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(191) M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 19
NÉéorype et Loc. Pl. IX (XIV), fig. 12, coll. Dumas. — Coislin, rare.
Bassin de Campbon, Musée de Nantes, coll. Cossmann ; la Close. coll. Dumas.
| Batillaria diacanthina, nov. sp. PI. IX (XIV), fig. 10.
- Taille grande ; forme un peu trapue, régulièrement conique ;
spire bianguleuse, étagée ; tours très convexes, dont la hauteur dépasse la moitié de la largeur, séparés par des sutures
festonnées, ornés de deux rangées inégales d’épines, la plus saillante est l’inférieure, au-dessous de laquelle est une rampe
excavée où cessent les costules axiales qui forment les épines des deux couronnes; toute la surface est en outre couverte de nombreux filets spiraux, très serrés, et de fins plis d’accroisse-
… ment, largement arqués vis-à-vis des épines. Dernier tour
excavé en arrière, arrondi à la base qui porte, à la périphérie, trois rangées écartées de crénelures, puis au centre, six filets
… concentriques et serrés ; ouverture arrondie ; labre échancré ;
bord columellaire très calleux.
Dim. Longueur probable, 55 mill.; diamiètre, 21 mill. R.D. Peut-être cette espèce n'est-elle qu’une variété de la précédente;
cependant, comme elle présente, à tout âge, un aspect bianguleux, et
que son ornementation spirale est beaucoup plus fine que celle de B. campbonensis, que sa base est un peu différente, je crois qu’on peut à la rigueur, l’admettre comme espèce distincte, malgré l’état défectueux des échantillons qu’on en connaît, soit dans le bassin de la Loire-Inférieure, soit dans le Cotentin où elle se trouve aussi. Elle est en outre un peu plus trapue, et si son diamètre paraît inférieur pour une longueur probablement égale, cela tient à ce qu'elle ne possède pas des épines aussi saillantes que celles de l’autre espèce.
TyrE et Loc. PI. IX (XIV), fig. 10, coll. du Musée de Nantes. — Coïslin ; un autre indivividu de la même localité, coll. Dumas.
Arthon, empreinte dans le calcaire grossier, coll. Cailliaud au Musée
de Nantes.
… Batillaria britanna, [Vasseur] PI. X (XV), fig. 44-15.
n Le 6
1881 — Cerith. britannum, Vass. Loc. cit. PI. IV, fig. 8, PI. V, fig. 6,
+ et PL. VI, fig. 10-11.
… Taille moyenne; forme trapue ; spire dimorphe, peu allongée,
à galbe conique ; environ quinze tours dont la hauteur n’atteint
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pas tout à fait la moitié de la largeur, séparés par des sutures « linéaires et festonnées sur un bourrelet de granules obsolètes; les premiers tours sont ornés de trois cordons spiraux et subgra- J nuleux, croisés par des costules écartées et pyramidales, puis
les tours deviennent bicarénés, et à partir du cinquième tour avant le dernier, il n’y a plus qu’une rangée médiane de tuber- « cules subépineux, le reste de la surface est lisse, avec une | légère coloration rougeâtre de chaque côté de l’angle médian; la 1 région inférieure est excavée, la région antérieure est déclive. « Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la longueur totale, séparé par deux rangés de crénelures à la périphérie de la base qui est lisse et déclive; ouverture arrondie, avec une gouttière dans l’angle inférieur et un canal très court du côté antérieur; À labre mince, largement échancré vis-à-vis de la couronne de F tubercules ; columelle lisse, excavée, à peine calleuse, non« tordue en avant.
Dm. Longueur, 45 mill.; diamètre, 16 mill.
R.D. Cette espèce est souvent confondue avec les variétés de B.« echinoides du calcaire grossier : elle s’en distingue cependant parce que ses derniers tours ne portent qu’une seule rangée persistante de tubercules épineux ; les premiers sont au contraire plus pyramidaux ; enfin“ la base du dernier tour n’est pas ornée comme celle de l'espèce parisienne ; elle se rapproche aussi de B. calcitrapoides qui est plus large et plus court. |
NéoryPE et Loc. PI. X (XV), fig. 14-15, coll. Dumas. — Bois-Gouët, « rare. |
Coislin, coll. Dumas, Musée de Nantes; la Close, coll. Dumas et. coll. Cossmann. : #
Batillaria ferenuda, nov. sp. PI. III (XIX), fig. 33.
Taille au-dessous de la moyenne; forme conique, élancée, spire longue, probablement pointue au sommet ; environ douze tours anguleux, dont la hauteur atteint les trois cinquièmes de la largeur, portant une carène médiane, obtusément crénelée sur les premiers tours, totalement lisse sur les derniers ; en avant“ de cette carène est un filet uni, contigu à la suture antérieure, et sur toute la surface, des filets spiraux très fins, dont deux sont plus saillants sur la rampe postérieure ; enfin les côtes
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premiers tours, disparaissent à mesure que la coquille vieillit, | et sont remplacées par de fines stries d’accroissement, arquées. “sur la carène. Dernier tour égal au tiers de la longueur totale, “portant une troisième carène à la périphérie de la base qui est à peu excavée et couverte de filets alternés; ouverture arrondie, terminée en avant par un canal peu recourbé.
D Dim. Longueur probable, 20 mill. ; diamètre, 6 mill.
— R.D. Bien que je ne connaisse de cette espèce qu’un individu incom- “plet, non adulte, je n'hésite pas à le séparer des autres Batillaria, à “cause de la disparition des crénelures sur sa carène médiane : elle est d'ailleurs beaucoup plus étroite que les jeunes individus de B. brilanna, et on ne peut la confondre avec B. clandestina, de l'Éocènesupérieur du ‘bassin de Paris, dont les costules persistent jusqu’au dernier tour, avec les carènes autrement disposées. Je pense que ce n’est pas un individu D cioment dépouillé de son ornementation, car je ne vois pas à quelle autre espèce on pourrait le rapporter.
: Tyre et Loc. PI. III (XIX), fig. 33, coll. Dumas. — Bois-Gouët, unique.
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10 Bourdoti, nov. sp. PI. I (XVIL), fig. 6-7.
Paille petite ; forme trapue, à peu près conique ; spire courte, | pointue au sommet ; embryon lisse, paucispiré, à nucléus très “petit; neuf ou dix tours convexes, dont la hauteur égale lu
moitié de la largeur, séparés par de profondes sutures, ornés de “six rubans spiraux aplatis, qui sont régulièrement treillissés “par de minces costules droites, formant avec eux des mailles presque carrées. Dernier tour égal aux quatre neuvièmes de la longueur totale, arrondi à la base qui ne porte que des rubans “concentriques, séparés par des sillons beaucoup plus étroits ; “ouverture subquadrangulaire, dilatée, à péristome continu, avec } une faible gouttière dans l'angle de gauche du contour supérieur ; labre un peu épais, vertical ; columelle droite, un peu “renflée, non plissée, tordue à la naissance du canal; bord colu- mellaire calleux, détaché du cou qui est lisse et gonflé.
Dim. Longueur, 9 1/2 mill.; diamètre, 4 mill.
ME D. Par sa forme ventrue, cette espèce a de l’analogie avec C. difficulis, mais elle s’en distingue aisément par son ornementation non crénelée,
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par ses plis axiaux bien différents des côtes saillantes de l’espèce des
sables moyens ; ses rubans aplatis et ses mailles carrées ont un aspect
semblable à l’ornementation de C. fayellensis, mais elle est encore plus trapue et elle possède un ruban spiral de plus sur chaque tour, c'est-àdire autant que C. Munieri, qui est deux fois plus étroite et dont lestours sont moins Convexes.
Type et LOC. PI. I (XVII). fig. 6-7, coll. Bourdot. — Bois-Gouët, très rare.
Colina pulchella, nov. sp. PI. III (XIX), fig. 15-16.
Taille très petite; forme un peu trapue, conique; spire peu allongée, subimbriquée ; embryon lisse, composé de deux tours arrondis et d’un nucléus peu saillant ; six tours convexes, dont la hauteur atteint à peu près lés deux tiers de la largeur, séparés par des sutures peu profondes, mais bordées de rampes déclives; trois cordons spiraux, celui du bas plus écarté de la suture, treillissés par de petites costules obliques, un peu sinueuses, sans granulations à l'intersection, formant des mailles carrées avec les cordons, qui ont la même épaisseur et la même saillie que les côtes. Dernier tour supérieur au tiers de la longueur totale, arrondi, portant un quatrième cordon à la périphérie de la base qui est un peu convexe et ornée de quatre filets concentriques ; ouverture arrondie, dilatée, terminé par un canal large, court, tronqué, dont le cou forme un gros bourrelet ; labre mince, obliquement incliné ; bord columellaire étroit, un peu détaché. |
Dim. Longueur, 3 1/2 mill. ; diamètre, 1 1/4 mill.
R.D. Cette espèce se distingue de ses congénères du bassin de Paris par sa petite taille et son ornementation beaucoup plus fine ; C. perelegans
n’a pas plus de cordonnets spiraux, mais sa forme est bien plus allongée et son dernier tour est plus court.
TyPE et Loc. PI. III (XIX), fig. 15-16, coll. Bourdot. — Bois-Gouët, unique.
Newtoniella clavus, |Lamk] PI, III (XIX), fig. 3. (1889 — Catal. Éoc. IV, p. 47).
OBsery. Coniques et trapus comme ceux du bassin de Paris, les
échantillons de la Loire-Inférieure ont l’ornementation de la formetypi-
que, c'est-à-dire trois cordons spiraux très inégaux, celui du milieu
d [195] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 23
| beaucoup plus étroit et moins saillant, de sorte que les tours paraissent “excavés. Des costules axiales, beaucoup plus épaisses que ces cordons, forment avee eux des mailles à peu près carrées : elles s'arrêtent un peu en deçà d’un bourrelet sutural lisse, et à leur intersection avec les cor- “dons, il y a une rugosité oblongue, non granuleuse. L’embryon est globuleux, ou plutôt tectiforme, à nucléus petit et lisse, à tours costulés et peu nombreux. L'ouverture est très petite, elle se termine par un ‘canal étroit et fortement tordu ; Ia columelle excavée et lisse en “en arrière, porte une torsion pliciforme et très saillante à la naissance de ce canal ; le labre est mince, presque droit, peu développé.
— PLÉSIOTYPE et LOC. PI. III (XIX), fig. 3, coll. Bourdot. — Bois-Gouët, peu rare.
La Close, coll. Dumas et coll. Cossmann ; Coislin, coll. Dumas ; Arthon, coll. Dumas.
“Newtoniella multispirata, [Desh.] PI. III (XIX), fig. 44. …. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 48).
—…. RD. Quoique les échantillons de la Loire-Inférieure soient un peu “moins allongés que ceux du calcaire grossier de Chaussy, ils se distin- “guent encore aisément de ceux de l’espèce précédente par leur forme “plus étroite, et par leurs trois cordonnets spiraux, égaux sur les derniers “ours, croisés par des costules axiales qui y produisent de petites rugosités plus arrondies. Toutefois, à mesure qu’on se rapproche des premiers ours, le cordon inférieur s’élargit et s’aplatit, tandis que le cordonnets -médian se réduit à un filet plus mince qui, au début de la spire, est même “iotalement confondu avec le ruban du bas, de sorte qu’il semble n’y “avoir que deux cordons très inégaux sur chaque tour : -on observe “d'ailleurs une modification identique et aussi graduelle chez les individus “du bassin de Paris, ce qui confirme encore davantage l'assimilation de “a coquille du Bois-Gouët avec l'espèce parisienne. L'embryon est “lisse, subglobuleux ou plutôt tectiforme, à nucléus peu saillant. L’ouverture est petite, quadrangulaire, terminée en avant par un canal court et tordu ; la columelle porte un gros renflement au-dessous de la torsion qui limite le canal.
…PLÉSIOTYPE et LOC. PI. III (XIX), fig. 14, coll. Bourdot. — Bois- Gouët, rare.
4 Campbon, coll. Cailliaud au Musée de Nantes; Coislin, coll. Dumas. :
Newtoniella Dumasi, nov. sp. PI. III (XIX), fig. 13.
Taille petite ; forme courte, légèrement conoïdale ; spire -subulée, médiocrement allongée; embryon très petit, paucispiré, tectiforme ; environ dix tours un peu convexes, dont la