Yrepunans, très étroit
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naire obtus ; 5 ou 6 tours presque plans, dont la hauteur dépasse les deux tiers de la largeur, séparés par des sutures profondes, mais non étagées, entièrement lisses, sauf un sillon spiral très obsolète au dessus de la suture ; dernier tour un peu supérieur à la moitié de la longueur totale, ovale, atténué à la base qui porte quelqués stries sur le cou du canal. Ouverture étroite, anguleuse en arrière, à bords presque parallèles, tronquée à la base ; labre à peu près vertical, mince à son contour, paraissant lisse à l’intérieur ; cinq plis columellaires réguliers et équidistants, l’antérieur souvent à peine visible ; bord columellaire . <alleux, un peu détaché en avant.
Dim. Longueur, 5 1/2 mill.; diamètre, 2 1/4 mill. ; hauteur de l’ouverture, 2 1/2 mill.
R.D. Il est impossible de confondre cette petite coquille avec aucune ‘des variétés de M. fusellina, non seulement à cause de l’absence de plis axiaux et de son sillon spiral plus effacé, mais à cause de sa forme élancée et de sa spire plus allongée ; si on la compare à M. hordeola de l’Éocène inférieur, on trouve qu’elle est encore plus étroite, ses tours sont plus élevés, moins convexes, son labre n’est pas plissé à l’intérieur ; son
« ouverture est un peu plus courte. Il paraît donc légitime de séparer cette forme qui est bien caractérisée et qu'on distingue assez facilement dans «un lot de petites Conomitra.
Type. PI. IX, fig. 15, coll. Bonnet. — Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, rare dans la plupart des collections.
Mitra diasticta, nov. sp. PI. VIII, fig. 34-35.
Section Fusimitra ; taille très petite; forme fusoïde : spire courte, à galbe un peu conoïdal ; embryon formé d’un bouton lisse et subglobuleux, à nucléus papilleux et subdévié; quatre ou cinq tours peu convexes, dont la hauteur égale la moitié de la
largeur, séparés par des sutures non étagées, maïs crénelées, ornés de petites costules axiales, un peu plus étroites que leurs interstices, qui sont ponctuées ou décussées par cinq sillons Spiraux ; celui du bas est un peu plus profond, il entame les costules et forme un bourrelet sutural qui est crénelé. Dernier tour presque égal aux deux tiers de la hauteur, très arrondi à
* la base, terminé par un canal rétréci avec bourrelet sur le cou, et conservant la même ornementation que la spire. Ouverture
courte, large, rétrécie vis-à-vis du canal ; labre un peu sinueux, muni de crénelures à l’intérieur ; 4 plis columellaires, l’antérieur petit et oblique, les deux médians épais et trans verses, l’inférieur : lamelleux et peu saïillant.
Dim. Longueur, 5 mill. ; diamètre, 2 mill. ; hauteur de l'ouverture, 2 1/2 mill. | |
R.D. Il n’est pas possible de confondre cette petite espèce avec MH. Berthelini qui, par ses plis et par son embryon, appartient à un autre groupe; d’ailleurs M. Berthelini n’a jamais de stries spirales entre les côtes, tandis que cette espèce est treillissée, ou plutôt décussée sur toute sa surface. D'autre part, outre que cette ornementation ne ressemble pas à celle de #. fusellina, ni à celle de M. Vincenti, il y a lieu de remarquer que le canal est beaucoup plus étranglé que chez les Conomitra typiques et à ce point de vue, cette coquille se rapproche davantage des Fusimitra quoique ses plis columellaires ne forment pas le prolongement d’un bourrelet enroulé sur le cou du canal.
TyPe et Loc. PI. IX, fig. 34-35, coll. Bourdot. — Bois-Gouët, très rare.
Mitra cancellina, Lamk. PL'IX, Ag 19; (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 191).
R.D. Les échantillons peu nombreux de la Loire-Inférieure que je rapporte à cette espèce, ne sont pas tous identiques entre eux, et cepen-dant ils présentent les principaux caractères de l’espèce de Lamarck,. c’est-à-dire une forme ovale et un peu allongée, quatre plis columellaires, une surface lisse, et un canal bien formé, sur le cou duquel s’enroulent quelques stries obliques. Il n’est pas possible de les confondre avec M. fusellina, qui appartient à un tout autre groupe, ainsi que je l’ai précédemment fait remarquer dans mon Catalogue de l’Éocène. Si on les rapproche des individus typiques de Grignon, on remarque qu’ils ont les tours moins convexes et la base un peu plus déclive et moins arrondie, de sorte que leur canal paraît moins subitement rétréci ; mais. j'estime que ces différences sont trop fugitives pour motiver la création. même d’une variété.
PLésioType. PI. IX, fig. 19, coll. Cossmann. — Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, très rare dans la couche blanchâtre ou supérieure; la Close, coll. Dumas et Berthelin ; Coislin, coll. Dumas.
Mitra terebellum, Lamk. | PI. IX, fig. 22.
(4889 — Catal. Éoc., IV, p. 191).
RD. Il y à identité absolue entre les échantillons du Bois-Gouêt ou
de Campbon, et ceux des environs de Grignon, dans le bassin de Paris: c’est bien la même forme étroite, pointue, subulée. lisse, sauf à la base
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où quelques profonds sillons s’enroulent sur le cou gonflé du canal ; la base est excavée et subanguleuse, de sorte que le gonflement du cou est très visible. La columelle porte cinq plis très obliques, en y comprenant la torsion antérieure qui est souvent peu visible; aucun d’eux n’est le prolongement direct des filets que forment les sillons de la base, et tous cessent à la limite du bord columellaire. Quant au labre, qui porte à l'intérieur de petits plis allongés, il est incliné en avant, légèrement sinueux en arrière. L'embryon, rarement conservé, se compose d’un bouton obtus et papilleux.
PLésiorype. PI]. IX, fig. 22, coll. Cossmann. — Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, très commune; la Close, peu rare, coll. Dumas, Berthelin, Cossmann, Musée de Nantes; Arthon, coll. Dumas.
Turricula ? genotiæformis, nov. sp. PI. IX, fig. 27-28.
Forme de Pzeurotoma; spire peu allongée, à galbe légèrement conoïdal ; 7 tours peu élevés, subanguleux, convexes en avant, excavés en arrière, séparés par des sutures linéaires avec un bourrelet bifide et peu saillant; costules obsolètes, obliques, écartées sur la moitié antérieure de chaque tour, disparaissant sur la rampe postérieure, croisées par cinq filets spiraux peu saillants ; des filets plus fins et plus serrés existent entre l’angle médian et le bourrelet sutural. Dernier tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, à galbe ovale, atténué et excavé à la base, sur laquelle les costules se prolongent en se bifurquant irrégulièrement, tandis que les cordons spiraux deviennent plus saillants, alternés, granuleux à l'intersection des plis d’accroissement, et s’enroulent obliquement sur le cou un peu gonflé du canal. Ouverture étroite, à bords parallèles, un peu rétrécie à l’entrée du canal, qui est court et largement tronqué sans échancrure ; labre mince, à peine arqué au milieu, un peu sinueux sur la rampe inférieure; bord columellaire étroit, calleux, muni de quatre plis écartés, l’antérieur peu visible.
Dim. Longueur 19 mill.; diamètre, 7 1/2 mill.; hauteur de l’ouverture, 41 mill.
R.D. Cette espèce ne peut se comparer à aucune de celles du bassin . de Paris : elle appartient probablement au genre Turricula, mais je n'ai pu étudier l'embryon qui m'a étécommuniqué; M. dumosa Conr., des États-Unis, a des costules bien plus épineuses, le dernier tour plus
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court, le canal plus échancré, etc. Notre espèce a un peu l'apparence d’une Genotia, mais elle s’en distingue par ses principaux caractères.
Type et Loc. PI. IX, fig. 27-28, coll. Dumas. — La Close, unique.
Turricula intortella, nov. sp. PI. IX, fig. 29-30.
Taille petite ; forme trapue, fusoïde ; spire peu allongée, à: galbe conoïdal ; bouton embryonnaire paucispiré, à nucléus obtus et dévié ; cinq tours un peu convexes, dont la hautéur . atteint les trois cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures linéaires, ornés de quatre filets spiraux obsolètes, et de neuf larges costules arrondies, se succédant obliquement d’un tour à l’autre, de manière à former une pyramide tordue sur son axe, quand on regarde la coquille par le sommet. Dernier tour supérieur à la moitié de la longueur totale, excavé à la base qui se termine par un canal droit, légèrement échancré, et sur laquelle cessent les côtes, tandis que les filets plus saillants s’enroulent sur le cou du canal. Ouverture courte, subrhomboïdale, rétrécie en avant, vis-à-vis du canal ; labre mince et dilaté, à profil rectiligne ; bord columellaire mince ; trois plis épais et croissant d’avant en arrière, formant le prolongement des cordons de la base.
Drm. Longueur, 8 mill. ; diamètre, 3 1/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 4 mill.
R.D. Je ne connais aucune espèce éocénique qui puisse se rapprocher de cette coquille : c’est la première forme de Turricula proprement dite qui ait été signalée à cet étage. Elle a quelque ressemblance avec T. scitula, A.Ad., espèce vivante dont les côtes sont moins larges et moins tordues. Dans les terrains tertiaires supérieurs du Piémont, on trouve plusieurs formes analogues, Turr. curta, Uromitra granum et frumentum, qui, d’après les figures de l'ouvrage de Bellardi, se distinguent de notre espèce par leurs costules droites et leur labre plissé à l'intérieur.
TyPe et Loc. PI. IX, fig. 29-30, coll. Bezançon. — Bois-Gouët, assez commune.
DE LA
par M. COSSMANN