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côté de la base, exactement comme dans les Adeorbis : la carène périphérique, d’abord très anguleuse sur les premiers tours, s'émousse ‘sur le dernier, aux abords de l'ouverture.
Dim. grand diamètre, 31/2 mill.; petit diamètre, 2 4/4 mill. : épaisseur, 4 mill.
PLÉSIOTYPE. PI. VI (Il) fig. 34-36, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, unique.
Helix Stueri, Cossm. PI. V (1) fig. 16-17.
1889 — Helix Bouryi, Cossm. Catal. Éoc. IV, p. 361, pl. XIL, fig. 27-29. 1892 — Helix Stueri, Cossm. Catal. Eoc. Suppl. V, p. 79.
RD. Bien qu'il y ait quelques différences entre les échantillons de Neauphletie et ceux du Bois-Gouëêt, ces derniers étant dans un état de conservation qui ne permet pas de les prendre comme types d’une nouvelle espèce, je préfère les rapporter provisoirement à l'espèce parisienne ; leur forme est un peu plus conique et leur surface est moins fortement plissée par les accroissements : d’après un fragmentd’ouverture, le péristome paraît moins épais, moins étranglé et moins réfléchi ; enfin l’ombilic serait un peu plus largement ouvert. Le nombre des tours est le même, cinq dans les deux formes, ils sont également convexes, mais les sutures sont moins profondes sur les individus de la Loire-Inférieure.
Dim. Hauteur, 2 1/2; diamètre, 3 mill.
PLésioryre et Loc. PI. V (D) fig. 16-17 ; 3 individus, coll. Bourdot ; . Bois-Gouët.
Bulimus Dumasi, nov. sp. PI. V (1) fig. 18.
Forme étroite, pupoïde ; spire un peu allongée, subulée ; 7 tours peu convexes, dont la hauteur égale les deux tiers de la largeur ; le dernier égal à la moitié de la longueur totale, ovale, à base atténuée et imperforée. Ouverture courte, à péristome épais et réfléchi ; labre à peine incliné ; columelle munie d’un pli dentiforme antérieur; bordcolumellaireétroitetcalleux, appliqué sur la base. Section Dryptus.
Dim. Longueur, 15 mill. ; diamètre 5 1/2 mill.
RD. L'unique échantillon de cette intéressante coquille est malheureusement dans un état qui laisse beaucoup à désirer ; toutefois le péristome est bien entier et la columelle présente bien la disposition de celle de l'espèce vivante B. fulminans, que Tryon classe dans la section Dryptus. |
Type et Loc. PI. V (1) fig. 48. La Close, coll. Dumas.
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7] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 1% © Auricula namnetica, Vasseur. PI. VIT (HD) fig. 3-4.
1881 — À. namnetica, Vass. loc. cit. pl. IX fig. 61-63 et pl. XIX, fig. 5.
Taille assez grande ; forme RAPRCtRRE étroite et allongée, ovoido- conique ; spire longue, à galbe légèrement conoïde ; 10 ou 11 tours un peu convexes, dont la hauteur atteint et dépasse
la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires, que
borde en dessus un étroit bourrelet obsolète et perlé; dernier tour peu supérieur à la moitié de la longueur totale, ovale, imperforé à la base ; surface irrégulièrement plissée par les accroissements qui produisent des granulations sur le bourrelet sutural. Ouverture peu élevée, ovale; labre un peu incliné à gauche de l’axe, du côté antérieur, peu épais, Sans aucun renflement interne ; columelle excavée, portant un pli épais et oblique tout à fait à l'extrémité antérieure, et un pli lamelleux, plus transverse, vers le milieu de sa hauteur ; bord columellaire large, mince en arrière, calleux et détaché de la base en avant.
Dim. Longueur 30 mill. : grand diam. 12 1/2 mill. ; petit diam., 10 mill. Diamètre d’un autre fragment 18 mill. (Musée de Nantes).
RD. Beaucoup moins subulée que 4. Jude, elle s’en distingue par sa spire plus allongée et son ouverture beaucoup plus courte, par son labre moins épais, non renflé à l’intérieur, par ses deux plis écartés et par l'absence d’ornementation de tandis que ses plis axiaux sont au contraire plus forts.
Type. PI. VIT (HD) fig. 3-4, coll. Dumas.
Loc. Bois-Gouët, coll. Dumas, Cossmann, Musée de Nantes.
Auricula simplex, nov. sp. PI. VI (EH) fig. 6
Taille grande ; forme comprimée, ovoïdo-conique ; spiremanquant sur l’unique individu pris comme type de l'espèce ; dernier tour ovale, peu ventru, très atténué à la base ; surface entièrement lisse, sauf les accroissements irréguliers, et une varice obsolète du côté opposé au labre. Ouverture grande, assez
étroite en arrière, peu élargie au milieu, amincie en avant ; labre
presque vertical, épaissi à l’intérieur et dénué de dents, non bordé à l’extérieur ; columelle excavée, portant deux forts plis écartés ; bord columellaire calleux, recouvrant complètement Ja
fente ombilicale.
La Dim. Grand diamètre, 25 mill; petit diamètre, 48 mill; hauteur de l’ouverture, 32 mill.
RD. Il n’est pas possible de confondre cette coquille avec 4. namnetica, car elle a l'ouverture beaucoup plus longue, plus pointue en avant ; sa surface lissé et son péristome non bordé la distinguent de 4. Heberti. ‘ Elle parait donc nouvelle, quoiqu'il soit surprenant que, malgré sa grande taille, elle ait échappéaux recherches des paléontologistes qui sesont . occupés de ces gisements. Dans les listes qui accompagnent son étude stratigraphique, M. Vasseur a, il est vrai, cité deux espèces nouvelles,
A. cambonensis et Davidi ; mais, comme ces espèces n’ont été ni décrites,
ni figurées, il n’est pas possible d’en attribuer le nom, au hasard, à la forme ci-dessus décrite.
Type. PI. VI (I) fig. 6, coll. Cossmann.
Loc. Bois-Gouët..
. Auricula Heberti, Vasseur. fig. B.
1881. — A. Heberti, Vasseur, loc. cit. pl. IX, fig. 36-38 ; pl. x, fig. 38 et pl. XIX, fig. 4.
Trèsgrande taille ; forme comprimée, ovale, allongée ; spirelongue, à galbe conoïde, à sommet corrodé ; 8 tours convexes, dont la hauteur n'atteint pas la moitié de la largeur, séparés par:des sutures garnies d’un bourrelet supérieur et très saïllant qui est isolé par une rainure profonde ; dernier tour grand, ovoide, à peine perforé à la base par une étroite fente ombilicale ; surface chagrinée par de petites costules serrées et dichotomes, que croisent des filets peu saillants ; deux rangées latérales de fortes Varices. Ouverture grande, subrhomboïdale, à péristome épais et réfléchi; labre presque vertical, non denté à l'intérieur ; columelle excavée, portant? plis très obliques et écartés, quelques dents pariétales irrégulières, disposées en arrière sur une côte longitudinale. | |
Dim. Longueur, 78 mill. ; grand diam., 37 mill. ; petit diam., 24 mill.; hauteur de l’ouverture, 44 mill.
RD. Beaucoup moins ventrue que 4. auris-Midæ, à laquelle Vasseur la compare, elle ressemble plutôt par sa forme étroite à 4. Judæ, mais s’en écarte par ses tours plus convexes et moins subulés, par ses
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Rd)
[19 M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 179
| J bourrelets suturaux etc. On en trouve fréquemment des fragments, mais il est extrêmement rare de la recueillir entière.
Type. fig. B. coll. Dumas.
Loc. Bois-Gouët, coll. Dumas, Cossmann, Dautzenberg. :
Fic. B.
Auricula Monthiersi, Vasseur PI. VI (ID) fig. 1-5 1881. — 4. Monthiersi, Vasseur Loc. cit. pl. IX, fig. 48-53.
Forme ovoïde, trapue, comprimée; spire à galbe extraconique chez les jeunes individus, conoïde chez les adultes ; environ 12 tours, convexes, d’abord très étroits, finalement plus élevés et dont la hauteur atteint le tiers de la largeur, plissés et subnoduleux vers la suture inférieure ; dernier tour ovale, arrondi à la base qui est perforée, portant une varice opposée à l'ouverture, orné d’accroissements rugueux. qui s’anastomosent en arrière et
produisent des nodosités régulières sur le bourrelet sutural. Ouverture courte, assez étroite ; labre vertical, mince à son contour, épaissi à l’intérieur, avec un renflement dentiforme en arrière ; collumelle courte, excavée, portant deux plis très écartés, lamelleux et transverses ; une dent pariétale isolée, dans l’angle inférieur, complète les caractères de la section Pythiopsis.
VARIÉTÉ Vasseuri, nob. plus allongée moins trapue.
Dim. Longueur, 23 mill. ; grand diamètre, 15 mill. ; petit diam., 11
mill. ; hauteur de l'ouverture, 12 mill. Variété, 20 mill. sur 40 mill. gr. diam.
RD. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec les jeunes individus d’A. Heberti : sa dent labiale la place dans une autre section et d’ailleurs ses plis noduleux n'existent pas dans l’autre espèce, qui est en outre spiralement chagrinée, tandis qu’A. Monthiersi n’a que des plis axiaux. La variété ne se distingue du type que par ses proportions plus étroites et s’écarte d’A. ovata par son ornementation.
Types. PI. VI (ID) fig. 1-2; individu adulte, coll. Dumas : fig. 3-5 jeune individu et variété, coll. Bourdot. Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, coll. Bourdot, Bonnet, Cossmann. Dumas, Dautzenberg.
Auricula citharella, nov. sp. PI. VI (I) fig 11-12.
Forme biconique ; spire allongée, à galbe extraconique, à tours convexes, croissant d’abord rapidement, mais dont la hauteur
n’atteint finalement pas le tiers de la largeur ; leurs sutures sont
peu profondes, bordées d'un étroit bourrelet limité par une strie ; ornementation composée de plis pincés et réguliers, se correspondant d’une suture à l’autre, persistant sur tout le dernier tour, qui est gonflé en arrière, obliquement atténué à la base. Ouverture subrhomboïdale ; labre presque vertical, un peu curviligne, coudé en arrière, assez mince, épaissi en biseau à l’intérieur, avec un léger renflement dentiforme ; columelle très courte et très excavée entre le pli antérieur qui est obliquement tordu, et le pli inférieur qui est lamelleux et transverse ; renflement pariétal très obsolète ; bord columellaire bien appliqué sur la base, se raccordant par une sinuosité avec le contour supérieur. à
Dim. Longueur probable, 15 mill. ; diam., 6 1/2 mill.
RD. La forme élancée et l’ornementation de cette espèce la distinguent d'A. Monthiersi, quoiqu’elle appartienne au même groupe ; il est proba-
[21] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 177
ble que les 5 ou 6 échantillons que j'en ai vus, ne sont pas complètement adultes et que la dent labiale se développe à mesure que la coquille avance en âge, de même que le bord columellaire se modifie.
+ Type. PI. VI (I) fig. 11-12, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, coll. Bourdot et Dumas.
Auricula Ludovici, Vasseur. PI. VIT (HD) fig. 1-2.
1881 — A. Ludovici, Vass. loc. cit. pl. IX, fig. 57-60.
Taille petite ; forme ventrue, biconique ; spire courte, à galbe un peu conoide et subulé; environ 10 tours très étroits, à peine convexes, séparés par des sutures linéaires et bordées d’une strie, ornés de guillemets d’accroissement plus ou moins visibles ; dernier tour grand, lisse, subanguleux en arrière, atténué et peu convexe à la base qui est imperforée. Ouverture à peu près évale à la moitié de la hauteur totale, grimaçante et rétrécie par les plis et les dents du labre et de la columelle ; labre incliné à gauche de l’axe du côté antérieur, non bordé à l’extérieur, taillé en biseau et rapidement épaissi à l’intérieur, portant une série de crénelures plus ou moins nettes, généralement divisées en deux groupes ; deux plis columellaires assez rapprochés sur la
partie excavée de la columelle ; une ou deux dents pariétales. Section Pythiopsis.
Drm. Longueur, 10 mill.; diamètre, 5 1/2 mill.
RD. Cett: espèce se distingue à première vue par ses crénelures, labiales, par son dernier tour subanguleux et par sa forme non comprimée ; ses guillemets d’accroissement effacés sur le dernier tour, ne ressemblent pas aux plis noduleux d’A. Monthiersi, et permettent de la séparer des jeunes individus d’A. Douvillei qui ont la même forme, mais
qui ne sont pas aussi biconiques et dont le labre ne porte qu’une seule dent.
Type. PI. VII (I) fig. 1-2. La Close, coll. Dumas.
Loc. Bois-Gouët, assez rare; la Close, coll. Dumas et Cossmann; Campbon, Musée de Nantes.
Auricula Douvillei, Vasseur. PI. VI (D) fig. 7-8 et 21.
1881 — 4. Douvillei, Vass. loc. cit. pl. IX, fig. 30-35.
Forme ventrue, ovoido-conique; spire courte, subulée, à galbe à peu près régulièrement conique, à sommet corrodé ;
9 ou 10 tours, à peine convexes, croissant lentement, dont la la largeur égale cinq fois la hauteur, séparés par des sutures linéaires, avec un étroit bourrelet limité par une strie qui disparaît sur le dernier tour; celui-ci est ovale, arrondi à la base qui est imperforée; surface lisse, irrégulièrement plissée par les accroissements, plus serrés près de là strie du bourrelet. Ouverture assez grande, très étroite en arrière ; labre presque vertical, un peu antécurrent à la suture inférieure, non bordé à l'extérieur, taillé en biseau et muni d’un renflement interne dentiforme vers le tiers de sa hauteur; deux plis lamelleux, très écartés, entre lesquels la columelle est profondément excavée ; dent pariétale très allongée, ressemblant à un pli chez les adultes, souvent munie d’un contrefort longitudinal et quelquefois séparée de lui ; bord columellaire mince en arrière, calleux et détaché en avant de l’entonnoir ombilical qui est fermé. Section Pylhiopsis.
Dim. Longueur, 21 à 23 mill.; grand diam., 12 1/2 mill.; petit diam., 10 mill. ; hauteur de l’ouvert., 43 ou 14 mill.
RD. Se distingue d’A. Lamarcki par sa spire plus courte, par son ouverture plus grande et par ses tours moins élevés; elle atteint une taille plus grande et se reconnaît assez facilement à sa forme trapue, quoiqu'un peu variable dans ses proportions; le contrefort de la dent pariétale s’allonge parallèlement à la limite du bord columellaire; les individus non adultes sont habituellement dénués de cette dent et de son contrefort; au contraire, sur les individus adultes la dent a l'aspect d’un troisième pli, qui s’enroule sur la paroi de la base; mais, si l’on brise un de ces échantillons on s'aperçoit que ce pli cesse à une distance de quelques millimètres. ;
Types. PI. VI (Il) fig. 7-8 et 21, coll. Dumas, Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, très commune ; la Close, coll. Dumas ; Campbon /fide Vasseur); Coislin, Musée de Nantes.
Auricula Lamarcki, Desh. PI. VI (ID) fig. 9-10 1881. — 4. Lamarchi, Vass. loc. cit. pl. IX, fig. 44-47. 1889. — Le Cossm. Catal. Eoc. IV, p. 348, pl. VII, fig. 37.
= RD. Moins trapue que la précédente et beaucoup plus rare dans les
gisements de la Loire-Inférieure, cette espèce peut en être séparée sans difficulté parce qu’elle a la spire moins courte, plus conoïde, le dernier tour moins ventru, les autres tours moins étroits, leur hauteur étant à peu près le tiers de leur largeur; en outre, deux caractères importants
permettent de la distinguer au milieu d’un groupe d'échantillons d'A. Douvillei : d’abord ses sutures ne sont pas bordées en-dessus par une strie spirale; en second lieu, son ouverture est beaucoup plus courte, le labre un peu bordé à l'extérieur se renverse plus du côté antérieur et surtout il se contracte plus subitement dans l’angle inférieur au-dessous de la dent; les plis columellaires ne sont pas exactement semblables, celui du haut est épais et souvent bifide, la dent pariétale paraît dénuée de contrefort longitudinal. Si l’on compare les échantillons du Bois-Gouët à ceux du bassin de Paris (Neauphlette et Vaudancourt, ma coll.) on constate qu'ils ont exactement les mêmes proportions, mais ces derniers ont la strie spirale qui fait défaut à ceux de la Loire- Inférieure : comme cette petite différence n’a qu’une importance secon- daire, puisque presque tous les Auriculidæ ont les sutures plus ou moins bordées, on peut conclure, en résumé, que l'assimilation spécifique, proposée par Vasseur, est exacte.
PLésroryPe. PI. VI (Il) flg. 9-10, coll. Bourdot, Bois-Gouët.
{ . 0 Loc. Bois-Gouët, assez rare ; la Close, coll. Dumas et Cossmann; Coislin, Musée de Nantes.
Auricula ovata, Lamk. PI. VIL (D) fig. 12-13 1881. — A. ovata Vass. loc. cit. pl. IX, fig. 39-43. 4889. — — Cossm. Catal. Eoc. IV, p. 345, pl. VI, fig. 12-13.
RD. Cette espèce est caractérisée par sa forme étroite et régulièrement ovale, par son ouverture à peu près égale à la moitié de la hauteur totale; elle se distingue par conséquent d’A. Lamarcki par sa spire plus longue et par son labre non contracté à la partie inférieure; mais en outre, on la reconnaît aisément, par ce que sa base est plus arrondie et plus convexe, perforée d’une fente plus ou moins ouverte, qui n'existe jamais dans l’autre espèce. La dent labiale n’est pas toujours bien - visible: particulièrement dans la variété qui a l'ouverture inférieure à la moitié de la longueur, le labre parait mince et dénué de renflement, même chez les individus adultes; il n’est jamais bordé à l'extérieur. Quant aux plis columellaires, ils sont peu écartés, égaux, lamelleux, et l’on n’observe pas sur le pli antérieur l’épaississement bifide qui existe toujours chez 4. Lamarcki.
Quoiqu'’elle soit moins commune, dans les gisements des environs de Nantes, que A. Douvillei, elle est cependant assez fréquente et très variable, de sorte qu'il n’est pas toujours facile de la séparer d’A.Lamarcki, si l’on n’examine pas minutieusement les caractères diflérentiels que je viens de signaler (*).
(4) Je ne catalogue pas la coquille figurée par Vasseur sous le nom Melampus britannus (pl. IX. fig. 54) : c'est probablement une jeune Auricula Douvillei, . dont la plication columellaire est encore incomplète. En tous cas, cet échantillon auriculiforme ne ressemble guère aux Melampus vivants qui ont la base ombili-:, quée et le labre sillonné à l’intérieur.
Cette espèce est le type de la section Pythiopsis, proposée par Sandberger, en 1872: cependant ce n’est pas celle dont la dent labiale est le plus développée, ce caractère qui distingue les Pythiopsis des véritables Auricula est beaucoup plus accentué dans les espèces précé-
dentes. dont quelques unes sont mêmes tout à fait grimacantes, par
exemple 4. Ludovici.
Dim. Longueur, 15 mill.; grand diam., 8 mill. ; petit diam., 7 mill. PLésioryre. PL, VII (Il) fig. 12-13, coll. Bourdot; Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët.
Auricula Houdasi, nov. sp. PI. VI (ID) fig. 19-20
Taille très petite ; forme ovoido-cylindrique, spire très courte, à bouton embryonnaire saillant et à galbe extraconique ; 5 ou 6 tours étroits, convexes, séparés par des sutures linéaires ; dernier tour égal aux cinq sixièmes de la largeur totale, atténué à
la base ; surface entièrement lisse. Ouverture très étroite en
arrière, un peu arrondie et subéchancrée à la base ; labre à peu près vertical, à contour un peu saillant au milieu, épaissi à l’intérieur avec un renflement dentiforme ; columelle courte et excavée, avec deux plis parallèles et peu saillants, plus une dent pariétale très enfoncée à l’intérieur de l'ouverture ; bord columellaire calleux, largement étalé sur la base qu'il recouvre hermétiquement, se raccordant par un coude avec l’échancrure sinueuse du contour supérieur.
Dim. Longeur, 3 1/2 mill. ; diamètre, 4 3/4. mill.
RD. Je ne connais aucune forme d’Auricula qui puisse ètre comparée
AU
‘à cette petite coquille qui a complètement l'aspect d’une Tornatina, sauf
sa plication columellaire. La section Siona, Ad. est indiquée comme présentant à peu près les caractères de notre espèce: le type est À. avena, Petit, dont je n’ai pas d’individu ni de figure sous les yeux ; il m’est donc impossible d'affirmer que 4. Houdasi est de la section Siona.
Type et Loc. PI. VI (ID) fig. 19-20, unique, coll. Houdas ; Bois-Gouët.
Scarabus Bonneti, nov. sp. PI. VI (ID) fig. 22-23.
Taille petite ; forme ovoido-conique ; spire plus ou moins allongée, à galbe conique, à bouton embryonnaire aplati ; 12 tours, dont la hauteur n'atteint pas le quart de la largeur, plans, subulés, séparés par des sutures linéaires ; dernier tour grand,
NT OR CO BP PE AE COURS Me 0e
[25] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 181 arrondi, subperforé à la base ; surface entièrement lisse, dénuée des rangées de varices ou plutôt de cicatrices qui existent sur certaines espèces vivantes. Ouverture courte, grimaçants ; labre à peine incliné, mince et faiblement réfléchi, épaissi à l’intérieur assez loin du bord, et muni d’une crête de quatre dents rapprochées : columelle courte, portant 3 plis, l’antérieur très oblique tout à fait à la base; les 2 autres épais et lamelleux; en arrière, sur la base, est en outre une crête pariétale, souvent divisée en 3 dents ; bord columellaire très mince, se détachant en avant de la perforation ombilicale.
Dim. Individu allongé, 8 mill. sur 4 1/2 mill. ; individu trapu, 6 1/2 sur 3 4/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 3 1/2 mill.
RD. Cette petite coquille a bien tous les caractères de S. scarabœus, Lin. vivant actuellement : c’est la première espèce signalée à l’état fossile, à ma connaissance, car Sandberger, ne cite pas ce genre, ni son synonyme Polyodonta. Elle est assez variable dans ses proportions, mais comme il existe des intermédiaires, il n’est pas possible d'y distinguer plusieurs formes. M. Vasseur a cité, à Campbon, un S. Heberti qui est
peut-être notre espèce ; mais, comme il n'y a aucune certitude, je n'ai pu reprendre ce nom de liste.
eTyre. PI. VI (I) fig. 23, individu allongé, coll. Bonnet; fig.22, individu Ace coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, assez rare. Campbon, an ead. sp. (Vasseur) ?
Ophicardelus sinuosus, n0v. sp. PI. VI (ID) fig. 17-18.
? 1889 — 4. Lamarcki (jeune) Cossm. Catal. Éoc. IV, p. 346, pl. VIT, fig. 37.
Forme ovale, plus ou moins trapue ; spire courte, subulée, à galbe tout à fait conoïde, avec un petit bouton embryonnaire ; 6 ou 7 tours étroits, peu convexes, se recouviantles unsles autres, à sutures linéaires ; dernier tour grand, ovale dans son ensemble, subeylindrique au milieu, imperforé à la base ; surface entièrement lisse. Ouverture étroite ; labre mince, s'appliquant dans un plan tangentiel à l’avant-dernier tour, à contour curviligne, avec une sinuosité rétrocurrente près la suture; columelle très courte, excavée, portant un pli antérieur un peu oblique, et une lamelle inférieure horizontale, très saillante ; bord columellaire calleux,
PEN ONOPES TT
182 NANTES. — BULL, SOC. SC. NAT. OUEST, — T. à. [26]
recouvrant hermétiquement la base, et se raccordant par une
sinuosité versante avec le contour supérieur.
Dim. Longueur, 8 mill. ; diamètre, 5 1/2 mill. ; hauteur de l’ouvert., 5 1/2 mill.
RD. Cette espèce diffère d’'O. australis, type vivant du genre Ophicardelus, Beck, par sa spire plus courte et sa sinuosité labiale plus prononcée ; quant à la fente ombilicale et à la carêne qui la circonscrit, d’après la diagnose du Manuel de Fischer, j'ai des individus d’O. australis qui ne présentent pas ces caractères ; mais tous ont le labre tangent à l’avantdernier tour et un peu sinueux à la suture : cette assimilation générique n’est donc pas douteuse. C’est probablement à la même espèce, et en tous cas au même genre qu'il y a lieu de rapporter la coquille du bassin parisien que j'ai autrefois confondue avec un jeune individu d’ 4. Lamarcki : comme la spire est souvent raccourcie par un emboitement accidentel des sutures, la coquille paraît alors plus trapue.
Type. PI. VI (I) fig. 17-18, coll. Dumas.
Loc. Bois-Gouët, très rare, cinq individus, coll. Dumas, Bourdot et Dautzenberg.
Marinula Pfeifferi, [Desh.] PI. VI (D) fig. 15-16. 1881. — Pedipes Pfeifferi, Vass. loc. cit. pl. IX. fig. 55-56. 1889. — Marinula Pfeifferi, Cossm. Cat. Eoc. IV, p. 350. &
RD. Une comparaison minutieuse des individus du Bois-Gouët avec ceux de la Ferme de l’Orme, dans le bassin de Paris, m'a fait constater l'identité des deux formes : c’est une coquille un peu allongée, ovale, à spire courte et obtuse, moins ventrue que M. Lowei et ayant le dernier tour moins développé ; un bourrelet obsolète, limité par une imperceptible strie accompagne les sutures ; la base est perforée d’une étroite fente ombilicale, et le labre est muni, comme dans les individus parisiens, des quatre plis internes qui n'existent pas dans les espèces vivantes ; mais comme la plication columellaire est parfaitement typique, un petit pli antérieur, un second médian qui se raccorde au précédent, enfin un troisième postérieur, mince, lamelleux et oblique, qui encombre l'ouverture. je persiste à penser qu'il n’y a pas lieu de distinguer, au point de vue générique, les Marinula de l’Éocène, de celles
des mers actuelles. Ces plis labiaux sont d’ailleurs un peu moins saillants.
et plus enfoncés à l’intérieur, dans les échantillons du Bois-Gouëêt que dans ceux du bassin de Paris.
Dim. Longueur, 41/2 mill. ; diamètre, 2 1/4 mill. ; hauteur de l’ouverture, 2 1/2 mill.
PLÉésioryrE ct Loc. PI. VI (Il) fig. 15-16 coll. Bourdot ; peu rare au |
Bois-Gouët.
PRIE TR (RRQ LE APE ART Ale NT SRE? | ‘ 1
[27] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 185 .
Marinula labrosa, nov. sp. PI. VI (I) fig 13-14. ”
Taille petite ; forme ovale, ventrue, un peu turbinée; spire courte, à galbe conique, à sommet corrodé ; 5 tours, dont la hauteur évale les deux cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures linéaires, avec un étroit bourrelet limité par une strie très obsolète ; dernier tour très grand, ovale, gonflé, à base presque imperforée ; surface entièrement lisse. Ouverture large et dilatée en avant ; labre oblique, un peu sinueux, épaissi à l’intérieur et. taillé en biseau ; columelle oblique, peu excavée, munie de trois plis, l’antérieur petit, le médian transversal et plus épais, se raccordant par une courbe à son extrémité avec le précédent, l’inférieur mince et obliquement ascendant ; bord columellaire calleux, appliqué sur la fente ombilicale.
Dim. Longueur, 6 mill. ; diamètre, 31/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 3 1/2 mill. ’
RD. Il est impossible de confondre cette espèce avec HZ. Pfeifferi, principalement à cause de l'absence de plis à l’intérieur de la paroi de son labre, ce qui fait que H. labrosa se rapproche davantage des formes vivantes, dont elle se distingue cependant par l’épaississement du labre. Il y a encore d’autres différences entre M. labrosa et M. Pfeifferr : notre espèce est à peu près imperforée à la base, son pli médian se raccorde avec Je pli antérieur par une virgule beaucoup plus obsolète et moins coudée, la lamelle inférieure encombre moins l’ouverture par la saillie, les sutures sont moins largement et moins nettement bordées en dessus. Si on la compare à M. Lawei, elle est moins globuleuse et a les tours moins subulés, plus convexes. En résumé, l'existence de cette espèce, qui n’est pas complètement du même groupe que les formes vivantes, ni du même groupe que celle de l'Éocène parisien est une confirmation de l'opinion que j'ai émise à prosos de M. Pfeifferi, à savoir qu’il n’est pas possible : de diviser le genre Marinula en sections, ou du moins de proposer : pour ces groupes des noms qui surchargeraient peu utilement la nomenelature. M. Vasseur a cité, dans les listes accompagnant son étude stratigraphique un Pedipes Bezançconi de Campbon ; mais, comme il m'est impossible, faute d’une figure ou d’une description, d'affirmer que ce soit la même espèce, je suis dans l'obligation de négliger cette dénomination.
Type. PI. VI (D) fig. 13-14, coll. Dumas, Bois-Gouët.
Loc.-Bois Gouët, aussi fréquente que M. Pfeifferi.
Siphonaria Tournoueri, Vasseur. PI. VIL (HI) fig. 18-19. 1881. — S.Tournoueri, Vasseur, loc. cit. pl. X, fig. 8-9.
Forme ovale, assez élevée. à galbe arrondi en profil ; sommet central, indiqué par un bouton très obtus ; surface ornée de douze côtes rayonnantes principales, entre lesquelles s’intercalent trois côtes secondaires, celle du milieu ramifiée plus près du sommet ; vers les bords, ces côtes sont à peu près toutes égalisées. Péritrème assez mince quand la coquille n’est pas usée ; impressions musculaires écartées du bord, terminées par des cicatrices étroites et triangulaires ; branche de gauche, interrompue vers le milieu de la hauteur, par une large dépression rayonnante qui modifie le contour de la coquille ; lobe isolé, demi-elliptique; ligne supérieure courte et droite.
Dim. Longueur, 2 mill. ; largeur, 48 mill. ; hauteur 9 1/2 mill.
RD. Moins arrondie que S. spectabilis de l'Éocène parisien elle s’en distingue par ses côtes beaucoup moins nombreuses et plus inégales ; elle ressemble par sa forme élevée et ovale à S. costaria d'Auvers, mais elle a moins de côtes plus régulièrement subdivisées, et surtout sa gouttière pulmonaire est située beaucoup moins en avant ; elle n’est pas digi-
tée comme S. crassicosta, qui est d’ailleurs tout-à-fait surbaissée et n’a pas le galbe anrondi du profil de l'espèce du Bois-Gouët.
Type. PI. VII (I) fig. 18-19, coll. du Musée de Nantes.
Loc. Bois-Gouët, Musée de Nantes, coll. Bourdot, Dumas et Bonnet.
Siphonaria granicosta, nov. sp. PI. VII (ID) fig. 6-7.
Forme ovale arrondie, médiocrement élevée, à galbe légèrement conoïde en profil ; sommet central, indiqué par un bouton obsolète ; surface ornée d’environ quinze côtes subnoduleuses, entre lesquelles s’intercalent peu régulièrement d’autres costules qui n’atteignent pas le sommet ; les granulations rugueuses dont elles sont irrégulièrement chargées, sont produites par les accroissements du test. Péritrème festonné par les côtes, assez mince; sillon pulmonaire peu distinct, rayonnant vers les deux tiers dela hauteur ; impressions musculaires effacées par l'usure.
Dim. Longueur, 16 mill. ; largeur, 13 mill. ; hauteur 5 1/2.
RD. J'ai hésité à séparer cette espèce de S. Tournoueri qui n’est connu que par des exemplaires adultes, tandis que celle-ci est représentée
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[29 | M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 185
par des échantillons de plus petite taille ; néanmoins les caractéres distinctifs qu’elle présente ne paraissent pas se modifier avec l’âge : elle a plus de côtes rayonnantes, moins régulières, portant des rugosités dont on n’aperçoit pas la trace sur S. Tournoueri ; en outre, elle est un peu moins élevée et son sillon pulmonaire rayonne nn peu plus en avant ; enfin son galbe est moins hémisphérique, quoiqu'il ne soit pas aussi conique que celui de S. crassicosta. Il s’agit donc bien d’une espèce nouvelle qui mérite une dénomination distincte.
Type. PI. VIT (D) fig. 6-7, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, coll. Bourdot, Dumas et Cossmann, cinq individus.
Opisthobranches
Actæon Octavii, [Vasseur] PI. VII (II) fig. 25-26.
1881. — Tornatella Octavii, Vass. loc. cit. pl. X, fig. 20-22.
Taille assez grande ; forme ovoido-conique ; spire longue, pointue, à galbe conoïde ; 7 tours à peine convexes, dont la hauteur n'atteint pas la moitié de la largeur, séparés par une rampe étroitement canaliculée ; dernier tour peu ventru, ovale à la base ; surface ornée, sur chaque tour, de 10 sillons ponctués et inécaux, à peu près équidistants, sur le dernier tour, de 25 sillons et sur la base, de larges rainures décussées par les accroissements, séparées par des cordons plats et bifides, plus étroits que ces rainures. Ouverture courte, arrondie et un peu versante à la base; labre arqué, un peu échancré sur la rampe suturale ; pli columellaire très bifide ; bord calleux largement étalé.
Div. Longueur, 23 mill. ; diamètre, 10 mill, ; ouverture, 14 mill.
RD. Contrairement à ma première opinion (Catal. Éoc. IV, p. 305) fondée sur la comparaison des figures, cette espèce est distincte d’ 4. Gmelini : sa forme est mains étroite, ses tours sont beaucoup moins hauts, son ouverture est plus longue et son pli plus profondément bifide ; enfin le sillon qui surmonte la rampe suturale, ne se transforme pas, comme dans l'espèce parisienne, en une rainure plus large que les autres. Je passe l'embryon sous silence : c’est peut-être accidentellement qu'il
; est moins saillant dans l'individu d’ 4. Octavii que je viens de décrire. au lieu de former une crosse comparable à celle d'A. Gmelini.
Types. PI. VII (II) fig. 25, coll. Cossmann. — Fig. 26, coll. Dumas.
Loc. Bois-Gouët, peu commune.
Actæon subinflatus, d'Orb. PI. VII (I) fig. 27. (Catal. Éoc. IV, 1889, p. 302.— Essais de Paléoconch. I, 4895, pl. I, fig 1).
RD. L’échantillon de Campbon que j'ai fait reproduire, est, en tous points, identique à ceux du bassin. de Paris; il a le dernier tour
régulièrement ovale, médiocrement ventru, orné de sillons équidistants
à interstices cloisonnés ; l'embryon est peu saillant, et le pli columellaire est simple et arrondi. 2
Dim. Longueur, 5 mill. ; diamètre, 2 1/2 mill.
PLÉSIOTYPE. PI. VII (ID) fig. 27 ; Musée de Nantes (Campbon).
Loc. Campbon, unique. Bois-Gouët, 3 individus, coll. Bourdot ; 2 individus, coll. Dumas ; un individu, coll. Dautzenberg.
Actæon Bevaleti, [Baudon] PI. VII (ID) fig. 28. (Catal. Éoc. IV, 1889 p. 307. — Essais de Paléo. I, 1895, pl. I, fig. 2-4).
RD. Citée par Vasseur au Bois-Gouët, cette espèce y est rare ; les échantillons sont à peu près identiques à ceux du bassin de Paris ; leur forme est trapue, leur spire étagée, leurs sillons sont réguliers et cloisonnés par les accroissements ; le pli columellaire antérieur est extrêmement saillant. tandis que le pli pariétal est réduit à un renflement” obsolète et peu visible ; la base est subperforée. Sous-genre Solidula.
Dim. Longueur, 4 mill.; diamètre, 2 1/4 mill. PLésioTyPe. P]. VII (ID) fig. 27 ; coll. Dumas (Boïs-Gouët).
Loc. Bois-Gouët, peu commune ; Arthon, coll. Dumas.
Actæon Dumasi, n00. sp. - PI. VII (HD) fig. 32.
Taille petite ; forme ovale, ventrue ; embryon hétérostrophe, à nucléus complètement empâté ; spire courte, à galbe conique ; 6 tours convexes, dont la hauteur égale le tiers de la largeur, un peu étagés à la suture, ornés de 3 sillons plus serrés en arrière ; dernier tour ovale, grand, munis de 8 sillons, dont 2 rapprochés au dessus de la suture, et les autres très écartés, cloisonnés par les accroissements ; base arrondie, avec un grand nombre de larges rainures concentriques et cloisonnées, que séparent des cordonnets beaucoup plus étroits. Ouverture assez large, arrondie en avant ; labre un peu arqué ; pli columellaire supérieur, très épais, très saillant et arrondi ; pli pariétal très écarté du précédent, peu saillant ; bord columellaire mince, découvrant la fente ombilicale.
[31] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 187
Dim. Longueur, 5 mill. ; diamètre, 3 1/4 mill. ; ouverture, 3 1/2 mill.
RD. Beauconp plus ventrue qu’1. Bevaleti, elle s’en distingue, en outre, par ses sillons plus écartés, par les larges rainures de sa base, par sa spire plus courte et par ses tours plus étroits. Sous-genre Solidula.
Tyee. PI. VII (ID) fig. 32 ; coll. Dumas.
Loc. Bois-Gouët, unique.
Actæon Bezançoni, Cossm. PI. VII (HD) fig. 23-24.
1889. — Act. sphæriculus, var. Bezanconi, Cossm. Cat. Éoc. IV, p. 308,
pl. VHIL. fig. 34. |
Jaille petite: forme ovale; spire à galbe conique, à tours convexes, dont la hauteur égale la moitié de la largeur, à sutures peu profondes ; dernier tour ovale, orné de nombreux sillons, réguliers et cloisonnés par les accroissements. Ouverture ovale, assez large ; labre presque vertical, épaissi par un très large bourrelet ; columelle presque droite, portant au milieu un petit pli ; bord columellaire presque nul, découvrant une étroite fente ombilicale.
Dim. Longueur probable, 41/2 mill. ; diamètre, 2 1/4 mill ; ouverture, 2 1/4 mill.
RD. L'individu de la Loire-Inférieure que j'ai fait reproduire étant identique à ceux de Grignon, que j'avais précédemment séparés comme une variété d'A. sphæriculus, je me décide à ériger cette variété en une espèce qui se distingue de celle de Deshayes par sa forme moins globuleuse,
par son pli columellaire plus saillant, et par sa fente ombilicale presque close. Sous-genre Semiactæon.
Type. PI. VIT (ID) fig. 23-24, coll. Cossmann.
Loc. Bois-Gouët, coll. Cossmann, coll. Bourdot.
Crenilabium suturatum, nov. Sp. PI. VII (III) fig. 14-15. Taille très petite ; forme étroite, aciculée ; spire allongée, à embryon hétérostrophe, obtus et empâté, à galbe légèrement conoïde; 6 tours convexes, dontla hauteur atteint les trois quarts, de la largeur, séparés par des sutures étroitement et profondément canaliculées; dernier tour ovaie, étroit, atténué à la base qui est imperforée ; surface brillante, très finement ornée d’imperceptibles stries spirales, qui sont un peu plus visibles sur la base. Ouverture ovale, rétrécie en arrière, peu dilatée en avant ; labre
188 NANTES. — BULL. SOC. SC. NAT. OUEST, — T, D. b71
mince et vertical, replié à la suture contre l’avant-dernier tour ; columelle excavée, dénuée de pli; bord columellaire étroit, caréné à l'extérieur, sans traces de crénelures sur sa surface médiane. :
Dim. Longueur, 5 1/4 mill. ; diamètre, 1 3/4 mill. ; hauteur de l’ouverture, 2 1/2 mil].
RD. Beaucoup moins ornée que C. crenatum de Barton, elle a l’ouver. ture plus courte et le bord columellaire lisse ; elle n’a pas les sillons
aussi marqués sur la base que C. aciculatum de Cuise, et en outre ses:
sutures sont bien plus canaliculées. L'absence de crénelures labiales tient peut-être à ce que le bord columellaire n’est pas très complet sur letype que je viens de décrire ; quant à la columelle, elle est fendue précisément à l’endroit où il pourrait y avoir un renflement pliciforme ; on ne peut donc affirmer qu'elle en soit absolument dépourvue.
Type et Loc. PI. VIT (D) fig. 14-15, unique, coll. Bourdot ; Bois-Gouët.
- Scaphander altavillensis, Desh. PI. VIT (HD) fig. 33-35, (1861. — Desc. anim. sans vert. bassin de Paris, Il, p. 644).
Forme ovale, un peu bombée au milieu, atténuée à ses deux extrémités ; spire invisible, étroitement perforée en entonnoir ;
dernier tour embrassant toute la coquille, orné de sillons à peu.
près équidistants, écartés, un peu plus serrés vers la base et le sommet qu’au milieu de la surface, finement ponctués par les accroissements. Ouverture étroite en arrière, dilatée en avant ; labre peu arqué, faiblement entaillé à sa jonction avec le sommet ; bord columellaire excavé, bien appliqué sur la base, se terminant en pointe incurvée à l'extrémité du contour supérieur,
Dim. Longueur, # mill. ; diamètre, 2 mill.
RD. Les individus, d’ailleurs très rares, qui existent au Bois-Gouët, sont d’une taille beaucoup plus petite que ceux du Cotentin que Deshayes a séparés? avec raison de l'espèce parisienne; mais ils sont absolument identiques, ainsi que j’ai pu m'en assurer en les comparant à un échantillon de 44 mill. de longueur, que je possède d'Hauteville. Ils diffèrent de S. conicus du bassin de Paris, par leur forme moins étroite, par leur bord columellaire moins détaché de la base, par leur labre moins échancré au sommet ; de S. Brongniarti par leurs sillons plus écartés, par leur labre moins oblique et moins arqué ; enfin de S. parisiensis par leur ouverture plus dilatée et par leurs sillons plus écartés. Si on compare cette espèce au type vivant, S. lignarius, on trouve qu’elle n’a pas la même forme conique, ni l'ouverture aussi découverte, et que sa spire est
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[33 | M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 189
perforée, non recouverte par la callosité qui ‘caractérise les individus adultes de la Méditerranée.
Type. PI. VII (D) fig. 33-34, coll. Bonnet.
Loc. Bois-Gouët, rare, coll. Bonnet, Cossmann, Dautzenberg.
Scaphander tenuistriatus, nov. sp. PI. VI (D) fig. 30-31.
-: Forme ovale, un peu atténuée en arrière, dilatée en avañt ; spire visible, au fond d’un étroit entonnoir, avec un petit nucléus et une suture canaliculée ; dernier tour embrassant toute la coquille, très finement orné de stries spirales serrées, à peine visibles quand la surface n’est pas fraîchement conservée. Ouverture grande, étroite en arrière, largement dilatée à la base ; labre arqué, avec une échancrure profondément rétrocurrente à la suture ; bord columellaire peu calleux, appliqué sur une rainure ombilicale, qu’on n’aperçoit que lorsqu'il est accidentellement enlevé.
Din. Longueur, 41 mill. ; diamètre, 6 mill.
RD. Se distingue de la plupart de ses congénères du bassin de Paris par la finesse de ses stries, et surtout par le développement que prend la partie visible de la spire ; toutefois, outre qu’elle a bien la forme générale et le bord columellaire des Scaphander, elle s’écarte des Amphisphyra par son labre beaucoup plus échancré à la suture. En particulier, l'espèce d’Hauteville que Deshayes a désignésous le nom ultavillensis, a des sillons bien plus écartés et plus profonds, le.sommet à peine perforé etc...
TYPE. PI. VI (I) fig. 30-31 coll. Dumas.
Loc. Bois-Gouët, rare ; coll. Dumas, Bourdot, Cossmann, Dautzenberg.
Bulla globulus, Desh. PL VIE (fig. 35.
(Catal. Éoc. 1889, IV, p. 321).
* Cette espèce parait aussi rare dans la Loire-Inférieure que dans le bassin de Paris : sa forme lisse etevale, sa columelle régulièrement courbée, son bord columellaire caréné du côté de la base, sa perforation apicale étroite, paraissent confirmer l'assimilation que je propose avec le type autrefois décrit de la Ferme de l’Orme. C'est la seule espèce éocénique qu'on puisse rapporter avec vraisemblance au véritable genre Bulla, et encore y a-t-il lieu de remarquer que la columelle n’a pas une courbe aussi régulière que ‘celle de B. ampulla vivant.
PLésiorype. PI. VII (IH) fig. 35, coll. Cossmann. Loc. Bois-Gouët, coll. Cossmann et Bourdot; Arthon, coll. Dumas.
Bullinella Bruguierei, [Desh.] PI. VII (I) fig. 41. (Catal. Éoc., 1889, 1V, p. 316).
Les individus du Bois-Gouët atteignent à peu près la même taille que ceux des environs de Paris, environ 8 mill. de longueur ; lorsqu'ils ne sont pas usés, les stries spirales, toujours visibles sur la base, où elles sont plus profondes, s’aperçoivent sur toute la surface ; leur columelle peu excavée porte le même pli antérieur que la forme typique de Grignon ; l’échancrure postérieure du labre est peut-être un peu moins profonde, et les plis d’accroissement, d’ailleurs irréguliers, sont seulement un peu plus marqués : je ne vois pas d’autres différences.
Pcésiorype. PI. VII (I) fig. 41, coll. Bourdot (Bois-Gouët).
Loc. Bois-Gouët, commune.
Bullinella goniophora, |[Desh.] PI. VII (HD) fig. 40. (Catal. Éoc., 1889, IV, p. 346).
RD. Ilest impossible de confondre cette espèce avec la précédente, parce qu’elle est beaucoup plus étroite, et qu’au lieu d’un pli antérieur à la columelle, elle porte un petit renflement postérieur ; sa surface paraît entièrement lisse ; l'entonnoir de la spire est étroit et tronqué, mais sa périphérie n’est pas toujours aussi anguleuse que dans le bassin de Paris.
PLésioTypE. PI. VII (II) fig. 40, coll. Cossmann ; Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, 3 individus, coll. Cossmann ; un échantillon, coll. Bourdot ; Coislin, coll. Dumas.
Bullinella brachymorpha, nov. sp. PI. VII (ID) fig. 10-11.
Taille petite ; forme ovoïde-cylindrique ; spire assez étroitement perforée au sommet avec un sillon spiral ; surface entièrement lisse. Ouverture peu rétrécie en arrière, médiocrement. dilatée en avant, où elle est arrondie et subéchancrée ; labre arqué, faiblement échancré en arrière ; columelle oblique, presque rectiligne, avec un imperceptible renflement sinueux, vers. le milieu ; bord columellaire étroit, calleux, recouvrant presque entièrement la fente ombilicale.
Dim. Longueur, 3 1/2 mill. ; diamètre, 4 3/4 mill.
RD. Plus courte et plus trapue que B. Bruguierei, elle a la spire plus étroitement perforée, quoique munie du sillen spiral qui caractérise l’espèce de Deshayes et les Bullinella typiques ; elle s’en distingue en outre, par sa surface tout-à-fait lisse, par son labre plus arqué, par l’absence d’une torsion columellaire à la base, enfin par sa fente ombilicale à peu
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près close : il est donc aisé de séparer ces deux formes lorsqu'elles sont mélangées. Si on la compare à B. Lebrun, elle est beaucoup moins étroite et a l'ouverture moins rétrécie en arrière, moins subitement dilatée en avant. Enfin elle est plus ovale que B. goniophora, plus trapue, moins * tronquée au sommet. et elle a la columelle plus oblique, moins excavée. M. Vasseur à cité, dans les listes accompagnant son étude stratigraphique, deux nouvelles espèces de Campbon, Bulla nucula et B. namnetica ; comme j'ignore s'il a voulu désigner cette espèce ou l'une de celles que j'ai décrites ci-après, je ne puis reprendre ces dénominations incertaines.
Type. PI. VIT (HD) fig. 10-11, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, rare, coll. Bourdot, Bonnet et Cossmann ; S'-Gildas, coll. Dumas.
Bullinella cylindroides, Desh. PI. VII (HI) fig. 37-38. (Catal. Éoc. 1889, IV, p. 317).
Cette espèce étant assez variable dans le bassin de Paris, il ne faut attacher qu’une importance relative aux petites différences que l’on constate entre les échantillons du Bois-Gouët et ceux de Grignon, par exemple : leur columelle est un peu plus tronquée et le bord columellaire est moins bien appliqué sur la fente ombilicale ; beaucoup d’entre eux se rapprochent davantage de la variété trapue que j'ai signalée dans le calcaire grossier supérieur que de la forme typique, qui est au contraire la plus répandue dans les environs de Paris ; leurs stries spirales sont beaucoup moins visibles, mais cela tient à l’état d'usure de la plupart des échantillons. Quoi qu'il en soit, on les distingue par leur sommet étroitement perforé, et par leur forme générale, cylindrique au milieu, ovalement atténuée aux extrémités. Section Cylichnina.
PLésiorvee. PL. VII (III) fig. 37-38, coll. Dumas (Bois-Gouët).
Loc. Bois-Gouët, assez commune ; Coislin, Arthon, coll. Dumas.
Bullinella Rideli, nov. sp. PI. VII (II) fig. 36.
Taille petite ; forme ovoido-conique ; spire assez étroitement perforée ; surface ornée de très fines stries spirales aux deux extrémités du dernier tour. Ouverture étroite, à peine dilatée en avant ; labre presque vertical, un peu arqué ; columelle excavée en arrière, tronquée à la base; bord columellaire étroit, ne recouvrant pas complètement la fente ombilicale. Section ÿ Cytichnina.
. Dim. Longueur, 3 1/4 mill ; diamètre, 1 3/4 mill.
RD. Plus courte et plus conique que B. cylindroides, ella a la columelle plus excavée, la perforation apicale moins étroite ; elle se distingue de B. conulus et Caillati par sa forme moins conique, par son labre non contracté au milieu, par sa columelle excavée en arrière ; on la reconnait surtout à son galbe subitement atténué, vers le quart de la hauteur, du côté postériéur.
TyPe. PI. VII (I) fig. 36, coll. Bourdot, Bois-Gouët. Loc. Bois-Gouët, rare ; Coislin, Arthon, coll. Dumas.
Acrostemma coronatum, [Lamk] PI. VII (II) fig. 21. (Catal. Éoc. 1889, IV, p. 348).
La forme typique du bassin de Paris est aussi la plus abondante dans la Loire-Inférieure : on la reconnaît invariablement à son galbe étroit, légèrement conoïde en arrière, à sa couronne de plis apicaux, deux ou trois fois crénelés autour de l’entonnoir de la spire, qui est étroit et profond ; surtout à sa columelle à peine excavée, non tronquée à la base, recouverte par un bord calleux qui laisse apercevoir la fente ombilicale, et se raccorde au contour supérieur ; une douzaine de .sillons, souvent peu visibles, s’enroulent en spirale sur la base. Tel est l’ensemble des caractères qui permettent d'isoler, sans difficulté, la plupart des individus; toutefois quelques uns sont un peu plus cylindriques et leur couronne est quadricrénelée, de sorte qu'ils se rapprochent davantage de la variété Boutillieri du bassin de Paris et de Barton ; mais, comme il y a de nombreux intermédiaires, et que leur columelle est absolument identique à celle du type, je ne crois pas qu'on doive ériger cette variété en espèce distincte.
Pcésioryre. PL. VII (Ill) fig. 21, coll. Dumas, Bois-Gouët.
. Loc. Bois-Gouêt, assez commune ; Coislin, Arthon, coll. Dumas ; Campbon, Musée de Nantes.
Acrostemma Bezançoni, [Morlet] PI. VII (ID) fig. 39. (Catal. Éoc. 1889, IV, p.319, pl. XI, fig. 12).
RD. De même que dans le bassin de Paris, cette forme, beaucoup plus rare que À. coronatum, se distingue du type et de ses variétés, non seulement par sa forme un peu plus ovale et plus courte, mais surtout par la troncature de sa columelle qui*st plus arquée ; le bord columellaire qui est appliqué sur la fente ombilicale, ne se raccorde au contour supérieur qu'après avoir fait une sinuosité qui correspond à l’inflexion de la columelle à la base. Il est exfrêmement difficile de distinguer les stries basales, à cause de leur finesse ; quant au bourrelet qui couronne
[37] : M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉINIQUES 193
la périphérie de l’entonnoir apical, il est étroit, très peu saillant, peu ou
point crénelé par des plis axiaux. Tous ces caractères, propres à l’espèce
parisienne, se retrouvent sur les échantillons de la Loire-Inférieure. PLésioryPe. PI. VII (III) fig. 39, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, rare.
Roxania ovulata, [Lamk.] PI. VII (ID) fig. 22. (Catal. Éoc. 1889, p. 320.— 1895. Essais Pal. comp. p. 98, pl. IV, fig. 20-22)
Il n’y a presque aucune différence entre les échantillons du Bois-Gouët et ceux de Grignon qui paraissent seulement un peu plus ventrus, et encoré cette forme arrondie ne s’acquiert-elle qu’à l’âge adulte; c’est bien la même ornementation, composée de sillons écartés et alternés, plus profonde aux extrêmités qu’au milieu, s’enroulant dans la fente ombilicale qui est assez large; leur columelle est bien excavée en arrière, coudée et terminée en troncature amincie sur le bord de l’échancrure antérieure de l’ouverture; enfin le sommet est étroitement perforé comme celui des Roxania typiques. Les individus de Barton que j'ai cités dans mon Catalogue comme appartenant à la même espèce, sont plus conoïdes,
plus allongés : peut être sont-ce eux que M. Newton désigne sous le
nom Atys regularis, Edw. mss. dans la liste systématique de la collection Edwards.
PLésroType. PI. VII (AIT) fig. 22, coll. Dautzenberg; Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, rare, coll. Dautzenberg, Houdas, Dumas, Cossmann ; Arthon, assez commune, mais douteuse à cause de son état de conservation, coll. Dumas.
Sous-genre PLICOBULLA, Cossm. 1895.
Type : P. Dumasi, nov. sp. PI. VII (HD) fig. 8-9. | RD. Comme on le verra par la description de l'espèce type, cette
nouvelle coupe se distingue des Bulla et Acrocolpus par son pli columel-
laire lamelleux et saillant, dont la carène se raccorde au contour supérieur de l’ouverture; des Cylichnella, par l’absence d’un second pli columellaire et par la forme plus versante de l'ouverture ; des Roxania, par l'existence du pli columellaire et par l’absence de troncature à l'extrémité antérieure de l'ouverture ; des Bullinella et Cylichnina par la saillie lamelleuse du pli, qui ne se réduit pas à une torsion coudée de la columelle. Dans l'impossibilité de rattacher cette forme nouvelle à
aucune des coupes existantes, je me vois dans la nécessité de lui imposer
un nom nouveau ; elle prendra place dans la sous-famille des Cylichninæ, à titre de sous-genre de Bullinella.
Il en existe une autre espèce, Bulla bitruncata, Meyer, dans l'Éocène de Jackson (MVississipi), ma coll.
Plicobulla Dumasi, 00. sp. PI. VII (HD) fig. 8-9.
Forme ventrue, ovoïdo-globuleuse ; spire étroitement perforée
au sommet; dernier tour embrassant toute la coquille, lisse
sauf à la base qui porte une dizaine de stries spirales, un peu onduleuses et serrées, s’enroulant jusque dans la fente ombicale. Ouverture assez étroite, à peine plus élargie en avant où elle est versante ; labre épaissi à l'intérieur, formant un bec avant de se raccorder au sommet; columelle excavée, portant au milieu un fort pli lamelleux et transversal qui se raccorde au contour caréné du bord columellaire ; ce dernier se détache de
la fente ombilicale et rejoint le contour arrondi du bord supérieur,
qui ne présente aucune trace de troncature de la columelle. Dim. Longueur, 4 12 mill. ; diamètre, 3 mill.
RD. L'espèce ci-dessus décrite ressemble beaucoup à sa congénère de l'Éocène des États-Unis; toutefois, autant que je puis en juger par l’unique échantillon de Bulla bitruncata que m'a envoyé M. Meyer, notre fossile a le bord columellaire moins étalé et moins calleux, laissant apercevoir une fente ombilicale qui ne paraît pas exister dans la coquille de Jackson. Sur les individus très frais, on distingue, autour de la perforation apicale, deux ou trois filets concentriques, presque imperceptibles.
Types. PI. VII (ID fig, 8-9, coll. Dumas; Coislin.
Loc. Coislin, 5 individus, coll. Dumas ; S'-Gildas, coll. Dumas : la Close, coll. Cossmann.
Cylichnella Bourdoti, nov. Sp. PI. VII (II fig. 16-17.
Forme ovale, ventrue ; spire étroitement perforée ; dernier tour formant toute la coquille, atténué à ses extrémités, à galbe ovoide ; surface lisse seulement plissée par les accroissèments du côté postérieur. Ouverture étroite, peu élargie en avant, versante à la base ; labre peu arqué, rétrocurrent et subéchancré près de la perforation apicale ; columelle munie d’un pli transversal placé très bas, excavé au dessus de ce pli, portant en avant un second pli tordu et très oblique ; bord columellaire épais, calleux, un peu détaché de la base, se raccordant avec le contour supérieur.
* Dim. Longueur, 8 mill. ; diamètre, # 4/2 mill. g
[89] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 195
RD. Moins cylindrique et moins trapue que C. vasatensis du Miocène(!), elle est caractérisée par la saillie plus grande de ses deux plis columellaires ; la découverte de cette espèce par notre confrère et ami
. M. Bourdot, recule l’époque d'apparition de ce genre, ou tout au moins
LT
confirme l'opinion de M. Dall sur son existence dans l'Éocène, (voir Essais de Paléoconchologie p. 97). Si on compare cette coquille à Acrocolpus plicatus qui a les plis disposés presque identiquement autour
de la perforation apicale, on trouve qu’elle s’en distingue essentiellement
par ses plis columellaires qui la placent dans un tout autre genre. Très
rare.
Type, PI. VII (ID) fig. 16-17, coll. Bourdot ; Bois-Gouët. Loc. Bois-Gouët ; Arthon, coll. Dumas.
Amphisphyra subcylindrica, nov. sp. PI. VII (I) fig. 20. Taille très petite : forme ovoïdo-cylindrique ; spire tronquée, un peu rétuse, formée d'un nucléus embryonnaire en goutte de
suif, que circonscrit la suture canaliculée du dernier tour ; celui-
ci, plus atténué en arrière qu'en avant, embrasse toute la
coquille ; surface lisse. Ouverture étroite en arrière, dilatée et
\ La ? Q CRT ovale en avant ; labre arqué, un peu proéminent en arrière, et et rétrocurrent vers le canal sutural ; bord columellaire mince, excavé, se raccordant avec le contour supérieur.
Dim. Longueur 2 1/4 mill. ; diamètre 4 1/4 mill. .
RD. Beaucoup moins dilatée que 4. assula et pulchella de l’Éocène
parisien, elle a le test moins mince et la surface dénuée de stries spirales ;
elle a le bord columellaire plus excavé que 4. assula, la spire plus largement ouverte et la suture plus profondément canaliculée que 4. pulchella ; son gros embryon déprimé est tout-à-fait caractéristique.
Type. PI. VII (ID) fig. 20 ; coll. Cossmann.
Loc. Bois-Gouëêt, unique.
Ringicala Morleti, Vasseur. Pl. VII (ID) fig. 29-30.
1881 — R. Morleti, Vasseur, loc. cit. p. 253 (non fig.) 1882 — — Morlet, Monogr. Ringic. 2° suppl. p. 16.
Taille petite; forme peu allongée, ovoïdo-conique ; spire assez courte, à embryon obtus, à galbe conique; 4 tours croissant rapidement, séparés par de profondes sutures, ornés de 5 à 6
(4) 11 existe aussi. dans l’Oligocène de Gaas, une Cylichnella (Bulla licatula, Grat.), à sommet plissé : mals elle a le pli antérieur bien moins saillant et sa base porte plusieurs sillons spiraux assez écartés.
196 NANTES. —"BULL. SOC. SC. NAT. OUEST. — T. D. [40] sillons spiraux et peu marqués; dernier tour grand, arrondi à la base, portant, ainsi que celle-ci, une quinzaine de sillons inégalement écartés, les trois inférieurs rapprochés de la suture, ceux du milieu plus espacés, les autres plus serrés sur la base. Ouverture assez large, canaliculée en arrière, profondément échancrée du côté antérieur ; labre vertical, épaissi par un bourrelet externe saillant et arrondi qui s'attache vers le milieu de l’avant dernier tour ; les crénelures internes du labre sont äu nombre de 10 environ sur toute la région antérieure qui est plus épaisse ; bord columellaire armé de trois plis convergents, l’'antérieur plus épais, les autres lamelleux, avec une callosité basale qui rejoint le labre en arrière et circonscrit en avant l’échancrure antérieure de l’ouverture.
Dim. Longueur, 3 mill.; diamètre, 2 mill.
Ogs. J'ai conservé le nom proposé par Vasseur pour cette espèce, bien que cette dénomination ne soit mentionnée que dans une liste, parce que ce nom a été adopté par Morlet dans sa Monographie et qu'il n'y a pas d’hésitation possible sur la détermination ue individus du Bois-Gouët.
RD. C’est avec raison que Vasseur a séparé cette coquille de R. ringens qui existe d’ailleurs aussi dans la Loire-Inférieure, non seulement parce que sa taille est plus petite et que ses tours sont moins nombreux, mais surtout parce que son ornementation est différente, les sillons spiraux sont moins nombreux et moins réguliers ; en outre l'ouverture est plus large et ne forme pas une fente oblique, comme celle de R. ringens; ses plis columellaires sont un peu moins épais et le pli inférieur ou pariétal est moins parallèle à celui du milieu; enfin les crénelures du labre sont plus fortes et s'étendent davantage sur la callosité.
Type. PI. VII (HD) fig. 29-30, coll. Houdas ; Bois-Gouët.
Loc. Bois-Gouët, peu commune, coll. Dumas, Cossmann, Dautzenberg, Houdas ; Arthon, coll. Dumas.
Ringicula ringens, [Lamk.] PI. VII (I) fig. 31.
(Catal. Éoc. 1889, p. 322, pl. XI, fig. 49. — 1895. Essais de Paléoc. p. 113, pl. IL, fig. 12-14).
Placés côte à côte, les échantillons de Campbon sont identiques à ceux de Mouchy, dans le bassin de Paris: ils ont également 5 tours, non compris l’embryon hétérostrophe, chaque tour porte 8 stries spirales, il y en a une vingtaine équidistantes sur le dernier tour et sur la base;
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ns. Musée de Nantes ; Géislin, un à fragment coll. Dumas.
04 uloides [Lamk.) PI. VIT (I) fig. 5 atal. Éoc. 1889, IV, p. 302, pl. x, fig. 63-64).
e vois pas de différences entre l'individu se Bois-Gouët et ceux possède de Grignon ; peut être les accroissements y sont-ils plus nent indiqués du côté dorsal, mais les proportions et l’enroule-
sont identiques, de sorte qu'on peut en conclure que c'est ÉRIER ne l'Hs
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