de l'appliquer à un néotype du bassin de Campbon. Peut-être, à la suite de nouvelles recherches, trouvera-t-on ultérieurement une série d'individus permettant de constater . que M. tenuiplicata n’est que le jeune âge de M. conuliformis ; mais dans Pétat actuel, il y a de trop grandes différences entre les deux seuls
échantillons uniques que je connaisse, pour qu'il soit possible de les
réunir.
PDU
NÉoTyPE. PI. IX, fig. 48, coll. Dumas. — La Close.
Loc. La Close et Bois-Gouët, un seul individu de chaque gisement, coll. Dumas.
Mitra namnetica, n0v. sp. PI. VIII, fig. 30-31.
Section Conomitra ; taille très petite ; forme ventrue, ovoidoconique ; spire courte, à galbe conique ; bouton embryonnaire déprimé ; 5 tours assez étroits, légèrement convexes, un peu étagés à la suture, généralement lisses, quelquefois obtusément ornés de stries axiales très écartées ; dernier tour supérieur aux deux tiers de la longueur totale, ovale, à base obliquement déclive, rarement sillonné de stries régulières d’accroissement écartées. terminé en avant par un canal court et tronqué sans échancrure, sur le cou’ duquel s’enroulent quelques fines stries obliques. Ouverture assez large, anguleuse en arrière ; labre vertical, non crénelé à l’intérieur ; 4 plis columellaires écartés, presque.parallèles ; bord columellaire mince, limité du côté de la base.
Dim. Longueur, 5 1/4 mill.; diamètre, 2 1/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 3 mill.
R.D. Cette espèce se distingue par sa forme trapue, beaucoup plus « courte que M. fusellina, dénuée de sillon spiral au dessus de la suture, et de costules axiales ; d’ailleurs elle n’a que 4 plis columellaires au lieu de 5 et son labre est dépourvu de crénelures internes. Elle mérite donc d'être séparée de sa congénère et ne peut davantage se confondre avec M. graniformis qui a des plis axiaux, ni avec M. marginata qui a les . sutures bordées, ni avec M. parva (var. pumila) qui a des stries spirales ; elle est beaucoup plus ventrue que M. hordeola de l’Éocène inférieur, et se distingue de A/. inaspecta de l'Éocène supérieur par son son galbe général et par ses plis columellaires plus égaux.
Tyre et Loc. PI. VII, fig. 30-31, coll. Bourdot. — Bois-Gouët, rare; coll. Dumas, Bezançon, Cossmann.
Mitra hypermeces, ‘ n0®. sp. PL. IX, fig. 15.
Section Conomitra ; taille très petite ; forme étroite, fusoïde ; spire assez longue, subulée, à galbe subconoïdal ; bouton embryon-