CÉPHALOPODES
Nautilus umbilicaris, Desh. fig. A.
(1892. Catal. Éoc. V, p. 44).
RD. (‘) D’après les indications de M. Vasseur, et d’après Cailliaud, les moules de Nautilus que l’on trouve dans le calcaire grossier de Bretagne appartiendraient à N. Lamarcki; je ne suis pas de cet avis : les deux échantillons. du Musée de Nantes, qui m'ont été communiqués. et dont l’un est étiqueté de la main de Cailliaud, ont le dos et les flancs beaucoup plus convexes que cette espèce, et par là ils ressemblent davantage à N. umbilicaris, d’ailleurs beaucoup plus répandu. Il ne faut pas perdre de vue que N. Lamarcki ; n’était connu qu’à l’état de moule, figuré seulement dans le premier ouvrage de Deshayes, et que par conséquent on était tenté, avant l’apparition du second ouvrage, de rapporter à cette dernière espèce tous les moules de Nautile que l’on trouvait dans l’Éocène, et à N. umbilicaris plutôt, les fragments de test :
or, la description de N. Lamarcki indique que la face dorsale porte une
quille, moins anguleuse il est vrai que celle de N. parisiensis, tandis que les individus des environs de Nantes que j'ai sous les yeux ont une face dorsale arrondie en demi cercle, et que leurs cloisons sont à peine sinueuses, caractère distinctif de N. umbülicaris; enfin la position du
siphon, visible sur un fragment détaché de l'échantillon principal, est
bien subcentrale, comme l'indique Deshayes dans la description de cette
CE
- (4) RD. Abréviation de ‘‘ Rapports et Différences ”.
dernière espèce. Pour toutes ces raisons je n’hésite pas à les rapporter à cette dernière espèce.
Dim. Diamètre probable, 12 à 15 cent. ; épaisseur, 6 à 7 cent.
PLÉSIOTYPE et Loc. Arthon, Fig, A. coll. du Musée de Nantes.
FiG. À 1/2 gr. nat.
Belemnosis anomala, [J. de Sow.] PI, V (D) fig. 3-4.
1828 — Beloptera anomala, J.Sow. Min. Conch.VI, p.584, pl. DXCI fig. 3
1849 — Belemnosis plicata, Edw. Pal. Soc. p. 40, pl. IE, fig. 3. |
1849 — Belemnosis anomalu, Gray. Cat. moll. Brit. Mus. p. 158.
1891 — Belemnosis anomala, Newton, Syst. List. Edw. coll. p. 289.
1894 — Spirulirostra anomalu, Newton et Harris, Brit. Eoc. Cephal. (Proc. mal. Soc., vol. I, n° 3, p. 124, fig. A-B).
Forme subconique, non rostrée, obtuse au sommet, comprimée, un peu incurvée dans le sens longitudinal ; phragmocône à contexture fibreuse, faiblement enroulé à son extrémité postérieure, largement dilaté en avant ; cloisons horizontales sans sinus Siphonal ; siphon ventral ? Enveloppe cariée, triangulairement entaillée sur la paroi ventrale, où elle découvre le phragmocône presque jusqu’au sommet, bombée sur la paroi dorsale, où elle porte la trace des cloisons, munie de deux rebords obtus sur les flancs, et d’un renflement pense vis à vis la dernière loge.
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Dim. Longueur, 12 mill. ; largeur, 6 mill.; épaisseur, 3 1/2 mill.
+ O8s. Le genre Belemnosis a été proposé par Edwards pour une coquille
unique et mal conservée de l’Éocène inférieur d'Highgate, sur laquelle existe une perforation, probablement accidentelle, vis à vis de la dernière loge du phramocône, de sorte que cet auteur en concluait qu’il existe, dans les Belemnosis, une ouverture ventrale, dont l'explication était une véritable énigme. Tout récemment, MM. Newton et Harris, frappés de l’analogie qui existe entre cette coquille et le genre Spirulirostra, d'Orb. ont fait remarquer qu'on obtient une perforation ventrale en admettant que la saillie supérieure de l'enveloppe cariée, correspondant à l’extrémité spirale du phragmocône, ait été usée ou cassée, et ils en ont conclu que Beleimnosis est une Spirulirostra dont le rostre a également AIFRGT u par le fait de l’usure.
Cette explication me paraît tout à fait plausible en ce qui concerne la
perforation qui existe sur l'individu d’Highgate, et qui n’existe pas sur celui du Bois-Gouët, en tous points semblable au précédent, mais
beaucoup mieux conservé; de sorte que je suis complètement d'accord avec MM. Harris et Newton pour faire disparaitre l’anomalie de diagnose qui représente les Belemnosis comme des Céphalopodes à loge initiale perforée, ce qui eût contredit le rôle.du siphon et empêché ses fonctions pneumatiques.
Mais je ne suis pas d’avis de considérer comme synonymes ces deux
genres, ainsi que le proposent nos savants confrères du British Museum:
en eflet Spirulirostra possède un rostre pointu qui n'existe pas dans les Belemnosis ; je ne puis admettre que ce rostre ait accidentellement
disparu par usure ou fracture, attendu que l'individu du Bois-Gouët a
le sommet obtus, arrondi, et fraîchement carié. La question me paraît donc réglée à ce point de vue : les Belemnosis sont des Spirulirostra sans rostre, et à phragmocône moins spiral, c'est-à-dire un genre bien distinct ; toutefois elles appartiennent à la même famille Belopteridæ.
PLésiorvPE et Loc. Bois-Gouët, unique, pl. V (E) fig. 3-4, coll. Bourdot.
Beloptera belemnitoidea, Blainv. PI. V (D) fig. 1-2.
1892 — Beloptera belemnitoidea, Cossm. Catal. Éoc. V. p. 12. 1895 — Beloptera belemnitoidea, Newton et Harris. Brit. Eoc. Cephal. loc. cit. p. 122.
O8s. Les individus du Bois-Gouët ne diffèrent pas sensiblement de
ceux du calcaire grossier parisien : leur forme générale est un peu
courbée, anguleuse sur la partie dorsale, excavée à la jonction du rostre avec le phragmocône, les ailes sont elliptiques, minces et carénées à leur contour ; les cloisons à peu près horizontales forment une sinuosité ventrale, vis à vis le point d’attache du siphon sur lequel elles s’emboitaient probablement. La coupe longitudinale de la cavité du phragmo-
cône visible sur l’un des individus figurés, montre la courbure des dernières loges, à l’extrêmité postérieure et confirme le rapprochement, qui a été fait entre les Beloptera, les Spirulirostra et les Belemnosis, qui sont évidemment de la même famille.
Dim. Longueur, 37 mill. ; largeur, 20 mill.; épaisseur, 8 mill. PLÉSIOTYPE. PI. V D), fig. 1-2, coll. Dumas.
Loc. Bois-Gouët, extrêmement rare.
Belosepia Blainvillei, |Desh.| PI. V (1) fig. 7-9. (Catal. Éoc. 1892, V, p. 11).
Les échantillons du Bois-Gouët sont dans un état de conservation bien supérieur à celui des individus des sables moyens, généralement roulés, usés et presque méconnaissables ; leur rostre est plus ou moins incliné vers l’apophyse dorsale, mais sa base en est invariablement séparée par une cavité arrondie, de sorte que le profil du rostre fait un angle d'environ 45° avec le contour inférieur de l’apophyse. La lame en éventail est profondément festonnée par des dentelures assez régulières ; la surface ventrale du phragmocône est ornée de sept rangées longitudinales de granulations, qui ne deviennent irrégulièrement cariées que du côté postérieur, sur l’apophyse.
PLÉSIOTYPE. PI. V (D, fig. 7-9, coll. Cossmann.
Loc. Bois-Gouëêt, commune.
Belosepia Dufouri, Vasseur. PI. V (I) fig. 5-6. 1881 — B. Dufouri, Vass. loc. cit. pl. I fig. 5-6 et pl. XIX, fig. 4.
Forme étroite, peu dilatée en avant; rostre assez court, assez. orêle, faiblement incurvé, arrondi du côté ventral, subcaréné du côté dorsal ; phragmocône en cornet courbe, à cloisons développées en arc de cercle du côté dorsal, presque anastomosées du côté ventral ; apophyse dorsale très comprimée, peu détachée du rostre, fortement cariée ; lame ventrale en arc de cercle festonné, plissée par des rainures rayonnantes.
RD. Elle se distingue assez facilement de la précédente par son apophyse plus comprimée latéralement, terminée en arrière par une saillie qui se raccorde presque tangentiellement avec le rostre. au lieu de faire un angle avec lui; par son rostre plus mince, moins courbé, quoique bien moins droit que celui de B. sepioidea; elle ressemble davantage à B. Cuvieri, quoique son rostre n’ait pas de renflements latéraux à la base, mais son apophyse est plus comprimée en arrière ;
Er” M4 COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 167 son rostre n'a aucune analogie avec celui de B. tricarinata, dont l’apophyse fait d’ailleurs un angle droit avec lui.
Type. PI. V (D), fig. 5-6, coll. Cossmann.
Loc. Bois-Gouët, moins commune que B. Blainvillei.
Vasseuria occidentalis, Mun. Ch. PI. V (I) fig. 40-13. 1880 — V. occidentalis, Munier-Chalmas, in coll. 1881 — — Vasseur, loc. cit. pl. I, fig. 8-15 1882 — — Fischer, Man. Conch. p. 359, fig. 137.
Rostre dentaliforme, plus ou moins évasé à l’orifice, à pointe à pleine, un peu émoussée ; galbe généralement conique, rarement infléchi ; section ovale, un peu plus comprimée sur une face que sur l’autre. Surface extérieure finement cariée sur toute la partie antérieure, striée longitudinalement vers l’extrêmité du rostre, ornée de rainures plus profondes et irrégulièrement écartées, quoique symétriques. Cavité du phragmocône dépassant beaucoup la moitié de la longueur, contenant la trace de cloisons nombreuses, légèrement convexes du côté dorsal, déclives. du côté ventral, où les deux branches se réunissent en V très ouvert, dans l’angle duquel est un petit écusson qui est la trace des points d'attache des cornets emboités composant le siphon.
Drm. Longueur, 33 mill. ; grand diamètre, 5 mill. ; petit diamètre, 3 3/k mill.
Ogs. Ce genre de Céphalopodes, localisé dans l'Éocène de Bretagne, et représenté par l'espèce type, a été classé par Fischer dans les Belopteridæ, plutôt que dans le voisinage des Belemnitidæ dont on serait tenté de le rapprocher de prime abord : mais la forme des cloisons n’est pas du tout la même dans les Vasseuria que dans les Belemnites.
Puéstorvee. PL. V (1) üig. 10-13, coll. Dumas (Bois-Gouët).
Loc. Bois-Gouët, assez commune ; Campbon (fide Vasseur) ; Arthon, coll. Dumas.
Puilmoneés | Limnæa Bourdoti, nov. sp. PI. (V) fig. 14-15.
Taille assez grande ; forme ovale, irrégulière ; spire acuminée, médiocrement allongée, à g«lbe conique, à embryon obtus ; 7 tours un peu convexes, dont la hauteur dépasse la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires, imperceptiblement bordées ; dernier tour grand, un peu ventru, à base ovale arrondie, imperforée ; surface lisse, marquée par des accroissements
obliques et irréguliers. Ouverture courte, arrondie, à labre mince et assez oblique ; torsion columellaire très allongée, peu sail-
lante, s’effaçant sur le bord externe qui est très mince et bien appliqué sur la base.
Dim. Longueur, 15 1/2 mill ; diamètre, 7 1/2 ; hauteur de l'ouverture, 8 mill.
RD. Dans l'impossibilité de rapporter exactement cette coquille à
aucune des espèces connues dans l'Éocène moyen ou supérieur, je me résigne à ajouter une nouvelle espèce à la liste déjà bien longue des Limnæa. Elle se distingue en eflet: de L. elata par sa spire moins
allongée, par son dernier tour moins disproportionné et par sa forme
plus ovale ; de L. Bervillei par sa spire moins longue et surtout par son pli columellaire moins calleux ; de Z. Michelini par sa forme plus ventrue et par son ouverture plus arrondie; de L. ovum par ses tours . moins convexes et par sa forme moins ventrue ; de L. convexa parce qu'elle n’a pas le dernier tour disproportionné; enfin du groupe de L. arenularia et acuminata par sa spire bien moins allongée.
Type, PI. V (1) fig. 14-15, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, très rare; coll. Bourdot et Dumas.
Limnæa ovum, Brongn. PI. V (1) fig. 21-22.
(Catal. Éoc. 1889, IV, p. 335).
RD. J'ai séparé de l’espèce précédente quelques échantillons du Bois-
- Gouët qui sont plus ventrus, qui ont les tours plus convexes, et l’ouverture plus allongée que la spire : leur columelle est presque rectiligne,
avec un pli très obsolète, à peine saillant et très oblique ; le bord colu-
mellaire est calleux et détaché de la base, le labre est à peine oblique ; l'embryon est court et papilleux. Tous ces caractères se rapprochent de
ceux des individus de Ducy (bassin de Paris) que l’on rapporte ordinai-
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rement à L. ovum, Brongn.: comme je n'ai d’ailleurs vu, sur trois
. échantillons de la Eoire-Inférieure qu’un seul en très bon état et de petite
taille, (7 mill. 1/2 sur 4 mill.) je crois prudent de ne pas-les séparer de Z. ovum, quoiqu'ils proviennent d’un niveau stratigraphique plus ancien.
PLésiorype. PI. V (1) fig. 21-22, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, coll. Bourdot et Dumas.
Limnæa gouetensis, nov. sp. PI: V (I) fig. 19-20.
Taille assez petite; forme étroite, ovoido-conique; spire un peu longue, à embryon papilleux, à galbe conique ; 5 tours convexes, dont la hauteur dépasse un peu la moitié de la largeur,
séparés par des sutures linéaires ; dernier tour ovale, un peu
ventru, à base arrondie, très SOtttont perforée ; surface
entièrement lisse. Ouverture courte, anguleuse en arrière, ovale
en avant, à péristome épais ; labre presque vertical et rectiligne, mince à son contour, épaissi à l’intérieur surtout en avant ; columelle droite, faiblement renflée en arrière par un pli très obsolète ; bord columellaire calleux, détaché de la base, découvrant une fente ombilicale très étroite et se raccordant au
contour supérieur. Section Bulimnæa.
Dim. Longueur, 6 3/4 mill. ; diamètre, 3 1/4 mill. ; hauteur de l’ou-
verture, 3 1/2 mill.
RD. Par son péristome épaissi, cette espèce appartient à la même section que L. crassula et Duchasteli : mais elle est beaucoup moins ventrue que la première et elle a la spire plus allongée et plus conique que la seconde; elle se rapproche davantage de L. brachystoma des sables de Chenay, quoiqu’elle n'ait pas l’ouverture aussi courte.
Te. PL. V (D fig. 19-20, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, très rare, coll. Bourdot, Dumas, Bonnet, Dautzenberg, et Cossmann.
Limnæa adela, nov. sp. PI. V (1) fig. 23-24.
Taille petite ; forme ovale ; spire peu allongée ; tours très convexes, à sutures profondes, et dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur ; dernier tour arrondi, gonflé ; surface
lisse. Ouverture courte, ovale ; labre mince, vertical, antécurrent
vers‘la suture ; columelle un peu excavée, à peine renflée par un
pli obsolète ; bord columellaire mince, détaché de la base et découvrant la fente ombilicale.
Dim. Longueur, 5 1/2 mill.; diamètre, 3 mill.; hauteur de l'ouverture, 3 mill.
RD. Plus globuleuse et plus ombiliquée que la précédente, elle s'en
distingue surtout par sa base arrondie et par ses tours plus cbnvexes ;.
son péristome n’est pas épaissi, mais peut-être n’est elle pas adulte. Elle a l'ouverture plus courte que L. Duchasteli et s’en distingue par sa base
ombiliquée. Néanmoins j'ai hésité à la décrire, n’en connaissant qu'un :
individu, et je lui ai donné un nom qui rappelle cette incertitude (xôrdos douteux).
TyprE et Loc. PE V (1) fig. 23-24, unique, Bois-Gouët, coll. Cossmann.
Planorbis subangulatus, Lamk. PI. VI (ID) fig. 24-26. (Catal. Éoc. 1889, IV, p. 339).
RD. Les échantillons du Bois-Gouët ne diffèrent de ceux du bassin de Paris, et en particulier de ceux de Neauphlette, que par leur ombilie taillé un peu plus carrément ; ils possèdent bien les deux angles
périphériques qui caractérisent cette espèce, mais l’espace compris entre
l’angle supérieur et celui qui circonscrit l’ombilic est un peu plus large et la rampe de cet ombilic n’est pas obliquement déclive comme dans les individus parisiens: je ne pense pas que cette petite différence motive une séparation d'espèce, d'autant plus que tous les échantillons du Bois-Gouët ne sont pas absolument identiques entre eux. La face supérieure est à peù près plane, les tours de spire sont au nombre de 5 ou 6, à peine convexes, séparés par de profondes sutures, souvent marqués par des renflements curvilignes, qui indiquent les arrêts de l'accroissement de l’ouverture ; celle-ci est quadrangulaire, plus large contre la spire qu’à la périphérie.
Dim. Diamètre, 3 1/2 mill. ; épaisseur, 1 mill.
PLÉSIOTYPE. PI. VI (ID) fig. 24-26, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, assez rare, coll. Bourdot, Dautzenberg, Cossinann,
Planorbis nitidulus, Lamk. PI. Il fig. 27-29. (Catal. Éoc. 1889, IV, p. 339).
“RD. Ainsi que je l’ai indiqué dans le Catalogue de LÉcoiges cette
espèce est très voisine de la précédente et ne s’en distingue que par
l’absence de carènes périphériques ; les individus du Bois-Gouët ont l’ombilic taillé aussi carrément que celui de P. subangulatus, la spire est aussi plane et les proportions sont les mêmes ; cependant, malgré
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cette similitude des principaux caractères, il est très aisé de séparer quand elles sont mélangées, attendu que celle-ci n’a pas la forme bicarénée des Orbis, comme la précédente.
Dm. Diamètre, 3 mill. ; épaisseur, 4 mill.
PLÉSIOTYPE. PI. VI (ID) fig. 27-29, coll. Bourdot.
Loc. Bois-Gouët, plus rare que la précédente, coll, Bourdotet Cossmann.
Planorbis Baudoni, Desh. PI. VI (I) fig. 32-33. . (Catal. Éoc. 1889, IV, p. 339).
RD. Cette petite espèce est évidemment une variété de P. nitidulus ; je ne l’ai pas réunie parce que, dans la comparaison des individus du bassin de Paris, j'ai constaté des différences qui sont moins tranchées qu'entre ceux du Bois-Gouët : ainsi l’aplatissement de la coquille, que j'ai indiqué comme l’un des caractères distinctifs, n’est pas plus grand chez les P. Baudoni du Bois-Gouët, que chez P. nitidulus, il y a même des individus dont la base est plutôt un peu plus convexe ; mais, comme l’ombilic est généralement beaucoup plus rétréci, je crois qu’on peut, à la rigueur, admettre cette espèce, qui a la périphérie obtuse, non carénée ; quant à la paroi ombilicale, elle est taillée à angle droit avec la base ; l'ouverture n'est pas triangulaire, mais seulement en ovale atténué ; le dernier tour croît rapidement et sa largeur est, à proportion, plus grande que celle de P. nitidulus, c'est d’ailleurs ce qui contribue à rétrécir l’ombilic.
Dim. Diamètre, 2 1/2 mill. ; épaisseur, 1 mill.
PLÉSIOTYPE. PI. VI (Il) fig. 32-33, coll. Dautzenberg.
Loc. Bois-Gouët, excessivement rare, un individu coll. Dautzenberg, un autre coll. Dumas ; Campbon (fide Vasseur).
Planorbis Chertieri, Desh. PI. VI (IH) fig. 34-36. (Cafal. Éoc. 1889, IV, p. 342).
RD. Je ne puis rapporter qu’à cette espèce un petit Planorbis du Bois- Gouëêt, qui a une forme beaucoup plus aplatie et plus carénée que P. concavus, avec une face moins concave du côté de la spire ; elle ne peut . se confondre avec P. inflatus qui a le dernier heaucoup moins large, tandis que, dans notre échantillon, connue d’ailleurs chez le P. Chertieri de S'-Parres auquel je le compare, le dernier tour atteint la moitié du diamètre total ; la seule différence, outre la taille de l'échantillon du Bois-Gouët qui est plus petite, c’est que la face ombilicale est peut-être un peu moins profondément creusée, et encore cela tient probablement à ce que l'individu est plus jeune. Son ouverture est très découverte du
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